Une pompe est un dispositif permettant de déplacer un fluide par aspiration ou refoulement, en faisant varier la pression à l'entrée ou à la sortie du système. Le terme générique désigne parfois des machines élévatrices qui réalisent ce déplacement par transport, en soulevant l'eau sans variation de pression, ne répondant pas stricto sensu à la définition des pompes.
Le fluide pompé est le plus souvent un liquide, un gaz dans le cas des pompes à vide (lorsque le gaz est comprimé, le terme plus correct est compresseur), parfois une poudre ou un produit pâteux. Le pompage de l'eau est l'usage originel, notamment pour l'irrigation, les besoins en eau potable, l'épuisement des cales des navires ou la lutte contre les incendies. À partir de la révolution industrielle tous types de liquides seront pompés lors de leur mise en œuvre ou de leur utilisation : des liquides alimentaires aux hydrocarbures en passant par les eaux usées, les liquides de refroidissement ou les liquides biologiques comme le sang, pour lequel le cœur fonctionne comme une pompe.
Les applications des pompes sont innombrables, pour le transport sur de longues distances (oléoducs, assainissement...), la circulation en circuit fermé dans divers réseaux ou machines (chauffage, véhicules, dialyse...), ou l'élévation de pression des pompes à incendie et des systèmes hydromécaniques (presses hydrauliques, engins de chantier...); tous les secteurs d'activité en utilisent, elles consomment 15 à 20 % de l'énergie électrique produite dans le monde,.
L'énergie nécessaire au fonctionnement des pompes est généralement fournie par un moteur électrique ou thermique, cette énergie mécanique est retransmise au fluide sous forme de débit (énergie cinétique) et de pression (énergie potentielle).


Le besoin de transporter et d'élever l'eau, des rivières ou des puits jusqu'aux lieux d'utilisation, apparaît vraisemblablement dès que l'humanité se sédentarise. Le puisage et le transport à la seule force musculaire humaine à l'aide de récipients sont fastidieux et ont de faibles rendements. Le développement de l'agriculture et sa maîtrise, l'essor des villes et de la démographie, l'altitude des terres cultivables, sont autant de facteurs liés à la mécanisation du puisage de l'eau, principalement pour l'irrigation autre que gravitaire. Le captage de la ressource hydraulique au moyen de seaux ou d'outres à l'aide de balancier est attesté à partir du IIIe millénaire av. J.-C.. La vis d’Archimède, aussi appelée vis sans fin, est un dispositif mis au point par Archimède lors d'un voyage en Égypte, permettant aux habitants du bord du Nil d'arroser leurs terrains. La pompe à pistons naît probablement à Alexandrie, dans la première moitié du IIIe siècle av. J.-C., dans le contexte des travaux de Ctésibios sur la pompe à air pour l’orgue hydraulique. L’ouvrage de Philon de Byzance intitulé Pneumatiques, au milieu du IIIe siècle av. J.-C., est le premier texte conservé à décrire la pompe à eau jusqu’au texte du De architectura de Vitruve qui décrit la « machine de Ctésibios » vers 25 avant J.C.. L'ancienne pompe à godets est inventée en Chine au Ier siècle apr. J.-C.
Durant l'époque de la culture gréco-romaine, de nombreux principes de physique et d'hydraulique sont découverts, mais pas forcément développés. Ctésibios se heurte notamment à la difficulté de concevoir des cylindres et pistons suffisamment réguliers pour jouer l'un dans l'autre sans accrocs.[réf. nécessaire] D'anciennes théories selon lesquelles ces découvertes ne servent souvent qu'à la démonstration de calculs mathématiques (jeux intellectuels) ou aux divertissements (fontaines, jeux d'eau, tours de magie, etc.), ou encore qu'elles ne trouvent pas d'intérêt économique face à la main d’œuvre presque gratuite des esclaves sont largement controversées par les études les plus récentes qui questionnent l'impact de ces techniques sur les rendements agricoles, le bien-être et l'état sanitaire des populations,.
En 1643, Torricelli explique pourquoi une pompe ne peut pas aspirer d'eau à plus de 10,3 m. Le bélier hydraulique, inspiré de la « machine à pulsation » de John Whitehurst, est utilisé en par Joseph-Michel Montgolfier comme système de pompage. Les principes des pompes centrifuges et des pompes à vide sont découverts à la fin du XVIIIe siècle.
Les moulins (à eau ou à vent, selon les pays) seront le principal moyen de production d'énergie autre que l'énergie animale ou humaine. L'explosion démographique dans la deuxième partie du XVIIIe siècle obligera à mécaniser l'outil de production. Il faudra attendre la fin du XVIIIe siècle pour que les premières pompes soient réellement construites et utilisées de façon industrielle.
Au début du XXe siècle, les progrès apportés aux pompes centrifuges grâce à l'emploi de moteurs électriques ou de turbines à vapeur, notamment les travaux d'Auguste Rateau, permettent d'atteindre des pressions de refoulement de plusieurs centaines de mètres de colonne d'eau, jusqu'alors réservées aux pompes à piston. Les pompes rotodynamiques bousculent alors l'hégémonie des pompes volumétriques et deviendrons progressivement la technologie de pompage la plus employée.
Beaucoup de systèmes ne sont pas à proprement parler des pompes mais des machines élévatoires, ou élévatrices, parmi lesquelles on trouve tous les procédés utilisant des récipients remplis d'eau, quels que soient leur niveau de mécanisation ou d'entraînement; les arrosoirs, seaux, paniers ou rigoles basculantes, godets, éventuellement entraînés par des systèmes de cordes et poulies, de chaines ou de roues à aubes sont des dispositifs d'élévation de l'eau par transport,,.
On peut classer les pompes de plusieurs façons qui évoluent au cours de l'histoire: selon la technologie employée pour le pompage, le fluide pompé, l'énergie motrice, le mouvement rotatif ou rectiligne du système, ou bien selon l'usage qui en est fait. Considérant les pompes en tant que mécanisme, elles se divisent en deux grandes classes:
Les mouvements d'entraînement transmis aux organes des pompes sont comme tous les mouvements mécaniques de deux grands types : rotatif ou rectiligne (alternatif).
On parle de familles de pompes par usages, comme les pompes de transfert, les pompes d'irrigation, les circulateurs de chauffage, les pompes doseuses, etc. Ces familles par usage comprennent parfois des technologies de pompes différentes (rotodynamique, volumétrique alternative ou volumétrique rotative).
Les pompes peuvent être classées selon leur mode d'entraînement : manuelles, électriques...

