Famille Tesson

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Armes de Guillaume Tesson dans l'Armorial de L'Europe et de la Toison d'Or : Fascé d’hermine et de sinople, le sinople paillé d'or.

La famille Tesson (latinisé, de l'ancien norrois tassoum « blaireau » qui en pays Angevin se dit tascos / tasgos / taxos en vieux celte armoricain et taisse en vieux franc) est une famille de la noblesse normande, originaire de l'Anjou que l'on trouve du XIe au milieu du XIIIe siècle dans le duché de Normandie.

Son premier membre connu est Jourdain l'Angevin Tesson, née vers 950, seigneur de Thury et mort vers 987. Il est le père de Radulfus l'Angevin Tesson dit l'ancien pour le différencier de son fils Raoul Ier de la Roche-Tesson, membre du baronnage normand du duc Richard II de Normandie au XIe siècle.

La famille perd titres et terres à cause de Jean Ier Tesson seigneur de la Roche-Tesson qui a participé le à la réunion des barons normands convoqués à Rouen par Jean fils du futur roi Jean le Bon.

Peu après, son cousin Godefroy d'Harcourt baron de Saint-Sauveur a estimé avoir subi un affront quand lui a été refusée la main de Jeanne Bacon fille de Roger seigneur du Molay parce que la jeune héritière était déjà promise au fils du maréchal Bertrand sire de Bricquebec. Le sire de Saint-Sauveur a voulu se venger. Bientôt, les deux familles sont entrées en guerre privée. Le roi se hâta d'intervenir pour empêcher l'affaire de s'aggraver au moment ou la guerre avec l'Angleterre menaçait. Le , il condamna les provocations échangés et il interdit aux protagonistes de guerroyer. L'année suivante, Godefroy d'Harcourt qui n'avait pas renoncé à se venger, a mis Saint-Sauveur en état de défense et a réuni les seigneurs sur lesquels il pouvait compter, parmi lesquels Jean Tesson. Il attaqua le château de Neuilly résidence de Guillaume Bertrand, évêque de Bayeux. Quand Philippe VI de Valois a envoyé des troupes s'emparer de Saint-Sauveur, Godefroy s'est enfui en Angleterre. On prétendit qu'il avait promis de livrer la Normandie à Edouard III. Ses principaux complices, Jean Tesson, Guillaume Bacon et Richard de Percy ont été arrêtés et poursuivis pour crime de lèse-majesté. Accusés de complicité avec l'ennemi, ils ont été condamnés à mort le , leurs biens confisqués. Décapités le , leur corps ont été pendus au gibet et leurs têtes ont été envoyées à Saint-Lô pour y être exposées au pilori. Les autres complices ont été traités avec plus d'indulgence. Jean Tesson laissait douze petits enfants sans ressources. Par lettre du , le roi a rendu son douaire à Jeanne des Moustiers. On ignore presque tout sur les enfants de Jean Tesson et sur ce qu'ils sont devenus. Seulement quatre sont connus : Jean, Guillaume, Raoul, Colin, Thomas.

En ce qui concerne les Tesson et les Paynel, ils ne peuvent qu'être des descendants de Jourdain l'ancien Tesson[réf. nécessaire], dans la mesure où les noms de famille noble ne se transmet qu'à leurs enfants ; ils sont donc par rapport a Jean Ier de la Roche-Tesson descendants de l'un de ses douze enfants.

Membres notables

Généalogie

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Possessions

Notes et références

Notes

  1. ↑ Sceau (rond, diamètre 50 mm) : Équestre aux armes, écu fascé d'hermines et de sinople de six pièces, appendu à un engagement des seigneurs normands de servir le roi de France au sujet d'un projet de descente en Angleterre, .
  2. ↑ Après avoir été décapités au pilori des Halles de Paris, ils furent pendus au gibet de Paris, « la corde sous les bras », et par ordre du roi, leurs têtes furent aussitôt portées à Saint-Lô, lieu de leur conjuration, « pour espoventement des aultres ». À la suite de la prise de la ville lors de la chevauchée d'Édouard III, le roi d'Angleterre, fit décrocher les trois crânes, des chevaliers décapités vingt-sept mois plutôt, qui avaient été fichés sur les murailles de la ville (probablement la porte Dollée), et après avoir été mis dans une châsse de luxe, furent enterrés solennellement dans l'église des chanoines réguliers de Saint-Lô, où ils furent retrouvés quatre siècles plus tard, en 1746, à l'occasion de fouilles faites sous le pavé de l'église abbatiale.

