Robert Close

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Close.

Robert Close
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Suppléant de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe
Belgique
-
Sénateur
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Grade militaire

Robert Close (dit Bob Close), né le à Bruxelles et mort dans cette ville le , est un militaire, écrivain, professeur d'université et un homme politique belge. Général-major de cavalerie spécialiste des blindés dans l'armée belge, il est intervenu dans les débats politiques et militaires dans la période de la guerre froide.

Biographie

Robert Charles Adolphe Marie Lucien Close est né le à Bruxelles.

Il est élève à l'École royale des cadets, antichambre de l'École royale militaire où il entre en 1939 (85e promotion I.C. - Infanterie-Cavalerie).

Durant la Seconde Guerre mondiale, il participe à la campagne des 18 jours qui voit l'envahissement du territoire de la Belgique par l'armée allemande et la défaite de son armée. Il est fait prisonnier et reste en captivité en Allemagne jusqu'en . Il reprend alors des études universitaires en chimie à l'université libre de Bruxelles (ULB) puis après sa fermeture à l'université de Liège. Parallèlement, il intègre la résistance belge (réseau Luc-Marc). Le , il est arrêté par la Gestapo et passe successivement par trois camps de concentration en Allemagne entre 1942 et 1945,.

Après la Seconde Guerre mondiale, il reprend les cours interrompus en 1940 à l'École de guerre de 1945 à 1947. Il a une brillante carrière dans l'arme blindée qui le verra atteindre le grade de général-major : lieutenant au 1er régiment de guides en 1948 puis affecté au quartier-général de la brigade blindée belge à Aix-la-Chapelle. De 1953 à 1955, il intègre l'École de guerre puis étudie à l'École supérieure de guerre à Paris de 1956 à 1958. À l'issue de ces formations, il prend le commandement d'un escadron du régiment des guides à Düren. En 1959, il est nommé major et désigné chef d'état-major à la 7e brigade blindée à Siegburg.

En 1961, il rejoint le commandement suprême des Forces Alliées en Europe (SHAPE) à Versailles. En 1965, il est affecté au cabinet de la Défense nationale. En 1967, il est nommé attaché militaire à l'ambassade de Belgique à Londres. En 1970, il rejoint le corps professoral de l'École de guerre. En 1971, il prend le commandement de la 17e brigade blindée en poste à Düren. En 1974, il est nommé commandant adjoint au Collège de défense de l'OTAN à Rome. En 1975, il s'aventure sur le domaine politique prenant à contrepied le Pentagone et le président du Comité militaire de l'OTAN après avoir fait circuler une étude qui aboutit à un plaidoyer pour une armée européenne,.

En 1976, il devient commandant de la 16e division blindée et publie à cette époque un livre qui lui assure une notoriété internationale : L'Europe sans défense ? Le général Close dresse dans cet ouvrage le relevé détaillé de la situation alarmante de la défense militaire de l'Europe et affirme la possibilité pour les blindés soviétiques d'atteindre le Rhin en quarante-huit heures en cas d'une offensive foudroyante des troupes du pacte de Varsovie contre les pays de l'OTAN. L'ouvrage crée un séisme au sein de l'OTANet provoque la colère des milieux de gauche.

En 1980, alors président de la commission pour les problèmes nationaux de défense de la Belgique, il est démis de ses fonctions pour avoir critiqué Karel Van Miert, président du Parti socialiste flamand, à propos de son opposition à l'installation de missiles de l'OTAN en Belgique,. Close présente sa démission des cadres actifs de l'armée belge.

En parallèle à sa carrière militaire, Robert Close, étudie les sciences économiques, politiques et diplomatiques à l'ULB et, diplômé, est maître de conférences à l'université de Liège,.

En 1980, il devient membre de la Ligue anti-communiste mondiale (World Anti-Communist League ou WACL) et préside sa branche belge. Il accède à la présidence de la WACL à deux reprises, en 1983, lors de la conférence annuelle de l'association tenue au Luxembourg, dans une salle du Parlement européen du quartier du Kirchberg, et en , lors d'une conférence tenue à Bruxelles. La WACL est à cette date renommée Ligue mondiale pour la liberté et la démocratie (World League for Freedom and Democracy). Il est aussi membre du bureau exécutif du Conseil européen de la liberté (European Freedom Council, EFC) lié à la WACL.

