| Suppléant de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe Belgique | |
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Robert Close (dit Bob Close), né le à Bruxelles et mort dans cette ville le , est un militaire, écrivain, professeur d'université et un homme politique belge. Général-major de cavalerie spécialiste des blindés dans l'armée belge, il est intervenu dans les débats politiques et militaires dans la période de la guerre froide.
Robert Charles Adolphe Marie Lucien Close est né le à Bruxelles.
Il est élève à l'École royale des cadets, antichambre de l'École royale militaire où il entre en 1939 (85e promotion I.C. - Infanterie-Cavalerie).
Durant la Seconde Guerre mondiale, il participe à la campagne des 18 jours qui voit l'envahissement du territoire de la Belgique par l'armée allemande et la défaite de son armée. Il est fait prisonnier et reste en captivité en Allemagne jusqu'en . Il reprend alors des études universitaires en chimie à l'université libre de Bruxelles (ULB) puis après sa fermeture à l'université de Liège. Parallèlement, il intègre la résistance belge (réseau Luc-Marc). Le , il est arrêté par la Gestapo et passe successivement par trois camps de concentration en Allemagne entre 1942 et 1945,.
Après la Seconde Guerre mondiale, il reprend les cours interrompus en 1940 à l'École de guerre de 1945 à 1947. Il a une brillante carrière dans l'arme blindée qui le verra atteindre le grade de général-major : lieutenant au 1er régiment de guides en 1948 puis affecté au quartier-général de la brigade blindée belge à Aix-la-Chapelle. De 1953 à 1955, il intègre l'École de guerre puis étudie à l'École supérieure de guerre à Paris de 1956 à 1958. À l'issue de ces formations, il prend le commandement d'un escadron du régiment des guides à Düren. En 1959, il est nommé major et désigné chef d'état-major à la 7e brigade blindée à Siegburg.
En 1961, il rejoint le commandement suprême des Forces Alliées en Europe (SHAPE) à Versailles. En 1965, il est affecté au cabinet de la Défense nationale. En 1967, il est nommé attaché militaire à l'ambassade de Belgique à Londres. En 1970, il rejoint le corps professoral de l'École de guerre. En 1971, il prend le commandement de la 17e brigade blindée en poste à Düren. En 1974, il est nommé commandant adjoint au Collège de défense de l'OTAN à Rome. En 1975, il s'aventure sur le domaine politique prenant à contrepied le Pentagone et le président du Comité militaire de l'OTAN après avoir fait circuler une étude qui aboutit à un plaidoyer pour une armée européenne,.
En 1976, il devient commandant de la 16e division blindée et publie à cette époque un livre qui lui assure une notoriété internationale : L'Europe sans défense ? Le général Close dresse dans cet ouvrage le relevé détaillé de la situation alarmante de la défense militaire de l'Europe et affirme la possibilité pour les blindés soviétiques d'atteindre le Rhin en quarante-huit heures en cas d'une offensive foudroyante des troupes du pacte de Varsovie contre les pays de l'OTAN. L'ouvrage crée un séisme au sein de l'OTANet provoque la colère des milieux de gauche.
En 1980, alors président de la commission pour les problèmes nationaux de défense de la Belgique, il est démis de ses fonctions pour avoir critiqué Karel Van Miert, président du Parti socialiste flamand, à propos de son opposition à l'installation de missiles de l'OTAN en Belgique,. Close présente sa démission des cadres actifs de l'armée belge.
En parallèle à sa carrière militaire, Robert Close, étudie les sciences économiques, politiques et diplomatiques à l'ULB et, diplômé, est maître de conférences à l'université de Liège,.
En 1980, il devient membre de la Ligue anti-communiste mondiale (World Anti-Communist League ou WACL) et préside sa branche belge. Il accède à la présidence de la WACL à deux reprises, en 1983, lors de la conférence annuelle de l'association tenue au Luxembourg, dans une salle du Parlement européen du quartier du Kirchberg, et en , lors d'une conférence tenue à Bruxelles. La WACL est à cette date renommée Ligue mondiale pour la liberté et la démocratie (World League for Freedom and Democracy). Il est aussi membre du bureau exécutif du Conseil européen de la liberté (European Freedom Council, EFC) lié à la WACL.
Membre du parti libéral (PRL) à partir de 1980, il se présente aux élections en 1981 et est élu sénateur. Il y siège jusqu'en 1987, année où il quitte le PRL, déçu de son engagement politique.
En 1983, il fonde avec Jacques Jonet, Paul Vankerkhoven et Nicolas de Kerchove l'Institut européen pour la paix et la sécurité. Le général Close est alors encore vent debout contre les mouvements pacifistes, dans le contexte de la guerre froide et de la crise des euromissiles.
En 1991, il rejoint le BEB-n (Entente belge – nouvelle / Belgische Eenheid – nieuw), petit parti droitier unitariste. Il quitte ensuite ce parti et rejoint le Front national . En 1996, il quitte ce dernier avec Roger Nols et Marguerite Bastien pour fonder le Front Nouveau de Belgique.
Proche, sur la fin de sa vie, d'Alain Escada, il contribue à la rédaction de diverses de ses publications, comme la revue Polémique.
Dans les dernières années de sa vie, il défend la mémoire de l'ancien roi des Belges Léopold III, dans des interventions, dans la presse belge et avec un livre (Léopold III les «non-dits», 2001),. Lilian Baels, veuve du roi Léopold III, lui demande alors de dresser un inventaire des archives du roi défunt.
À la suite de son décès le , il reçoit des funérailles en la cathédrale Saint-Jacques-sur-Coudenberg à Bruxelles.