| Pleumeleuc | |||||
L'église paroissiale Saint-Pierre. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Rennes | ||||
| Intercommunalité | Montfort Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Yannick Fouville 2026-2032 |
||||
| Code postal | 35137 | ||||
| Code commune | 35227 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pleumeleucois | ||||
| Population municipale |
3 543 hab. (2023 |
||||
| Densité | 182 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
30 085 hab. | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 11′ 04″ nord, 1° 55′ 08″ ouest | ||||
| Altitude | 84 m Min. 43 m Max. 112 m |
||||
| Superficie | 19,51 km2 | ||||
| Type | Petite ville | ||||
| Unité urbaine | Bédée (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Rennes (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Montfort-sur-Meu | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.pleumeleuc.bzh | ||||
| modifier |
|||||
Pleumeleuc est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 3 543 habitants.
La commune de Pleumeleuc fait partie du canton de Montfort-sur-Meu et de l'arrondissement de Rennes. Son territoire s'étend sur 19,51 km2.

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vaunoise, la Cotardière, le ruisseau de Gobert, le ruisseau de la Ville michel, le ruisseau du Quinfromel et le ruisseau du Temple,,.
La Vaunoise, d'une longueur de 33 km, prend sa source dans la commune de Irodouër et se jette dans le Meu à Bréal-sous-Montfort, après avoir traversé onze communes.
La Cotardière, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune de Romillé et se jette dans la Vaunoise à Mordelles, après avoir traversé huit communes.

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Motte, d'une superficie totale de 7,9 ha (0,37 ha sur la commune) et l'étang de la Motte Neuf Cent Dix, d'une superficie totale de 5,9 ha (0,2 ha sur la commune),.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 710 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Rheu à 13 km à vol d'oiseau, est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 720,4 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,6 °C, atteinte le .
Au , Pleumeleuc est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieue,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris),.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61 %), prairies (19,8 %), zones agricoles hétérogènes (10,9 %), zones urbanisées (4,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,7 %), eaux continentales (0,1 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

La localité est attestée sous les formes eccl. de Plomeloc en 1122, Plumeloc en 1158, Plomelouc en 1185, Plomeleuc en 1330, Plemelleuc en 1376, Plomelleuc en 1426, Plumeluc au XVIe siècle, Plumeleuc en 1513, Plemeluc en 1630 et en 1635, Plemeleuc en 1720 et en 1760, sous la graphie actuelle Pleumeleuc en 1740, en 1771, en 1793 et en 1801.
Pleumelec est une formation toponymique médiévale bretonne basée sur le breton Plou-, graphié ploe en vieux breton. Cet appelatif désigne une « paroisse » créée par les Bretons originaires des actuels pays de Galles et Cornouailles au haut Moyen Âge,. L'élément qui suit Plou- est l'hagionyme Meleuc, anciennement graphié Maeloc, saint également honoré au pays de Galles.
En breton, la forme actuelle est Pleveleg, d'après les attestations régulières et majoritaires du nom dans la production écrite en cette langue ces dernières décennies, d'après la base toponymique KerOfis. Elle est également utilisée localement par Div Yezh Pleveleg, l'association des parents d'élèves bilingues français-breton de la commune. La variante Plouvaeleg est mentionée une seule fois auparavant en 1978.
En breton, le « m » de Meleg devient « v », suivant les règles de la phonologie bretonne et notamment des mutations consonantiques, comme par exemple dans Ploemeur, Plañvour en breton.
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est également Pleveleg.
Dans une étude publiée en 1990 sur les toponymes d'origine bretonne en Haute-Bretagne, Jean-Yves Le Moing indique que 10 % des noms de lieux de la commune sont de langue bretonne, comme Cocligan ou Tribolay[réf. souhaitée].
Une prononciation locale du toponyme a été rapportée sous la forme « Pleu m'neu » en 1954 par Henri-François Buffet. En 1995, elle est reprise sous la forme Pleum'neu et présentée comme forme en gallo par Erwan Vallerie. La graphie Ploemenoec est également mentionnée.
En 2023, les engins de l'Inrap laissèrent apparaître une occupation domestique ainsi qu'une nécropole à incinération. Tout indique que cette occupation s'étale tout au long de l'âge du fer soit du VIe au IIe siècle avant notre ère.
Pleumeleuc était autrefois une ancienne paroisse primitive qui intégrait les zones de Bédée, Breteil, Clayes, Le Lou-du-Lac et La Nouaye.
Dès le XIe siècle, la paroisse de Pleumeleuc fut donnée aux moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Melaine.
En 1218, Raoul, évêque de Saint-Malo, fait savoir que l'abbé de Saint-Melaine lui avait présenté le clerc Pierre de Tinténiac pour tenir l'église de Pleumeleuc. Pierre de Tinténiac se réservant tous ses droits sur les impôts de la paroisse, l'évêque ajouta qu'il avait confié la charge des âmes à ce prêtre et l'avait fixé dans l'église en question.
Au XVIIe siècle, les deux prieurés de Bédée et de Hédé se partageaient les redevances de Pleumeleuc. Mais comme il fallait faire une pension au prêtre de la paroisse, au XVIIIe siècle, les moines de Saint-Melaine finirent par ne réclamer que deux tiers de la dîme de Pleumeleuc, et ils laissèrent le reste de cette taxe au prêtre pour sa propre escarcelle.
La gestion du tourisme de Pleumeleuc est confiée par Montfort Communauté à l'office de tourisme du pays de Montfort.
Pleumeleuc est jumelée avec :
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 3 543 habitants, en évolution de +6,43 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La commune ne compte aucun monument historique mais dispose de plus de 200 édifices inventoriés.

L'église primitive date du XIe siècle, probablement lors de l'arrivée des moines bénédictins de Saint-Melaine dans la paroisse. On peut encore voir aujourd'hui dans le mur de la nef une taille en arête-de-poisson qui remonterait de cette époque. L'édifice ayant subi des modifications, la plupart de ses murs remonteraient du XVe siècle.
À l'origine, l'église Saint-Pierre de Pleumeleuc appartenait au seigneur de Montfort-sur-Meu, car il avait des droits de supériorité et de fondations sur l'édifice. Mais en 1630, le duc de la Trémoille vendit au seigneur de la Besneraye, François Glé, l'église et donc les droits sur le monument. C'est pour cette raison que l'on peut voir sur les vitraux de l'église les écussons du seigneurs de la Besneraye. Au XVIe siècle, les chapelles de la façade-ouest sont rajoutées.