Références

  1. ↑ Philippe Contamine, La Noblesse au Moyen Âge, Paris : P.u.F., 1976, p. 81.
  2. ↑ Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Caen, Société des antiquaires de Normandie (M.S.A.N., t. XXXVI), p. 124 (acte 33, v. 1025).
  3. ↑ Vicomte du Motey, Origines de la Normandie et du duché d'Alençon, Paris, 1920. Cité par Lucien Musset, op. cit. p.22.
  4. ↑ Michel Fixot, Les fortifications de terres et les origines féodales dans le Cinglais, Caen : Centre de recherches archéologiques médiévales, 1968, p. 51.
  5. ↑ L'historien Lucien Musset conserve aux Tesson leur numérotation traditionnelle, qui commence avec la fondation de l'abbaye de Fontenay : le père de Raoul Ier, qui s'appelle pourtant également Radulfus Taxo, n'a pas eu droit à un numéro et est désigné par l'adjectif senis (l'Ancien) ou l'épithète Adegavensis (l'Angevin).
  6. ↑ Lucien Musset op. cit. p. 20-21.
  7. ↑ Joseph Decaens, « Les origines du village et du château de Saint-Vaast-sur-Seulles (Calvados) », Anglo-Norman Studies, X, Procedings of the Battle Conference 1987, p. 91.
  8. ↑ Léopold Delisle (éd.), Rouleaux des morts du IXe au XVe siècle, Paris : Société de l'histoire de France, 1866, p. 186 : « Radulfus Taxo, Albereda ejus uxor » (abbaye de Fontenay).
  9. ↑ David Bates, Regesta regum Anglo-Normannorum : the Acta of William I, 1066-1087, 1998, p. 488.
  10. ↑ David C. Douglas, William the Conqueror, University of California Press, réédition 1992, p. 112, 115 (ISBN 9780520003507).
  11. ↑ Le fait est connu par Wace, Roman de Rou.
  12. ↑ Pierre Carel, Étude sur l'ancienne abbaye de Fontenay près Caen. Le Blanc-Hardel, Caen, 1884.
  13. ↑ Lucien Musset op. cit. page 19.
  14. ↑ Lucien Musset op. cit. page 16.
  15. ↑ Mathilde est désignée dans un cartulaire de l'abbaye filia Gauteri avunculi Willelmi regis Lucien Musset op.cit., p.23.
  16. ↑ Pierre Carel, op. cit. page 36.
  17. ↑ De La Rue, Essais, t. II, p. 393 cité par Pierre Carel.
  18. ↑ Pierre Carel, op. cit. page 37.
  19. ↑ Robert Lerouvillois, Cherbourg n'est point à conquerre : La légendaire forteresse océane, Lassy, Association pour une cité navale à Cherbourg, Éditions Paoland. Connaissance, coll. « Chroniques de l'Astrolabe », , 205 p. (ISBN 2-910-967-20-4), p. 15.
  20. ↑ André Plaisse, La grande chevauchée guerrière d'Édouard III en 1346, Cherbourg, Éditions Isoète, , 111 p. (ISBN 2-905385-58-8), p. 2 et 58-59.
  21. ↑ Léopold Delisle, Histoire du château et des sires de Saint-Sauveur-le-Vicomte, p. 53.
  22. ↑ Mentionné par Lucien Musset op.cit., p.18 (est-ce le Gautier Giffard compagnon de Guillaume ?)

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes