Robert Graves

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Graves.

Robert Graves
L'écrivain en 1929.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Robert Ranke GravesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Robert von Ranke GravesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
King's College School (en)
Copthorne Preparatory School (en)
St John's College
Hillbrow School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Alfred Perceval Graves (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Amalie von Ranke (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoints
Nancy Nicholson (en) (jusqu'en )
Beryl Pritchard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Jennifer Graves (d)
David Graves (d)
Catherine Graves (d)
Samuel Graves (d)
William Graves (d)
Lucia Graves (en)
Juan Graves (d)
Tomás Graves (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Arme
Grade militaire
Conflit
Genre artistique
Distinctions
Prix James Tait Black ()
Prix Hawthornden ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Liste détaillée
Prix James Tait Black ()
Prix Hawthornden ()
Russell Loines Award for Poetry
King’s / Queen’s Gold Medal for Poetry (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
signature de Robert Graves
Signature.
Plaque commémorative.
Vue de la sépulture.

Robert Ranke Graves, né le à Wimbledon (Londres) et mort le à Deià (île de Majorque, Espagne), est un poète et romancier britannique.

Biographie

Robert Graves est le fils de l'écrivain irlandais Alfred Perceval Graves et de son épouse, née Amalia von Ranke (petite-nièce de l'historien Leopold von Ranke). Il interrompt ses études pour s'engager en 1914 et devient capitaine dans un régiment des Royal Welsh Fusiliers. En 1916, il participe à la bataille de la Somme. Grièvement blessé par un éclat d'obus qui lui perfore le poumon, il est, par erreur, officiellement déclaré « mort de blessures », mais il survit et part en convalescence en Angleterre où il termine la guerre après un bref retour en France. Il échappe de peu à la grippe espagnole. En 1919, il reprend ses études à l'université d'Oxford et se spécialise en langue et littérature anglaises.

Marié en , sa vie conjugale souffre d'épisodes de stress post-traumatique. Il divorce de Nancy Nicholson en 1929.

La maison de l’écrivain à Déia.

Sa connaissance des mythes européens lui permet de rédiger de nombreux livres, dont deux en particulier ont rencontré le succès : La Déesse Blanche (aujourd'hui édité sous le titre Les Mythes celtes) et Les Mythes grecs. Malgré quelques critiques venues d'historiens (notamment concernant un penchant pour l'évhémérisme et certaines réflexions datées du philologue Bachofen sur les sociétés archaïques, supposées matriarcales, par exemple), ces ouvrages, en particulier Les Mythes grecs, sont appréciés essentiellement pour leur exhaustivité, leur ambition étant de recenser l'ensemble des mythes dans les différentes versions connues, selon les sources, depuis l'Antiquité.

En 1929, Graves publie ses souvenirs, essentiellement de la Première Guerre mondiale, dans Good-Bye to All That. Ce titre désabusé est justifié à la fin de l'avant-dernier chapitre dans lequel il évoque très brièvement son divorce : « We parted on May 6th, 1929. She, of course, insisted on keeping the children. So, I went abroad, resolved never to make England my home again ; which explains the “Goodbye to All That” of this title »,.

Il s'exile en 1929 avec Laura Riding à Majorque, au village de Deià, où il vit pendant quarante-sept années.

À une époque où les relations entre personnes de même sexe sont illégales au Royaume-Uni, Robert Graves est bisexuel et entretient des relations amoureuses intenses tant avec des hommes qu'avec des femmes, qualifiant lui-même cette orientation de « pseudo-homosexualité ». Dans les années cinquante, il fait la connaissance d'Ava Gardner, actrice américaine réputée pour sa beauté, sa liberté et ses nombreux rôles mythologiques, qui représente à ses yeux une incarnation terrestre du féminin, sacré, de la déesse qu'il explore dans ses ouvrages. Celle-ci lui rend visite à Majorque en 1956. Graves lui dédie son poème The Portrait (de 1951) qu'il estime être son portrait vivant, et raconte cette fameuse visite dans une nouvelle intitulée Un toast pour Ava Gardner (A Toast to Ava Gardner), publiée dans son recueil Complete Short Stories. Il lui dédiera plus tard un autre poème : Ne pas dormir (1964). Ils resteront liés et poursuivront une correspondance "chaleureuse et gratifiante" dans ce qu'elle considère une véritable "complicité amoureuse".

Robert Graves est surtout connu pour son roman historique Moi, Claude, adapté en 1976 pour la télévision sous le titre Moi Claude empereur (I, Claudius). Cette mini-série britannique est réalisée par Herbert Wise, avec Derek Jacobi dans le rôle titre.


Œuvre

La liste qui suit est fondée sur la bibliographie de Higginson qui fait référence et comporte les différences entre les titres respectifs des éditions britanniques et américaines.

Poésie

Anthologie parue en France

  • Poèmes choisis, choix et traduction par Anne Mounic, Paris, Club des poètes, 1994 (ISBN 2-9506210-6-6) ; réédition sous le titre Poèmes, Paris / Montréal, l'Harmattan, coll. « Poètes des cinq continents », no 279, 2000 (ISBN 2-7384-9579-6)

Romans

Il s'agit pour la plupart de romans historiques : 

Recueils de nouvelles

Autres ouvrages

Filmographie

Comme scénariste

Au cinéma

À la télévision

Adaptations de ses œuvres par des tiers

Au cinéma

À la télévision

Notes et références

  1. ↑ A. Sillery et V. Sillery, St. John's College Biographical Register 1919-1975, vol. 3, Oxford: St. John’s College, , p. 42
  2. ↑ Mariage auquel assistent notamment le poète Wilfred Owen et Charles Kenneth Scott Moncrieff.
  3. ↑ « Nous nous séparâmes le . Bien sûr, elle insista pour avoir la garde des enfants. Aussi, je partis pour l'étranger, résolu à ne jamais remettre les pieds en Angleterre, ce qui explique le “Au revoir à tout cela” de mon titre ».
  4. ↑ Robert Graves, Goodbye to All That, Harmondsworth, Penguin Modern Classics, Penguin Books, 1969, page 279.
  5. ↑ « La maison de Robert Graves à Majorque », sur PIAF Majorque, (consulté le ).
  6. ↑ Graves, Robert. Good-Bye to All That, Penguin Group (Australie), 2014, p. 33
  7. ↑ Laurent Dolet, Ava Gardner, des films au mythe, La Madeleine, LettMotif, , 362 p. (ISBN 978-2-36716-401-4), p. 189-191
  8. ↑ Benjamin FAU, « Moi, Claude empereur », dans Nils C. AHL, Benjamin FAU, Dictionnaire des séries télévisées, Paris, Philippe Rey, , 1112 p. (ISBN 9782848765563), p. 652

Bibliographie

Annexes

Articles connexes

Liens externes