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| Situation | ||
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| Coordonnées | 45° 45′ 12″ nord, 4° 49′ 59″ est | |
| Ville | Lyon | |
| Arrondissement | 2e | |
| Quartier | Ainay | |
| Début | Quai du Docteur-Gailleton Pont de l'Université |
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| Fin | Rue de Fleurieu Rue Sainte-Hélène |
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| Morphologie | ||
| Type | Place | |
| Forme | Rectangle | |
| Longueur | 85 m | |
| Largeur | 35 m | |
| Superficie | 2 870 m2 | |
| Transports | ||
| Vélo'v | Station n°2012 (« Gailleton ») | |
| Histoire | ||
| Création | 1777 | |
| Anciens noms | Place Grolier | |
| Monuments | Monument à Antoine Gailleton (par André Vermare) | |
| Géolocalisation sur la carte : Lyon
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La place Gailleton est une place rectangulaire du 2e arrondissement de Lyon, dans le quartier d'Ainay sur la Presqu'île.
La place est renommée place Gailleton le (délibération municipale), en hommage à Antoine Gailleton (1829-1904), médecin et homme politique lyonnais, maire de Lyon entre 1881 et 1900.
Le quai qui longe la place perpétue également sa mémoire.

À sa création, la place s'appelle place Grolier, en hommage à la famille Grolier, influente à Lyon, qui fournit plusieurs prévôts des marchands à la ville.
La création de la place remonte à 1777, lors de la destruction des remparts de la basilique Saint-Martin d'Ainay. Cette place accueillait une pompe publique, imaginée par l'architecte Claude Marion.
Au nº5 de la place, en 1775, le grand architecte français Jean-Baptiste Vallin de La Mothe s'installe à son retour de Russie, où il a mené une carrière brillante pour l'impératrice Catherine II (Académie des arts, petit Ermitage etc.), et pour l'aristocratie russe (palais de la Famille Ioussoupov etc.).Il y construit sa maison, toujours existante, où il vécut jusqu'en 1782.

Un monument en hommage à Antoine Gailleton est inauguré le , construit par les architectes Lucas & Marion, avec une statuaire réalisée par André Vermare et des ornements par Guinet, Verzier et Alexandre Maspoli.
L'ensemble formé d'une arcature aveugle surmontée d'un cénotaphe rappelle un arc de triomphe, présente un buste de Gailleton en bronze et un groupe en marbre de Carrare représentant La ville de Lyon étudiant les projets d'embellissement de la cité : la ville de Lyon, sous les traits de Madame Walch, confortablement installée dans un fauteuil écoute un jeune garçon personnifiant La Démocratie laborieuse lui présentant sur un plan les réalisations de Gailleton.
De nombreuses décorations ornent le monument, tels les mufles de lions retenant des trophées végétaux, servent d'allégories à la richesse des travaux de Gailleton. Sur les côtés, deux bas-reliefs dessinent le Progrès côté sud, et la Science côté nord selon André Pelletier ; d'après le guide historique et artistique de Lyon, ces « deux bas-reliefs rappellent les faits principaux de l'administration du Maire de Lyon, l'approvisionnement de la ville pendant l'Année Terrible, et la fondation des Facultés ».
Deux groupes d'enfants nus terrassant une chèvre ont été fondus pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1942.
En 2000, la place prend sa forme actuelle, avec un espace carrelé central clair, des arbustes sur ses côtés, et des jets d’eau à son extrémité Est.
À l’occasion, un dispositif d’éclairage patrimonial y est mis en place, illuminant les jets, le monument à Antoine Gailleton et les façades.