Le puits à balancier, puits cigogne, seau à bascule, ou encore chadouf, est une machine élévatoire qui utilise le principe du levier pour puiser et élever l'eau d'un puits, d'un point d'eau ou d'un cours d'eau. Un levier, pivotant sur un support, est lesté à une extrémité; l'autre extrémité suspend un récipient au bout d'une perche en bois, d'une corde ou d'une chaîne. Le système, actionné manuellement, diminue considérablement l'effort nécessaire au puisage, et est adapté pour des hauteurs d'élévation d'environ 2 à 3 mètres. Le puits à balancier est le premier mécanisme connu d'élévation de l'eau, représenté notamment sur un sceau-cylindre de l'empire d'Akkad, en Mésopotamie, vers .
Le terme Noria désigne tous les mécanismes destinés à élever l'eau à l'aide d'une roue, parmi lesquels on retrouve les puits à roue, les manèges ou roues persanes, ou encore les pompes à chapelet,,,.
Le chapelet, initialement incliné de 30 à 40°, est constitué de deux axes horizontaux autour desquels s'enroule une sorte de chaîne sans fin; elle peut être en bois, en métal ou en corde. Des planchettes rectangulaires, perpendiculaires et solidaires de la chaîne, y sont disposées à intervalles réguliers. Les deux brins de la chaîne sont tendus entre les deux axes, et le brin inférieur, équipé de ses planchettes, se loge dans un canal, en forme de U, qui épouse leur formes.
Le chapelet vertical apparaît ensuite comme une évolution du chapelet incliné, avec de meilleures performances que son prédécesseur; le canal en forme de U devient une conduite rectangulaire fermée et l'ensemble est installé verticalement. Il évolue ensuite avec le remplacement du canal de transport de l'eau par un tuyau, les planchettes sont remplacées par des rondelles faisant monter l'eau,.
Des variantes de la chaine à godets sont apparues dès l'antiquité : la roue persane, appelée aussi noria par extension. Ces variantes sont surtout utilisées pour l'irrigation.
La vis d'Archimède, parfois abusivement appelée vis sans fin, est un dispositif qu’Archimède aurait mis au point lors d’un voyage en Égypte, permettant aux habitants du bord du Nil d'arroser leurs terrains.
Une pompe volumétrique est un type de pompe dans laquelle le mouvement du fluide est créé car un volume de fluide isolé est forcé à se déplacer jusqu’à l’orifice de sortie. Dans la plupart des pompes volumétriques, le fluide est également comprimé avant son refoulement. Elles sont d'une grande diversité, et divisée en deux catégories : les pompes alternatives et rotatives. Dans les bases de données de brevets, elles portent le nom de « pompes à déplacement positif ».

