Rue Madeleine-Malraux • Rue Michel-Guy
La colonne et la place Dupuy vue de la rue des Frères-Lion. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 36′ 00″ nord, 1° 27′ 14″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Dupuy |
| Morphologie | |
| Route | N 621 (1824-1972) N 126 (1972-2006) |
| Type | Place |
| Forme | Triangulaire |
| Superficie | environ 10 000 m2 |
| Transports | |
| L1L8 | |
| Odonymie | |
| Anciens noms | Place Saint-Sauveur (XVIe – XVIIe siècles) Place Dauphine (1782-1832) Place Beauvais (1794) |
| Nom actuel | Place Dominique-Martin-Dupuy : 29 juillet 1832 Rue Madeleine-Malraux : 6 février 2026 Rue Michel-Guy : 6 février 2026 |
| Nom occitan | Plaça Domenge Martin Dupuy |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XIVe siècle |
| Lieux d'intérêt | Halle aux grains |
| Monuments | Colonne Dupuy |
| Notice | |
| Archives | 315552483207 |
| modifier |
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La place Dominique-Martin-Dupuy (en occitan : plaça Domenge Martin Dupuy), la rue Madeleine-Malraux et la rue Michel-Guy sont trois voies de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
La place Dominique-Martin-Dupuy la rue Madeleine-Malraux et la rue Michel-Guy sont trois voies publiques. Elles se situent au cœur du quartier du même nom.
Au nord et au sud de la place Dominique-Martin-Dupuy, la chaussée compte deux voies de circulation automobile, dont une est réservée à la circulation des transports en commun. À l'est, la rue Madeleine-Malraux, et à l'ouest, la rue Michel-Guy ne comptent qu'une seule voie de circulation automobile en sens unique. La première appartient à une zone de rencontre, où la vitesse est limitée à 20 km/h, la seconde à une zone 30, où la vitesse est limitée à 30 km/h.
La place Dominique-Martin-Dupuy rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
La place Dominique-Martin-Dupuy est traversée et desservie directement par les lignes de bus de la ville, particulièrement les Linéo L1L8. Elle se trouve par ailleurs à proximité immédiate de la station François-Verdier de la ligne de métro
, près de laquelle marquent également l'arrêt les Linéo L1L8L9.
La place Dominique-Martin-Dupuy possède une station de vélos en libre-service VélôToulouse, la station no 43 (no 14 place Dominique-Martin-Dupuy).

Le nom de la place rend hommage à Dominique Dupuy. Ce Toulousain, né dans la maison familiale, rue des Arts, est le fils de Jean, maître-boulanger, et de son épouse, Paule Bertrand. Entré au régiment d'Artois en 1784 comme simple soldat, il revient par la suite s'établir à Toulouse comme commerçant. À la Révolution française, il devient membre de la Société des Amis de la Révolution. Il s'engage en 1791 dans le premier bataillon de volontaires de la Haute-Garonne, amalgamé en 1793 à la 21e demi-brigade, puis en 1796 à la 32e demi-brigade – devenue par la suite 32e régiment d'infanterie –, où il est lieutenant-colonel. En 1798, il est de l'expédition en Égypte aux côtés de Napoléon Bonaparte, se bat à la bataille des Pyramides, puis est chargé de gouverner la ville du Caire. Il est mortellement blessé lors d'une révolte de la ville et meurt le .
En 1781, on lui avait donné le nom de place Dauphine, pour célébrer la naissance, le , de Louis-Joseph, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, et dauphin de France. En 1794, pendant la Révolution française, on changea le nom des rues et des places de la ville, et la place Dauphine devint place Beauvais, en souvenir de Charles Nicolas Beauvais de Préau. Député à l'Assemblée législative en 1791, puis à la Convention nationale en 1792, envoyé en mission dans le Var, il est dépassé par la situation insurrectionnelle que connaît Toulon. Emprisonné par les royalistes, il est libéré en 1793. Il est déclaré « martyr de la liberté » après sa mort d'épuisement à Montpellier en 1794. À la Restauration, en 1814, la place reprend son premier nom de place Dauphine. En 1830, après les Trois Glorieuses, qui ont vu renverser Charles X et monter sur le trône Louis-Philippe, « roi-citoyen », naître la monarchie de Juillet, la place prend le nom de Pierre-Paul-Riquet. C'est finalement, le , le conseil municipal mené par Joseph Viguerie décide de lui attribuer le nom du général Dupuy.
Le 6 février 2026, la voie qui contourne la Halle aux grains à l'est est nommée en hommage à Madeleine Malraux (1914-2014). Pianiste concertiste, originaire de Toulouse, professeure au conservatoire de Toulouse, elle rencontre son premier mari, Roland Malraux, journaliste et demi-frère d'André Malraux, en 1943, lors de l'occupation de la ville par les Allemands, avant d'épouser, en 1948, André Malraux, dont elle partage la vie jusqu'en 1966.
La colonne Dupuy se dresse à l'ouest de la place, dans l'axe de la rue des Frères-Lion et de la rue Pierre-Paul-Riquet. En 1832, le projet d'une colonne en l'honneur du général Dominique Dupuy est confié par le conseil municipal à l'architecte de la ville, Urbain Vitry, qui utilise plusieurs éléments qui avaient été prévus pour une fontaine à construire place Saint-Georges. L'érection de la colonne est achevée en 1834.
Le bassin rond, en pierre de Carcassonne, reçoit l'eau de la fontaine. Le piédestal est composé d'un double socle carré. Le premier, en pierre, est encadré de quatre griffons assis en bronze, qui rejettent l'eau par leurs gueules dans le bassin. Le deuxième socle, qui surmonte le premier, est en marbre de Saint-Béat. Il porte sur le côté ouest le bas-relief du général Dominique Dupuy, réalisé par le sculpteur Bernard Griffoul-Dorval. Le buste du général est inscrit dans un oculus entouré de guirlandes qui débordent sur les deux obusiers qui encadrent le bas-relief. Les trois autres faces portent des inscriptions. L'une d'entre elles (« J'ai perdu un ami, et la France un de ses plus beaux défenseurs » ) est un hommage spontané que Napoléon Bonaparte aurait rendu au général Dupuy en apprenant sa mort. Le piédestal est surmonté d'une colonne en fer fondu, décorée de cannelures dans les deux tiers de sa partie supérieure. Elle est surmontée d'une sculpture en bronze de la Renommée. Sculptée au XVIe siècle par Jean Rancy, elle représentait « Dame Tholose », et coiffait la tour des Archives du Capitole. Le torse nu, drapée à l'antique, elle se tient sur un pied, tendant son bras pour décerner la couronne de la victoire.
La Halle aux grains est construite entre 1862 et 1864 sur les plans de l'architecte de la ville, André Denat, au centre de la place Dupuy. Elle possède un plan hexagonal, flanqué de quatre petits pavillons aux angles et de deux avant-corps latéraux au niveau de l'entrée. Les deux pavillons de l'entrée sont par la suite, en 1884 et 1885, surélevés d'un étage. Le bâtiment est maçonné en brique et galets de Garonne, originellement couverts d'enduit, mais dont l'appareillage a été découvert lors de la rénovation en 1985. En 1946, l'architecte Jean Montariol transforme la halle en salle de sports et de spectacles, et l'ossature métallique est remplacée par du béton, seul le lanternon conservant une couverture métallique. La décoration se concentre sur les avant-corps de l'entrée.