| Naissance |
Palanpur (Nord du Gujarat) |
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Compléments
Il est connu comme l'inventeur d'un projet « SixthSense »
(Sixth Sense pour les anglophones)
Pranav Mistry, né le à Palanpur, dans le nord du Gujarat en Inde, est un chercheur ingénieur, inventeur et designer indien.
Il vit et travaille aujourd'hui aux États-Unis en tant que directeur de recherche de Samsung research America et chef de l'équipe think tank
Pranav Mistry s'est spécialisé en informatique ubiquitaire et dans certaines approches transdisciplinaires de l'informatique.
Il se présente lui-même comme « Desigineer» (néologisme associant les notions de design et d'ingénierie) . Il a travaillé dans un laboratoire orienté vers le travail d'interfaçage fluide et intuitif du « monde digital » de la société de l'information avec le monde physique qui nous entoure.
Il est considéré par beaucoup[Qui ?] comme l'un des innovateurs les plus doués de sa génération dans le domaine des applications informatiques de ce domaine.
Pranav Mistry explore en particulier les interactions permises par l'informatique ubiquitaire, la reconnaissance de gestes, la vision artificielle (« Machine vision »), les interfaces tangibles voire des éléments de Robotique.
Il utilise l'AI (intelligence artificielle), pour augmenter la réalité.
L'intelligence collective ou collaborative est un de ses centres d'intérêt.
Il s'est surtout fait connaitre, pour une invention (ordinateur et interface dématérialisés) dite « SixthSense » ("6e sens" en français), parfois aussi dénommée WUW (pour « Wear Ur World » ).
À la fois intéressé par le design, l'art, l'architecture, la technologie et la psychologie ou le Web sémantique, il explique sur sa page personnelle qu'il « aime voir la technologie du point de vue design et vice-versa »".
Il cite " Hiroshi Ishii selon qui « Nous vivons entre deux mondes : notre environnement physique et le cyberespace. En dépit de notre double citoyenneté, l'absence de raccords sans soudure entre ces existences parallèles laisse un grand fossé entre le monde des bits numériques et des atomes. À l'heure actuelle, nous sommes déchirés entre ces espaces parallèles, mais disjoints » ". Mistry cherche à concrètement rapprocher ces deux mondes.
Pranav Mistry a développé un équivalent numérique « intelligent » et « augmenté » du Post-it-papier développés par 3M dans les années 1980, tout en conservant leur côté simple et pratique. Il les a appelés « Quickies » ,. Différents types d'interface permettent de directement lier la classique note manuscrite au monde numérique (téléphone mobile, agenda numérique, liste de tâches, logiciels de courriels et clients de messagerie). Ces notes peuvent être classées ou retrouvées ou se faire rappeler « au bon moment » (envoi de messages « mail » ou « texto ») par les moyens et logiciels propres au monde numérique et en particulier par l'intelligence artificielle associée au traitement du langage naturel, à la RFID et aux techniques de reconnaissance de texte manuscrit. Ainsi les quickies savent copier dans le carnet d'adresses de l'ordinateur un numéro de téléphone écrit à la main sur le « post-it », puis l'appeler à la date indiquée, ou rappeler (par un texto ou message vocal synthétique) à la personne qui l'a écrit de ne pas oublier d'acheter du dentifrice (alors qu'on passe à proximité d'un supermarché) et de ne pas oublier le prochain rendez-vous pris il y a six mois avec l'oculiste.
Le texte du post-it est traité à l'aide d'un moteur de reconnaissance de caractère, puis par un logiciel sémantique qui cherche à en comprendre le sens (grâce à des outils d'IA, ConceptNet et à la PNL) et à le relier à d'autres informations qui rendent la base de données « contextuellement riche » et aide le système à catégoriser les notes. Le système peut ensuite utiliser sa « connaissance des intentions de l'utilisateur », le contenu et le contexte de la note pour envoyer à l'utilisateur ou à un destinataire indiqué ou suggéré par la note des rappels, des alertes, ou des informations « juste à temps ».
Quand un « post-it papier » est muni d'une puce ou étiquette RFID ou associé à une telle puce, si ce post-it est collé par exemple dans un livre, il est également « trouvable » dans le bureau, la bibliothèque, la voiture ou le grenier… et l'ordinateur se souvient de ce qu'il contient. Il peut alors suggérer des choses et induire une situation de « sérendipité ».
Pranav Mistry a mis au point un prototype fonctionnel (matériel et logiciel) de quickies avant de le tester pour de nombreux usages avec des usagers différents et en situation différentes (maison, bureau ou autre lieu de travail).
Pranav Mistry a travaillé avec Kayato Sekiya sur une interface dite « Inktuitive » reliant un ordinateur avec logiciel de dessin 3D à un stylo repérable dans l'espace via une caméra infrarouge, et permettant de facilement (et intuitivement) de dessiner et « extruder » des formes en 3D temps réel devant l'écran, sans tablette graphique, simplement en déplaçant le « crayon » dans l'espace (Le crayon est repéré par le système via une LED infrarouge, un émetteur et un récepteur d'ultrasons). Les possibilités permises par le dessin sur papier sont ici « augmentées».