La pompe à piston est composée de plusieurs parties telles que la crépine, la soupape d’aspiration, le piston, la tringle, le tuyau de refoulement ou la superstructure.
Ce type de pompe utilise un piston coulissant de manière étanche dans un cylindre pour repousser un fluide, admis précédemment dans le cylindre par l'intermédiaire d'un clapet, d'une soupape ou d'une lumière, grâce à l'aspiration provoquée par le recul du piston. Une réalisation remarquable de pompe à piston entraînée par des roues à augets est la machine de Marly.
Les performances sont élevées :
Il existe différents montages mécaniques, dont :
Les pistons sont situés parallèlement à l'axe de transmission. Ils fonctionnent grâce à :
Certaines pompes peuvent fonctionner avec des solutions aqueuses, voire à l'eau pure.

Dans la pompe à pistons radiaux, les pistons se déplacent vers l’extérieur et vers l’intérieur en formant un angle de 90 degrés par rapport à l’axe de l’arbre. Lorsque le poussoir roule vers le bas de la came (logement ovale), le piston se déplace vers l’extérieur. La pression atmosphérique ou une pompe de charge pousse l’huile à travers l’orifice d’entrée de valve et remplit l’espace laissé par le mouvement du piston. Lorsque le poussoir roule vers le haut de la came (logement ovale), le piston se déplace vers l’intérieur. L’huile est poussée hors du cylindre et à travers l’orifice de sortie (refoulement).
Ce type de pompe est surtout utilisé pour diminuer ou augmenter la pression des gaz : pompe à vide, compresseur d'air, climatiseur, réfrigérateur, etc.
Il est aussi très utilisé dans les circuits hydrauliques. Elles sont à débits fixes ou variables.
Les pompes à palettes sont peu bruyantes.
Le bélier hydraulique est un dispositif mécanique et hydraulique qui permet de pomper de l'eau jusqu'à une hauteur plus élevée que la source, sans autre apport d'énergie que celui de la masse d'eau qui fait naître le phénomène. Le système inventé en par l'anglais Whitehurst et automatisé en par les frères Montgolfier utilise le phénomène du coup de bélier, provoqué par la fermeture rapide d'un clapet, pour transformer l'énergie cinétique de l'eau en onde de pression. Cette pompe assez rustique a le désavantage principal de laisser passer en contrebas une grande quantité d'eau dont seule une petite partie remonte vers le point d'utilisation.
Une pompe péristaltique (appelée aussi parfois pompe à galets) utilise un tube flexible dans lequel le liquide ou le gaz est entraîné par un système de cames ou de galets pressant le tube à l'intérieur de la pompe.
Ce type de pompe est parfois appelé également « pompe par injection d'air », « pompe à émulsion » ou encore « émulseur ». C'est un système de pompage simple d'un liquide par injection d'air comprimé dans une canalisation.

La pompe à membrane, ou pompe à diaphragme, fonctionne avec une membrane qui oscille, faisant varier le volume d'une cavité, généralement cylindrique, équipée de clapets à l'admission et au refoulement. L'oscillation de la membrane peut être créée par un excentrique mû par un moteur, un piston, un moteur linéaire, une vibration électromagnétique, ou de l'air comprimé. Elles sont utilisées pour le transfert, le dosage ou le mélange de fluides. Elles permettent le pompage de l'air, de l’eau, du sang, de gels, de boues, de pâtes, de colles, de suspensions ou d'émulsions. Elles sont adaptées au transfert des produits visqueux, abrasifs ou corrosifs et acceptent également des liquides contenant des particules.
La pompe à vis excentrée, aussi nommée pompe à cavité progressive se fonde sur le principe d’un rotor hélicoïdal tournant dans un stator en élastomère qui épouse la forme de la vis. Ces pompes sont utilisées pour le transfert de fluides pâteux ou visqueux, y compris en présence de corps solides, voire de boues ou d'abrasifs. Elles sont particulièrement indiqués pour le transfert de produits hétérogènes, fragiles, émulsionnants ou multibasiques. Le français René Moineau est l'inventeur de la pompe à cavité progressive au début des années .
Une pompe à anneau liquide est une pompe rotative constituée principalement d'un corps de pompe fixe et d'une roue à aubes entraînée en rotation. Un apport de liquide est nécessaire au fonctionnement, il est centrifugé contre les parois du corps de pompe. La roue à aubes est placée de façon excentrique par rapport au corps de la pompe, ce qui permet de comprimer le gaz pompé avant de l'évacuer. Cette pompe est utilisée comme pompe à vide ou comme compresseur de gaz, elle ne pompe pas de liquide.

