| Règne | Plantae |
|---|---|
| Sous-règne | Tracheobionta |
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Magnoliopsida |
| Sous-classe | Rosidae |
| Ordre | Fabales |
| Famille | Mimosaceae |
| Ordre | Fabales |
|---|---|
| Famille | Fabaceae |
| Sous-famille | Mimosoideae |
| Tribu | Mimoseae |

Prosopis est un genre de plantes à fleurs dicotylédones de la famille des Mimosaceae selon la classification classique, ou de celle des Fabaceae selon la classification phylogénétique. Il est proche des genres Mimosa et Acacia. Ces plantes sont des arbustes et des arbres épineux.
Aux États-Unis, au Mexique et dans le nord de l'Amérique du Sud, certaines de ces plantes sont appelées « mezquite »[réf. nécessaire].
La hauteur des branches peut atteindre 10 m de haut. Les racines peuvent puiser l'eau jusqu'à 30 m de profondeur et peuvent pomper 7 litres d'eau par jour.
Prosopis est originaire d'Amérique latine et a été implanté dans certaines zones arides d'Afrique dans les années 1970 : notamment dans la région de l'Afar en Éthiopie, et au Kenya. Certains boisements (à Hanlé et à Djibouti, par exemple) visant à freiner l'avancée du désert ont importé Prosopis du Chili.
Leurs fruits, très nutritifs pour le bétail, sont sucrés (au point de favoriser les caries), et leur bois est excellent pour produire du charbon. Du fruit est tiré un sirop, appelé « algarrobina », utilisé dans la cuisine péruvienne.
Il est aussi question d'en faire une farine pour l'alimentation humaine, l'Éthiopie envisageant de son côté de le tester comme agrocarburant et comme moyen pour lutter contre la déforestation.
Plusieurs espèces de Prosopis sont devenues des espèces exotiques envahissantes dans plusieurs endroits du monde, notamment en Éthiopie. Prosopis chilensis, nommé « garan-wa » (inconnu) par les Somalis et « dat caxa » (plante foncée) par les Afars, devient très envahissant dans les brousses et savanes des régions chaudes et arides (à Djibouti par exemple).
La 3e rencontre du réseau régional de la Corne de l'Afrique, consacrée au thème de l'eau, a alerté sur le caractère envahissant de cette espèce qui peut croître de 3 m par an et tend à rapidement coloniser toutes les plaines du Sud et du Nord de la corne de l'Afrique, menaçant en une vingtaine d'années les activités nomades et maraîchères.
Cette espèce progresse rapidement en Afrique de l'Est (par exemple dans la région de Douda, à l'entrée de Tadjourah), au détriment de l'acacia qui abritait une partie importante de la biodiversité de ces régions. Les ONG Djibouti Nature et Decan tentent d'en abattre de grandes quantités pour en faire du charbon de bois, avec l'aide des Pays-Bas et du programme des Nations unies pour le développement (PNUD). En 2008, le gouvernement a financé une expérimentation cherchant à le valoriser en aliment pour le bétail (le fruit, sucré et riche en vitamines, n'est pas — ou est mal — digéré en l'état par les herbivores, en raison de sa cuticule résistante).
En classification traditionnelle, Arturo Burkart reconnaît 44 espèces dans une monographie du genre Prosopis publiée en 1976, où le genre est subdivisé en cinq sections, section Anonychium en Afrique, section Prosopis en Asie, et les sections Algarobia, Monilicarpa et Strombocarpa dans les Amériques.
Sect. Anonychium (une seule espèce)
Sect. Prosopis (3 espèces asiatiques, les seules à être acceptée en classification phylogénétique dans le genre Prosopis)
Espèces du continent américain
Sect. Strombocarpa (9 espèces)
Sect. Monilicarpa (1 espèce)
Sect. Algarobia (30 espèces)
Le mesquite à miel (Prosopis glandulosa) et Prosopis pubescens peut survivre à des températures de –18 °C ; le mesquite velouté (Prosopis velutina) résiste à –12 °C ; le mesquite chilien (Prosopis chilensis) et le mesquite noir (Prosopis nigra) supportent jusqu'à –9 °C ; le mesquite argentin (Prosopis alba) et de nombreux hybrides sud-américains supportent de –9 à –7 °C.