Piranha

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Piranha
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
l'appellation « Piranha » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.
Description de cette image, également commentée ci-après
Piranha à ventre rouge (Pygocentrus nattereri)

Taxons concernés

Le terme Piranha (prononcé /pi.ʁa.ɲa/ ou /pi.ʁa.na/) est un nom ambigu qui désigne plusieurs espèces de poissons d'eau douce vivant dans les rivières d'Amérique du Sud. Les piranhas font partie de la famille des Serrasalmidae et de la sous-famille des Serrasalminae.

Les piranhas peuvent se regrouper en bancs pour attaquer une proie plus grosse qu'eux. Ils n'en restent pas moins souvent solitaires, quelle que soit leur taille. Leur longueur moyenne est d'environ 15 à 25 cm ; ils peuvent cependant être plus grands. Parmi les dénominations non scientifiques : piraï (Guyane).

La plupart sont des prédateurs avec des dents aiguës et un appétit pour la viande. Contrairement à ce que dit la légende, ils ne s'attaquent pas systématiquement aux êtres vivants, mais seulement en présence de sang dans l'eau.

Sous-famille des Serrasalminae

Image d'un piranha dans son milieu naturel.

Les Serrasalminae sont surtout connus pour les piranhas et leur réputation de voracité. Pourtant les piranhas aux dents acérées ne représentent qu'une branche des Serrasalminae. Les espèces de la branche phytophage et/ou frugivore sont en fait plus nombreuses, souvent plus grosses, et recherchées en Amazonie et dans les Guyanes en raison de leur qualité gustative et de la valeur économique qu'elles représentent.

Les herbivores appartenant aux genres Mylesinus et Tometes, comme le Tometes lebaili (kumaru ou watau), l'un des plus gros poissons du bassin du Maroni en Guyane française, peuvent dépasser 6 kg. Ils s’alimentent de plantes rupestres (qui poussent sur les roches), appelées salades Kumaru de la famille des Podostemaceae, que l'on trouve dans les rapides ; ils peuvent aussi consommer des escargots d'eau. L'intestin de ces poissons est truffé de petits vers nématodes (Rondonia rondoni) dont la masse peut atteindre 15 % de celle de leur hôte : ces nématodes ne sont pas des parasites mais des symbiotes car ils sont abrités et nourris par le piranha, tout en l'aidant à digérer les feuilles de Podostemaceae.

De vastes bancs de piranhas carnivores patrouillent en pleine eau dans l'espoir que des petits poissons s'aventurent hors des plantes protectrices. Il leur arrive même de causer de gros dommages aux filets de pêche en s'attaquant aux poissons qui y sont emprisonnés, souvent au risque de s'y trouver pris eux-mêmes.

Les piranhas sont également connus pour leur capacité à émettre des sons,, grâce à des muscles spéciaux.

Histoire évolutive

De nouvelles espèces de piranhas sont régulièrement découvertes.

Des recherches génétiques récentes laissent à penser que les piranhas ont subi une évolution accélérée lorsque l'océan Atlantique a submergé les basses terres. Isolées dans les cours supérieurs des rivières, les populations survivantes auraient suivi des directions différentes du fait de leur isolement géographique et des conditions de vie. Cette hypothèse est surtout appuyée par le fait qu'aucune des populations de basse altitude ne semble être plus vieille de trois millions d'années, date à laquelle l'océan s'est retiré.

Liste des espèces désignées par le nom de « piranha »

Distribution du Serrasalmus

Dans la culture populaire

Le piranha est l'objet de nombreux fantasmes dans les œuvres de fiction, souvent en tant que prédateur très dangereux et habile, une menace alternative au requin.

Bande dessinée

Cinéma

Jeux vidéo

Notes et références

  1. ↑ « Piranha », sur larousse.fr, Éditions Larousse (consulté le ).
  2. ↑ (en) Xavier Raick, Rodney Rountree, Gregório Kurchevski et Francis Juanes, « Acoustic homogeneity in the piranha Serrasalmus maculatus », Journal of Fish Biology, vol. 98, no 5,‎ , p. 1303–1307 (ISSN 0022-1112 et 1095-8649, DOI 10.1111/jfb.14662, lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ (en) Xavier Raick, Alessia Huby, Gregório Kurchevski et Alexandre Lima Godinho, « Use of bioacoustics in species identification: Piranhas from genus Pygocentrus (Teleostei: Serrasalmidae) as a case study », PLOS ONE, vol. 15, no 10,‎ , e0241316 (ISSN 1932-6203, PMID 33119694, PMCID PMC7595327, DOI 10.1371/journal.pone.0241316, lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ (en) Xavier Raick, Alessia Huby, Gregório Kurchevski et Alexandre L. Godinho, « Yellow‐eyed piranhas produce louder sounds than red‐eyed piranhas in an invasive population of Serrasalmus marginatus », Journal of Fish Biology, vol. 97, no 6,‎ , p. 1676–1680 (ISSN 0022-1112 et 1095-8649, DOI 10.1111/jfb.14529, lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ (en) Xavier Raick, Nicolas Thelen, Philippe Compère et Eric Parmentier, « Ultrastructure of sonic muscles of piranhas (Serrasalmidae) », Journal of Morphology, vol. 283, no 4,‎ , p. 395–405 (ISSN 0362-2525 et 1097-4687, DOI 10.1002/jmor.21450, lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ Grégory Fléchet, « Les espèces de piranhas actuelles résultent d’une incursion marine dans le bassin de l’Amazone » [PDF], sur ird.fr, Institut de recherche pour le développement (consulté le ).

Voir aussi

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Articles connexes

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