TaPuMa ,, est un autre des projets visant à connecter le cyber espace avec le monde physique de la vie quotidienne. C'est encore une application basée sur l'idée d'utiliser les objets ou surfaces qui nous entourent comme interface avec le monde informationnel.
Plus précisément, TaPuMa est une carte publique qui se présente comme celles qu'on peut trouver dans les villes, métros, gares, aéroports, etc. Mais à la différence des cartes classiques inertes et muettes, le prototype de TaPuMa était en 2006 doté d'un système de reconnaissance de certains objets (munis d'étiquette RFID), et d'éléments simples d'intelligence artificielle.
par exemple, en posant un paquet de cigarette sur la carte, celle-ci affiche les lieux fumeurs, en posant un ticket de métro, elle affiche le plan du métro, etc.
Une telle carte peut théoriquement contenir de très nombreuses couches d'informations géoréférencées ou non (toutes celles qui sont déjà accessibles via google earth par exemple).
Une partie de ces informations (via internet ou d'autres capteurs) sont automatiquement mises à jour et disponibles en quasi-temps réel, mais une autre partie des informations peut théoriquement être insérée dans le système par les usagers eux-mêmes. L'équipe qui travaillait sur ce projet au MIT prévoyait d'étendre la capacité du système en matière de reconnaissance de forme et de sens, et d'interactivité .
À terme ce type de carte pourrait permettre de trouver des personnes, des objets, des lieux, des évènements (éventuellement commentés) dans notre environnement.
Ce projet (en cours de développement) d'ordinateur ubiquitaire et dématérialisé (parfois aussi appelé WUW - Wear Ur World) vise à construire un système incluant des objets de l'environnement quotidien, tenant lieu d'ordinateur quasi dématérialisé, qu'on emporte avec soi et où tout objet en devient support possible. Il est pour l'instant commandé par gestes simples, via des « capteurs » qui repèrent des points de repère (colorés en rouge, jaune, bleu et vert) apposés sur le bout de 4 des doigts de l'utilisateur.
Abandonnant la dépendance au clavier, à la souris et à l'écran et même au Poste de travail physique, P Mistry associe entre eux, une webcam, un mini-vidéoprojecteur et un téléphone mobile. Il les a doté d'interfaces d'échanges et de capacités d'analyse d'image et de mouvements.
Il a ainsi déconstruit puis reconstruit le concept d'ordinateur individuel, en partant des besoins et de nos compétences gestuelles. Selon son inventeur ce système doit encore être miniaturisé et allégé, mais à terme il pourrait être disponible pour un prix équivalent à celui d'un téléphone mobile.
TellUs est un outil utilisable pour l'éveil des enfants, incluant une réalité "augmentée" pour les objets présentés comme personnages d'une maison.
Ce projet développé avec Pattie Maes vise, à produire et tester des lunettes pouvant afficher plusieurs informations différentes sur un même écran (le verre des lunettes) (par exemple pour un téléspectateur, qui pourrait voir les sous-titre d'un film dans sa langue, alors que son voisin les voit dans une autre langue, dans ses propres lunettes. Un panneau d'affichage public pourrait être "lu" en chinois par un Chinois et au même moment en français par un Français. Dans un jeu multijoueur, devant un même écran, chaque joueur pourrait voir des informations différentes, alors que deux personnes différentes pourraient regarder deux émissions différentes sur le même écran. Un écran ou un panneau d'affichage pourrait afficher des informations uniquement pour des personnes qui seraient concernées.
On peut penser qu'avec les lunettes 3D développées pour la 3D virtuelle sera également possible.
D'autres chercheurs du MIT ou d'ailleurs, ont également développé des outils proches de ceux de Mistry ou complémentaires, avec le même esprit d'utilisation de matériels déjà disponibles et peu coûteux (par exemple pour la localisation globale (de la géolocalisation satellitale à la localisation par étiquettes RFID), accessible à un plus grand nombre de personnes dans le monde. Ils y associent souvent des innovations telles qu'écrans tactiles, écrans souples logiciels de détection des gestes, formes ou visages, de reconnaissance d'images, qui sont eux-mêmes dopés par la puissance de calcul aujourd'hui permise par les progrès de l'informatique. Cette génération de chercheurs estime qu'au lieu de produire toujours plus de périphériques mangeurs de temps, d'espace et d'énergie, il est déjà possible d'interagir avec le monde du numérique, éventuellement via nos vêtements, montres, stylos, meubles et immeubles.
Ceci élargit la gamme des possibles. Il est de plus en plus facile de faire communiquer des gens avec des objets, et inversement, et des objets entre eux, qu'ils soient proches ou distants. Il devient possible de localiser les objets et les personnes dans notre voisinage, avec des outils et concepts encore considérés comme relevant de la science-fiction au début des années 2000.
Certains de ces outils pourraient être couplés avec les inventions de Mistry, dont par exemple ;
En 2006, P. Mistry a déposé 7 brevets :