Il s'agit d'une application concrète de la force centrifuge. Le principe utilisé est celui de la roue à aubes courbe. La roue est placée dans une enceinte (le corps de pompe) possédant deux ou plusieurs orifices, le premier dans l'axe de rotation (aspiration), le second perpendiculaire à l'axe de rotation (refoulement). Le liquide pris entre deux aubes se trouve contraint de tourner avec celle-ci, la force centrifuge repousse alors la masse du liquide vers l'extérieur de la roue où la seule sortie possible sera l'orifice de refoulement.
L'énergie fluide est donc celle provenant de la force centrifuge.
Pour une même pompe, le débit varie :
Cette variation de débit est donnée par la courbe de fonctionnement de la pompe, indiquée par le fournisseur de celle-ci. La courbe indique le débit de la pompe centrifuge, qui est fonction de la hauteur totale qu’elle engendre pour une vitesse de rotation donnée. Cette courbe est d’allure parabolique.
Le principe est proche de celui de l'hélice de bateau. Le fluide rentre par le milieu sur l'axe de rotation et le mouvement des aubes de l'hélice plaque le liquide contre la paroi grâce à la force centrifuge, ce qui l'engouffre dans le tuyau perpendiculaire à l'axe et crée une succion qui attire plus de liquide et améliore l'efficacité de la pompe. Cette pompe tourne rapidement à plein régime mais est relativement limitée en termes de pression.
Elle trouve son application pour de grands débits sur de faibles dénivelés (faible différence de pression, plusieurs milliers de m³/h) dans le domaine de l'eau (captage de l'eau potable), de l'industrie nucléaire (système de refroidissement du circuit primaire des centrales nucléaires) ou accélérateurs gravitaires.
Pour fonctionner les pompes nécessitent de l'énergie qui peut être fournie par divers moteurs. L'humain puis l'animal de trait sont les premiers moteurs utilisés à l'origine, suivis par l'emploi de l'énergie hydraulique et éolienne grâce aux moulins à eau et moulins à vent. La machine à vapeur, suivie du moteur thermique et enfin du moteur électrique sont ensuite employés eux aussi comme moteurs d'entraînement des pompes. Une distinction peut donc être faite selon la source d'énergie motrice, indépendamment de la technologie de pompage employée; par exemple une pompe « électrique » peut désigner indistinctement une pompe à pistons, à palettes, centrifuge... et dans le cas précis du moteur électrique tous les types de pompe.
La pompe à piston est la conséquence des recherches menées par Ctésibios au IIIe siècle av. J.-C. à Alexandrie. Les efforts qu'il entreprend dans la réalisation de son orgue hydraulique le mènent à inventer le piston au cœur de nombreuses machines hydrauliques et notamment les pompes.
Ce qui n'était souvent qu'un objet de curiosité pour les grecs sera mis en pratique par les romains, notamment dans les mines pour réaliser l'exhaure. Ces systèmes de pompe sont décrits par Philon, Vitruve (machina Ctesibica) et Héron d'Alexandrie.
De l'époque romaine, deux pompes nous sont parvenues dans un état de conservation important. L'une à la mine de Sotiel Coronada à Calañas en Espagne, l'autre à Bolsena en Italie.
Une pompe foulante romaine est visible au musée gallo-romain de Lyon. Installée au fond d'un puits à cinq mètres de profondeur, elle permettait de pomper soixante litres par minute. Une autre est visible au musée Vésunna de Périgueux.
Le principe de ces pompes établi par les Grecs se retrouve dans les pompes à bras urbaines mises en place par la fontainerie, notamment au XVIIIe siècle et XIXe siècle ainsi que dans les engins de lutte contre l'incendie, apparus début XVIIe siècle, les pompes à bras de pompier.