Membre du parti libéral (PRL) à partir de 1980, il se présente aux élections en 1981 et est élu sénateur. Il y siège jusqu'en 1987, année où il quitte le PRL, déçu de son engagement politique.

En 1983, il fonde avec Jacques Jonet, Paul Vankerkhoven et Nicolas de Kerchove l'Institut européen pour la paix et la sécurité. Le général Close est alors encore vent debout contre les mouvements pacifistes, dans le contexte de la guerre froide et de la crise des euromissiles.

En 1991, il rejoint le BEB-n (Entente belge – nouvelle / Belgische Eenheid – nieuw), petit parti droitier unitariste. Il quitte ensuite ce parti et rejoint le Front national . En 1996, il quitte ce dernier avec Roger Nols et Marguerite Bastien pour fonder le Front Nouveau de Belgique.

Proche, sur la fin de sa vie, d'Alain Escada, il contribue à la rédaction de diverses de ses publications, comme la revue Polémique.

Dans les dernières années de sa vie, il défend la mémoire de l'ancien roi des Belges Léopold III, dans des interventions, dans la presse belge et avec un livre (Léopold III les «non-dits», 2001),. Lilian Baels, veuve du roi Léopold III, lui demande alors de dresser un inventaire des archives du roi défunt.

À la suite de son décès le , il reçoit des funérailles en la cathédrale Saint-Jacques-sur-Coudenberg à Bruxelles.

Publications

Notes et références

  1. 1 2 « Hommage au général Robert Close », sur fnb, (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 Paul Vaute, « Le dernier Close-combat », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne)
  3. ↑ Jean-Michel Sterkendries, Nouvelle biographie nationale - Tome 11, Bruxelles, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, (lire en ligne)
  4. ↑ LE COMMANDANT DES FORCES ALLIÉES EN EUROPE CENTRALE ESTIME " INSENSÉE " L'HYPOTHÈSE D'UNE AVANCE DES BLINDÉS RUSSES, Le Monde, 24 mars 1976, Les régions Nord et Sud de l'alliance atlantique constituent le talon d'Achille de l'OTAN AFFIRME LE GÉNÉRAL HAIG, Le Monde, 11 janvier 1977.
  5. ↑ Vaute Paul, « Le dernier Close-combat », lalibre.be, 6 décembre 2003.
  6. ↑ Auteur de vigoureuses critiques contre la politique militaire et les socialistes flamands Le général Close est démis de ses fonctions, Le Monde, 25 février 1980 (L'homme politique belge est qualifié d'agent conscient ou inconscient de l'impérialisme soviétique par le général Close).
  7. ↑ Paul Vaute, op. cit.
  8. ↑ rtl.lu, 26 novembre 2013, "16. März: Bommeleeër-Affäre: Vernachlässigte Pisten (Teil 7)", evue.lu, "KAFFEEKRÄNZCHEN KALTER KRIEGER"
  9. ↑ ABN correspondence, september-october 1990, p. 37-38
  10. ↑ Le Monde, 26 février 1983, général Robert Close, "Assez de palabres ! ", « Pacifisme et barbarie Réplique... au général Close », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. ↑ (fr) Site du BEB-n
  12. ↑ Michel Dumoulin, Léopold III : les enjeux d’une controverse, CHTP-BEG - n°10 / 2002 (Lire en ligne)
  13. ↑ Vaute Paul, Le général Robert Close, sénateur honoraire: « Le Roi dans son livre a parlé à son peuple. L'engouement qu'il suscite prouve qu'il a eu raison », lalibre.be, 16 juillet 2021 (Lire en ligne)
  14. ↑ « La princesse Lilian est morte, pas l'affaire Baels Des obsèques nationales ? A Argenteuil, la princesse recevait les grands de ce monde Le faux brûlot Mertens Les passages litigieux Robert Close : « Une narratrice fascinante » Antoinette Spaak : « Un rôle négatif » », sur Le Soir (consulté le )
  15. ↑ Compte-rendu dans Études internationales, vol. 13, n° 4, 1982
  16. ↑ Michel Tatu, " Encore un effort... et nous aurons définitivement perdu la troisième guerre mondiale ", Le Monde, 9 décembre 1981
  17. ↑ Hervé Coutau-Bégarie, "Robert Close. Encore un effort... et nous aurons définitivement perdu la troisième guerre mondiale Jacques Depret. Aujourd'hui la guerre ?", Politique étrangère, 47-3, 1982

Liens externes