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Statue de la Brabançonne Immeuble Surlet de Chokier |
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La place Surlet de Chokier (en néerlandais : Surlet de Chokierplein) est une place de Bruxelles, capitale de la Belgique.
Cette voie de la région de Bruxelles-Capitale située sur le territoire du Pentagone de la ville de Bruxelles , se trouve à la périphérie du Quartier des Libertés, redessiné et reconstruit à partir de 1874est le point de jonction des boulevards du Régent et Bischoffesheim et des rues du Congrès, de la Croix de Fer et du Nord.
La « place Surlet de Chokier » fut bordée d’immeubles de prestige avant les démolitions au XXe siècle. Celui-ci se trouve dans le pentagone de Bruxelles, qui regroupe le centre de Bruxelles.
Afin de se positionner géographiquement :
L’intérieur du quartier est principalement occupé par des immeubles vides ou occupés servant de bureaux, le nombre de ceux-ci est le plus important après ceux implantés dans le quartier européen, cela participe à la réduction du nombre d’habitations dans une grande partie de la ville.
Elle porte le nom d'Érasme-Louis Surlet de Chokier premier Régent de Belgique et est dédiée à la glorification de la révolution belge et des libertés constitutionnelles.
La place Surlet de Chokier a été construite lors des travaux de restructuration du quartier Notre-Dame-aux-Neiges, devenu quartier des Libertés, en 1874, près de 40 ans après les travaux des boulevards. La restructuration de la place a été menée par Antoine Mennessier. Par rapport au bâti d’origine ne subsistent que les numéros 3 et 4-5.
À partir de 1874, la population du quartier Notre-Dame-aux-Neiges est expulsée, il y avait une volonté de ramener en ville des populations plus aisées financièrement ainsi que plus dignes de côtoyer les institutions présentes à Bruxelles. C’est pourquoi tout le quartier a été remis à neuf à partir de 1960. Le but de ces travaux était de faire disparaitre les nombreuses ruelles et impasses de l’ancien quartier ouvrier afin de l’épurer. Cependant, la société organisant ces travaux a fait faillite en 1885, à la suite de cela, c’est la Régie foncière de la ville de Bruxelles qui rachète la majorité de leurs biens. Cela explique par ailleurs la présence de beaucoup de locataires dans ce quartier.
En 2006, 1 737 habitants étaient comptés dans le quartier, ce nombre n’a pas beaucoup augmenté. À présent, le quartier est davantage exploité par les entreprises qui y ont leurs bureaux.
Le nom de cette place honore le baron Érasme Surlet de Chokier. Celui-ci avait été Régent de Belgique en 1831. En effet, l’occupation de Bruxelles par l’armée hollandaise en provoque la création d’un comité révolutionnaire qui se transformera en un gouvernement provisoire après le départ des Hollandais. Après la proclamation de l’indépendance des 9 provinces de Belgique par ce comité, celui-ci voulait créer une nouvelle constitution. Pour ce faire, il charge une commission. Le congrès national présidé par Surlet de Chokier est donc élu au suffrage direct et se réunit pour la première fois le . La nouvelle constitution est adoptée le . De plus, ce congrès se charge de la désignation d’un nouveau roi. Cependant, le prince français, duc de Nemours renoncera au trône à la suite du refus de son père de le laisser régner à cause des pressions étrangères. Le gouvernement provisoire est dissous et le congrès l’élit alors comme Régent du royaume de Belgique le , il restera en place jusqu’au , date à laquelle Léopold 1er accède au trône.
Anecdotiquement, les souterrains situés en dessous du bâtiment numéro 15-17 (siège du gouvernement de la FWB) servaient de glacières, les brasseurs et bouchers de Bruxelles y mettaient leurs bières et viandes afin de les garder au frais.
La place Surlet de Chokier est, encore aujourd’hui, le lieu de plusieurs événements. En effet, elle est le lieu de rendez-vous pour le départ de nombreuses manifestations, souvent en lien avec les compétences de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Citons notamment une manifestation relative à la précarité étudiante qui a eu lieu dans le hall du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles le . La place constituait également le point de départ de la manifestation pour une revalorisation de l’enseignement et de son personnel, le . Le , la commémoration de la catastrophe Rana Plaza en 2013 a aussi eu lieu afin de dénoncer des violations restant impunies de long des chaînes d’approvisionnement de certaines entreprises internationales. Cette place est donc un point politique stratégique et de militance.
Étant donné que le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles siège sur la place, de nombreux communiqués de presse sont organisés dans son bâtiment.
La place est bornée de restaurants, de magasins, de nouveaux immeubles à appartements ou servant de bureaux. Quelques arbres font le tour de la place et des cubes en béton permettent de s’y asseoir.