En astronomie, le plan fondamental est la surface dans un espace de paramètres en trois dimensions représenté par les coordonnées , et , sur laquelle sont placées les galaxies elliptiques, selon leurs paramètres. Entre d'autres termes, cela correspond à la relation mathématique entre le rayon effectif , la brillance de surface moyenne , et la dispersion des vitesses centrale d'une galaxie elliptique.
Nombre des caractéristiques d'une galaxie sont liées. Par exemple, une galaxie ayant une luminosité plus importante aura un rayon effectif plus large. Ces relations interviennent pour la détermination de la distance d'une galaxie, tâche ardue en astronomie. Par exemple, la dispersion des vitesses centrale d'une galaxie elliptique peut être mesurée sans connaître la distance et peut permettre d'en déduire la luminosité de la galaxie, qui est directement reliée à la distance.
Les relations suivantes ont été déterminées empiriquement,:
L'utilité de cet espace de paramètres à trois dimensions est d'autant plus pratique lorsque l'on produit le graphique en fonction de . L'équation de la régression linéaire de ce graphique est alors
Par conséquent, en mesurant des quantités observables telles que la brillance de surface et la dispersion des vitesses (tous deux indépendants de la distance de l'observateur à la source), on peut déterminer le rayon effectif (en kpc généralement). Ensuite, connaissant ce rayon effectif (longueur linéaire) et en mesurant la taille angulaire, on en déduit la distance de la galaxie, en appliquant les règles de bases de la trigonométrie, par exemple l'approximation d'un petit angle.
Une utilisation plus ancienne du plan fondamental est la relation entre et (Dressler et al. (1987)) :
est le diamètre (en kpc) à l'intérieur duquel la brillance de surface moyenne est égale à 20,75 . L'erreur de cette relation est de l'ordre de 15 % entre les galaxies. Cependant, en 1991, D. Gudehusmontra que cette relation présentait une erreur systématique sur la distance et la magnitude absolue.