| Naissance |
Vienne |
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| Décès |
New York |
| Sépulture | Cimetière de Woodlawn et cimetière de Ferncliff |
| Nationalité | Américaine et autrichienne |
| Formation | Doctorat de psychologie (1912) |
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| Profession | Psychologue, psychanalyste et psychologist of religion (d) |
| Œuvres principales | Le besoin d'avouer (1925), Écouter avec la troisième oreille : l'expérience intérieure d'un psychanalyste (1948) |
Theodor Reik, né à Vienne le et mort à New York le , est un psychanalyste austro-américain.
Il est issu d'une famille d'origine juive hongroise installée à Vienne, où il fait des études de psychologie, de lettres et de philosophie. Il consacre sa thèse doctorale à l'ouvrage de Gustave Flaubert, La Tentation de saint Antoine (1912), thèse qui est « l'une des premières thèses d'inspiration psychanalytique ». Il rencontre Sigmund Freud en 1910, et est accepté en 1912 comme membre de la Société psychanalytique de Vienne. Il fait une analyse avec Karl Abraham, à Berlin (1912-1914) et devient l'un des premiers analystes non-médecins.
Il fonda avec d'autres collègues une association particulièrement destinée aux psychanalystes-psychologues, la « National Psychological Association for Psychoanalysis », qui accueillait aussi des non médecins.
Il a fait part de son expérience sensible de psychanalyste dans un livre intitulé La Troisième oreille (1948).
Theodor Reik, connu pour avoir été défendu par Freud en 1926 (La question de l'analyse profane) comme analyste « laïc » c'est-à-dire non médecin, fut par ailleurs l'un des premiers psychanalystes à appliquer la psychanalyse à d'autres domaines que celui de la cure proprement dite: il appliqua la psychanalyse notamment à la littérature, à la religion, et en criminologie, ainsi que le rappelle la plaque commémorative de Theodor Reik, « Avec Freud à Berlin ».

Il est durant dix ans secrétaire de la Société psychanalytique de Vienne, à la suite de la démission d'Otto Rank, mais, en 1925, il est poursuivi pour pratique illégale de la médecine. C'est dans ce contexte que Freud prend son parti et écrit son livre La question de l'analyse profane. Reik décide alors de s'installer en Allemagne, en 1928, où il exerce la psychanalyse et enseigne à l'Institut psychanalytique de Berlin (1928-1934). Il fuit le nazisme en rejoignant les Pays-Bas en 1934, mais il est à nouveau contraint de fuir, du fait des événements politiques et de la montée de l'antisémitisme. Il s'installe alors définitivement aux États-Unis, dont il devient citoyen en 1944, mais se voit refuser la possibilité d'être membre à part entière de la Société psychanalytique de New York, car il n'est pas médecin.
Les travaux de Theodor Reik en psychanalyse appliquée touchent à plusieurs domaines, notamment la religion, la littérature ou la criminologie, qui peuvent se recouper.
Son article sur La couvade (1914), re-publié dans l'ouvrage Le Rituel (1974), fait partie de ses travaux de psychanalyse appliquée à la religion.
Reik s'est beaucoup intéressé aux poètes et écrivains de son temps : l'un de ses premiers livres, en 1913, porte sur Arthur Schnitzler : en effet, plusieurs des thèmes abordés par cet écrivain l'inspirent, et peuvent même annoncer ses futurs travaux comme son ouvrage sur la compulsion d'aveu de 1925.
Il est également sensible à la musique (The Haunting Melody: Psychoanalytic Experiences in Life and Music, 1953).
Durant la Première Guerre mondiale, Reik est mobilisé et fait face à l’insupportable. Il contribue à l’article de Freud, paru en 1919, « L’Inquiétant », terme par lequel est désignée une nuance de l’effroyable. Plus tard, dans un texte sur l’effroi, écrit en 1924 et publié en 1929, Reik lie entre eux les aspects, jusque-là disséminés dans l’œuvre de Freud, qui concernent la névrose traumatique. En 1935, il fait paraître une contribution, il conceptualise le thème de l’effroi. Dans ce même texte, Reik revient sur le rêve de la guillotine d'Alfred Maury, commenté ensuite par Freud, en l'articulant avec l'effroi et la névrose traumatique.
(Dans l'ordre alphabétique des noms d'auteurs :)