| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
Robert Ranke Graves |
| Nom de naissance |
Robert von Ranke Graves |
| Nationalité | |
| Formation |
King's College School (en) Copthorne Preparatory School (en) St John's College Hillbrow School (en) |
| Activité | |
| Père |
Alfred Perceval Graves (en) |
| Mère |
Amalie von Ranke (d) |
| Fratrie | |
| Conjoints | |
| Enfants |
| A travaillé pour | |
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| Arme | |
| Grade militaire | |
| Conflit | |
| Genre artistique | |
| Distinctions |
Prix James Tait Black () Prix Hawthornden () Liste détaillée Prix James Tait Black () Prix Hawthornden () Russell Loines Award for Poetry King’s / Queen’s Gold Medal for Poetry (en) |
Robert Ranke Graves, né le à Wimbledon (Londres) et mort le à Deià (île de Majorque, Espagne), est un poète et romancier britannique.
Robert Graves est le fils de l'écrivain irlandais Alfred Perceval Graves et de son épouse, née Amalia von Ranke (petite-nièce de l'historien Leopold von Ranke). Il interrompt ses études pour s'engager en 1914 et devient capitaine dans un régiment des Royal Welsh Fusiliers. En 1916, il participe à la bataille de la Somme. Grièvement blessé par un éclat d'obus qui lui perfore le poumon, il est, par erreur, officiellement déclaré « mort de blessures », mais il survit et part en convalescence en Angleterre où il termine la guerre après un bref retour en France. Il échappe de peu à la grippe espagnole. En 1919, il reprend ses études à l'université d'Oxford et se spécialise en langue et littérature anglaises.
Marié en , sa vie conjugale souffre d'épisodes de stress post-traumatique. Il divorce de Nancy Nicholson en 1929.

Sa connaissance des mythes européens lui permet de rédiger de nombreux livres, dont deux en particulier ont rencontré le succès : La Déesse Blanche (aujourd'hui édité sous le titre Les Mythes celtes) et Les Mythes grecs. Malgré quelques critiques venues d'historiens (notamment concernant un penchant pour l'évhémérisme et certaines réflexions datées du philologue Bachofen sur les sociétés archaïques, supposées matriarcales, par exemple), ces ouvrages, en particulier Les Mythes grecs, sont appréciés essentiellement pour leur exhaustivité, leur ambition étant de recenser l'ensemble des mythes dans les différentes versions connues, selon les sources, depuis l'Antiquité.
En 1929, Graves publie ses souvenirs, essentiellement de la Première Guerre mondiale, dans Good-Bye to All That. Ce titre désabusé est justifié à la fin de l'avant-dernier chapitre dans lequel il évoque très brièvement son divorce : « We parted on May 6th, 1929. She, of course, insisted on keeping the children. So, I went abroad, resolved never to make England my home again ; which explains the “Goodbye to All That” of this title »,.
Il s'exile en 1929 avec Laura Riding à Majorque, au village de Deià, où il vit pendant quarante-sept années.
À une époque où les relations entre personnes de même sexe sont illégales au Royaume-Uni, Robert Graves est bisexuel et entretient des relations amoureuses intenses tant avec des hommes qu'avec des femmes, qualifiant lui-même cette orientation de « pseudo-homosexualité ». Dans les années cinquante, il fait la connaissance d'Ava Gardner, actrice américaine réputée pour sa beauté, sa liberté et ses nombreux rôles mythologiques, qui représente à ses yeux une incarnation terrestre du féminin, sacré, de la déesse qu'il explore dans ses ouvrages. Celle-ci lui rend visite à Majorque en 1956. Graves lui dédie son poème The Portrait (de 1951) qu'il estime être son portrait vivant, et raconte cette fameuse visite dans une nouvelle intitulée Un toast pour Ava Gardner (A Toast to Ava Gardner), publiée dans son recueil Complete Short Stories. Il lui dédiera plus tard un autre poème : Ne pas dormir (1964). Ils resteront liés et poursuivront une correspondance "chaleureuse et gratifiante" dans ce qu'elle considère une véritable "complicité amoureuse".
Robert Graves est surtout connu pour son roman historique Moi, Claude, adapté en 1976 pour la télévision sous le titre Moi Claude empereur (I, Claudius). Cette mini-série britannique est réalisée par Herbert Wise, avec Derek Jacobi dans le rôle titre.