
Le titre de prince de Pontecorvo (ou Ponte-Corvo) et de l'Empire fut créé, le , par l'empereur Napoléon Ier au profit du maréchal Jean-Baptiste Bernadotte. Le titre passa ensuite, en 1812, au prince Lucien Murat, neveu de l'empereur et deuxième fils du roi de Naples Joachim Napoléon Ier.
Le titre de prince de Pontecorvo est aujourd'hui un titre de courtoisie attaché au fils aîné du prince Murat.
Le titre de « prince de Pontecorvo » fait référence à la ville italienne de Pontecorvo, située dans la province de Frosinone, dans le Latium. De 1463 aux années 1860, la ville et ses alentours forment une enclave des États pontificaux dans le royaume de Naples.

Après avoir été proclamé roi d’Italie en 1805, Napoléon Ier fait, par décret du , le maréchal Bernadotte prince de Pontecorvo et de l'Empire. La principauté est alors théoriquement souveraine, mais le prince se doit de prêter serment entre les mains de l'Empereur (« Notre cousin le maréchal Bernadotte prêtera en nos mains, et en sadite qualité de prince et duc de Ponte-Corvo, le serment de nous servir en bon et loyal sujet. »).
Élu prince héritier de Suède par les États généraux d’Örebro, le , et adopté officiellement par le roi Charles XIII de Suède, le , Bernadotte doit cependant, selon le nouvel acte de succession du , se séparer dans un premier temps de sa principauté, puis de ses biens italiens et français pour payer les dettes de la Suède occasionnées par sa participation à la sixième coalition en 1813. Il fut plus tard partiellement indemnisé par la constitution du fonds de la Guadeloupe. Pontecorvo fut alors rattachée à la couronne (Premier Empire). Néanmoins, les armoiries de Pontecorvo font depuis partie du blason de la famille royale de Suède, la dynastie Bernadotte.
Le , Napoléon élève, par décret impérial, son neveu Lucien, déjà prince de Naples et fils cadet de Joachim Murat, au titre de prince de Pontecorvo. Ses héritiers portent depuis le titre de « prince Murat ». Le titre de prince de Pontecorvo est encore utilisé de nos jours, à titre de courtoisie, par l’héritier du prince Murat.
En 1815, la principauté de Pontecorvo fut rendue au Saint-Siège, lequel la conserva jusqu'en 1860, date à laquelle elle fut intégrée au Piémont-Sardaigne.