Au sens général de l'expression, les maladies hydriques (ou maladies à transmission hydrique) sont les maladies (et par extension les risques sanitaires) liés à la qualité de l'eau et à l'accès à l'eau potable. Ce sont souvent des « maladies évitables » à traiter comme enjeu de santé environnementale.
Ces maladies comptent parmi les plus fréquentes dans le monde, et elles tuent le plus (les enfants notamment).
Les pays pauvres sont largement plus touchés, mais des foyers épidémiques se déclarent périodiquement dans les pays riches (ex : en à Walkerton (Ontario) au moins 2 300 personnes ont été gravement malades et sept mortes à la suite d'une contamination microbienne du réseau d'eau potable dans la ville).

Il en existe au moins quatre types :
Certaines maladies comme la diarrhée du voyageur peuvent avoir une origine hydrique ou d'autres origines.
Il peut s'agir d'eaux utilisées pour la boisson, la cuisson, la baignade, ou encore pour se laver ou pour laver des objets... Le risque de transmission le plus direct est lié à l'eau de boisson, il peut être diminué ou presque supprimé par une bonne filtration et/ou désinfection et un stockage adéquat. Le passage du pathogène peut aussi se faire via des blessures ou par le passage d'un parasite au travers de la peau.
Selon leurs provenances, on distingue habituellement
Selon le lieu d'utilisation, on pourra aussi distinguer (avec des risques souvent différents)
Concernant les eaux susceptibles d'abriter des vecteurs et/ou parasites, on distinguera généralement



Ils sont sanitaires (enjeu de santé publique), sociaux et économiques, mais aussi individuels et collectifs (avec donc des enjeux géopolitiques, géostratégiques et de solidarité transrégionales et transnationales, faute de quoi pourraient se développer de futures « guerres de l'eau »). Des enjeux croisés existent entre la gestion de l'eau (éventuellement communautaire) et les inégalités sociales et les inégalités écologiques, les populations plus pauvres étant généralement à la fois plus vulnérables et plus exposées aux maladies hydriques et aux environnements dégradés.
L'accès à l'eau potable (et donc à l'assainissement qui vise aussi à protéger la ressource en eau) est considéré comme l'un des besoins les plus fondamentaux pour l'Homme, et donc un des grands enjeux de développement soutenable.
En effet, aujourd'hui, encore 2,6 millions de personnes meurent chaque année en raison des maladies liées à l'eau et à un environnement insalubre.
Des enjeux prospectifs, de veille sanitaire et de veille épidémiologique et écoépidémiologique ainsi que d'utilisation des retours d'expérience existent aussi avec la surexploitation de nappes phréatiques propres, alors que la pollution générale de l'environnement peut affecter les ressources en eau des générations futures, l'apparition de phénomènes d'antibiorésistance et de chlororésistance, qui peuvent aussi avoir des causes ou co-déterminants environnementaux (la dégradation écologique des milieux aquatiques) et agroenvironnementaux,,, le drainage et l'irrigation, ainsi que l'épandage de lisiers, fumiers et/ou composts non arrivé à maturité pouvant notamment être des facteurs de salinisation ou de pollution microbienne (ou physicochimiques) de l'eau.
Ces enjeux sont exacerbés dans les régions chaudes et/ou arides où les risques microbiens sont élevés et où l'eau potable est plus difficile à trouver, en zone sahélienne par exemple.
D'autres enjeux sont liés à la sensibilisation, de formation et d'information des décideurs, des élus, des personnels de santé (dont médecins), des techniciens et de la population (scolaire notamment).
Des questions nouvelles et complexes se posent quand apparaissent des biofilms, et des souches de microbes ou parasites résistants aux moyens classiques de désinfection et épuration microbiologique de l'eau.