| Baron | |
|---|---|
| - | |
| Prédécesseur | |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Robert Ernest Frédéric Marie de Nervo |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Famille |
Christophe de Nervo (grand-père) Prosper de Barante (grand-père) Jacques de Nervo (petit-fils) Léon Talabot (beau-père) |
| Propriétaire de | |
|---|---|
| Parti politique | |
| Membre de | |
| Distinctions |
Robert Ernest Frédéric Marie, 3e baron de Nervo, né le à Paris et mort le à Dammarie-les-Lys, est un homme politique et un industriel français.
La famille de Nervo est d’origine suisse, elle trouve son origine dans un hameau proche d’une vallée sombre et boisée (Val noir) située à Prez-vers-Siviriez, dans la Glâne fribourgeoise, à deux pas de Romont, où elle est citée dès la fin du XIVe siècle. Elle s'établit par la suite à Bouloz dans le canton de Fribourg où elle apparaît dès la première moitié du XVIe siècle et semble avoir possédé la noblesse dès cette époque,. Elle s’établit à Lyon au début du XVIIe siècle où on les trouve marchands sans qualificatifs de noblesse au début du XVIIe siècle.
Robert Ernest Frédéric Marie de Nervo est le fils du baron Gonzalve de Nervo (1804-1897), écrivain, historien, officier de l'armée espagnole et personnalité politique, et d'Adélaïde Brugière de Barante. Il est le petit-fils de l'amiral Christophe Olympe de Nervo et du baron Prosper de Barante, ainsi que le frère du préfet Fernand de Nervo.
Il épouse en premières noces, le , Lucie-Agathe Talabot (1844-1873), fille de Léon Talabot et nièce de Paulin Talabot, dont trois enfants :
Le , il épouse en seconde noces, Élisa-Claire Sanson de Sansal (1853-1941), petite-fille du rosomane Jean Desprez, dont deux enfants
Il est le grand-père de Jacques, Édouard, et Yvonne, épouse de Robert Lemaignen.
Lors de la Commune de Paris de 1871, Robert de Nervo quitta la ville avec les réserves de la PLM, dissimulées sous son manteau, soit 6,5 millions de francs-or, qu'il déposa à la Banque de France à Clermont-Ferrand.
Il devient membre actif de la Société de l'histoire de France en 1874, pour laquelle en 1903, il devient membre du conseil jusqu'à son décès. Son siège devenu vacant alors que son pouvoir devait expirer en 1912, est repris par Gustave Dupont-Ferrier à l'issue de l'assemblée générale du .
Son frère ainé Fernand meurt en 1883 sans descendance, il hérite en conséquence du titre héréditaire de « Baron de Nervo » au décès de son père, le .
Robert de Nervo devient administrateur en 1884 de la Société des hauts fourneaux et des forges de Denain et d'Anzin, puis président en 1888. II entreprit de moderniser et rénover les hauts fourneaux et acquit la Compagnie minière d'Azincourt afin de garantir un approvisionnement en charbon à prix abordable. Au début des années 1900, Denain-Anzin possédait l'une des aciéries Thomas les plus importantes et les plus performantes du pays. Il deviens vice-président de la PLM en 1896.
Robert de Wendel, président du Comité des forges de France (CFF) et vice-président de l' Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), décède en 1903 et Robert de Nervo devient président du CCF et vice-président de l'UIMM.
En , à son initiative, les présidents de sociétés Edmond Duval, Albert Jouet-Pastré et Léon Lévy demandent la création d'un comité restreint chargé d'élaborer un accord de coopération étroite entre le CFF, l'UIMM et les associations de fabricants de matériel ferroviaire, de chantiers navals et de fabricants de matériel de guerre. Cet accord est finalisé en février 1904, avec Robert Pinot comme secrétaire général. Robert de Nervo restitue son siège de président du CCF en 1907, il est fait président honoraire et Florent Guillain lui succède.
Robert de Nervo à également été président des Ateliers et Chantiers de la Loire, de la Société des mines et fonderies de Pontgibaud, de la Société Mokta El Hadid, vice-président de la Compagnie des phosphates de Gafsa, administrateur des Docks de Marseille, de la Société des Hauts-Fourneaux, forges et aciéries du Saut-du-Tarn, conseiller général du canton d'Olliergues (Puy-de-Dôme) et conseiller municipal d'Olliergues.
Robert de Nervo, atteint par la maladie, meurt le à Dammarie-les-Lys à l'âge de 66 ans. Il était apprécié de ses pairs, notamment pour ses échanges et sa diligence comme en témoigne le discours du président de la Société de l'histoire de France de l'époque :
« Avec lui disparaissaient le charme d’une conversation toujours pleine et intéressante, le coup d’œil toujours juste de la résolution à prendre et les conseils d’une expérience toujours prête à se mettre au service de quiconque y faisait appel. »
— Extrait de l'éloge funèbre prononcé par Joseph Delaville Le Roulx, président de la Société de l'histoire de France, lors de l'assemblée générale du 3 mai 1910

Annoncé être inhumé au sein de la chapelle du château de Barante, sa dépouille est finalement inhumée au cimetière de la Chabasse situé sur la commune d'Olliergues. Il repose au côté de ses deux épouses, de son frère Fernand, de son fils Jean (1884-1934), de sa mère, de sa grand-mère paternelle Zoé de Margency (1779-1852), d'Élisabeth Heurteau (1918-2001, épouse de son petit-fils François, fils de Jean) et de Louis de Perrigny (1828-1835, cousin décédé à l'âge de sept ans, fils de Inès de Nervo et de Théodat de Taillevis de Perrigny).
Présidence, vice-présidence, :
Administrateur de société, :
Christophe Olympe, 1er baron de Nervo, fut créé baron de l'Empire par lettres-patentes du de l'Empereur Napoléon I, puis baron héréditaire par ordonnance royale de Louis XVIII du ,. A ce titre, la baronnie est transmise à la descendance par primogéniture masculine, et en tant qu'unique héritier survivant de le fratrie, Robert de Nervo, reçoit cet héritage au décès de son père.
Les armoiries de la famille de Nervo instaurés par l'ordonnance royale se déclinent ainsi :