La psychose blanche ou psychose non-hallucinatoire est un concept psychanalytique élaboré par André Green et Jean-Luc Donnet en 1973.
Il s'agit d'une structure non manifeste qui peut passer pour une dépression, un cas-limite ou désigne une évolution psychotique sans signe clinique patent,.
Michel Demangeat définit la « psychose blanche » comme une psychose « sans manifestation clinique aisément repérable, où l'analyse permet d'accéder à la matrice psychotique ». En tant que « structure nucléaire », celle-ci est la source d'une élaboration psychotique possible, mais « sans qu'une actualisation symptomatique en découle nécessairement ».
La notion de « psychose blanche » est introduite en 1973 par Jean-Luc Donnet et André Green dans L'Enfant de ça, à partir d' « un entretien avec Z. au cours d'une consultation psychanalytique dans le cadre d'un service de psychiatrie générale ». Elle peut être rapprochée du concept d'Evelyne Kestemberg de "psychose froide" .[précision nécessaire]
À la suite de la parution du livre d'André Green et de Jean-Luc Donnet en 1973, Roland Jaccard en présente une recension critique dans les pages du Monde. L'article est intitulé « “Ma mère a couché avec son gendre et c'est moi l'enfant de ça” », citation extraite de la présentation du livre de Green et Donnet aux éditions de Minuit, laquelle se poursuit ainsi : « ainsi Z présente-t-il à la fois son origine et celle de ses troubles au psychanalyste […] »,. Dans leur livre, André Green et Jean-Luc Donnet rendent compte du malaise de l’écoute psychanalytique qui « interroge la théorie psychanalytique sur l’inceste, le réel, la folie » et débouche sur ce nouveau concept : la psychose blanche.
(Dans l'ordre alphabétique des noms d'auteurs)