Fin XVIIIe siècle, en termes de fontainerie, une pompe désigne une machine composée de tuyaux cylindriques de bois, de plomb ou de potin, d'un piston et de soupape, dont on se sert pour puiser l'eau et l'élever. Pomper équivaut à mouvoir le piston d'une pompe pour faire monter l'eau. Il existe différentes espèces de pompe, à savoir : la pompe aspirante, la pompe foulante, la pompe aspirante et foulante, la pompe à cylindre et la pompe noyée. Toutes ces pompes se meuvent, soit à bras par une bascule, soit par eau, soit par un manège ; le mécanisme en diffère selon leur position :

Les pompes mues par une machine à vapeur étaient couramment appelées « pompe à feu ».
L'apparition de la machine à vapeur (Denis Papin) permet la mécanisation des secteurs industriels où les besoins étaient en pleine expansion (coton, charbon).
Le besoin constant de minerai de charbon apparut avec le développement de l'ère industrielle, obligeant la recherche de celui-ci à des profondeurs qui ne permettaient plus le travail à ciel ouvert. Les infiltrations d'eau noyant de façon continue les galeries souterraines, on utilisa alors de façon régulière des pompes pour évacuer cette eau. Il s'agit probablement là de la première utilisation industrielle des pompes. À partir de 1712 Thomas Newcomen met au point une machine à vapeur activant une pompe utilisable pour l’exhaure des mines. Celle-ci est par la suite améliorée par James Watt en 1784. Il s'agissait en fait de pompes à piston (machine de Watt) dont l'énergie provenait de la vapeur produite par de l'eau chauffée par un foyer. Ce foyer ouvert provoquait régulièrement des incendies dans les galeries.

Une éolienne ou un moulin à vent peut être couplée à une pompe, formant ainsi un ensemble qui serait nommé « pompe à vent »[réf. nécessaire]. De nombreux moulins de polder sont utilisés à partir du XVe siècle comme moteurs de pompes, notamment aux Pays-Bas pour extraire l'eau des polders au moyen de vis d'Archimède ou de roue à godets. Des éoliennes entrainant des pompes sont également utilisées dans le monde entier.
C'est à partir du début du XXe siècle qu'une évolution importante dans la technique des pompes fait son apparition, cette fois grâce à l'énergie électrique.
Celle-ci permit le développement des pompes volumétrique rotatives et des pompes centrifuges. En fait, depuis près d'un siècle, aucun grand principe de pompe n'a été découvert. Seuls les matériaux utilisés et la précision d'usinage permirent aux pompes d'évoluer vers de meilleurs rendements, de plus grands débits et de plus hautes pressions.
Le circulateur désigne une pompe installée spécialement sur le circuit d'une installation de chauffage.
Une pompe à vide est un mécanisme permettant de faire le vide, c'est-à-dire d'extraire l'air ou tout autre gaz contenu dans une enceinte close, afin d'en diminuer la pression.
Les pompes sont utilisées pour une multitude d'application, de l'origine pour les besoins en eau potable ou l'irrigation des champs aux découpes de métal à haute pression. Des pompes de dosage, généralement volumétriques,de l'industrie agroalimentaire ou chimique aux pompes des circuits de refroidissement de l'industrie nucléaire, en passant par le pompage des hydrocarbures ou les pompes de laboratoire,. Le seul fait d'utiliser un liquide pour la fabrication d'un produit implique nécessairement l'utilisation de pompes.
La fonction première d'une pompe est d'élever une certaine quantité de fluide à une hauteur définie. Ses caractéristiques fondamentales sont donc le débit du fluide et la hauteur maximum à laquelle la pompe peut l'élever.
Le débit s'exprime en volume par unité de temps, par exemple en m3/h.
La hauteur est appelée hauteur manométrique totale (Hmt), souvent abrégé hauteur manométrique, et s'exprime généralement en mètre de colonne d'eau; elle est l'écart de pression maximum possible entre l'entrée et la sortie de la pompe.
Deux autres paramètres sont essentiels pour les pompes : la pression maximum admissible et la NPSH (Net Positive Suction Head)
La puissance du moteur d'entraînement d'une pompe doit être supérieure à l'énergie mécanique transmise au liquide pour son déplacement.