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Henny Porten (sœur) |
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Rosa Porten, née le et morte le , est une scénariste, actrice et réalisatrice allemande active à l'époque du cinéma muet,,.
Porten nait le à Düsseldorf, Allemagne, de Franz Porten et de Wincenzia Porten (née Wybiral). Elle a une sœur cadette, Henny Porten, et un frère cadet, Fritz Porten. Son père était chanteur d'opéra et sa sœur actrice de cinéma.
Enfant, Porten et sa sœur jouent souvent dans des pièces de théâtre à l'école[réf. nécessaire]. Grâce à son père, elle participe d’abord à des représentations du Verein der Rheinländer, puis a régulièrement de petits rôles sur des scènes de Berlin. En 1907, elle obtient son premier engagement important au Théâtre Thalia de Berlin.
En 1906, son père Franz met Rosa Porten et sa sœur en contact avec la cinématographie, encore peu développée à l’époque, et leur procure leurs premières apparitions dans les « films parlants » de l’époque. Son premier film est Meißner Porzellan.
En 1911, Porten écrit son premier scénario pour le film Das Liebesglück der Blinden, avec sa sœur dans le rôle principal. Ce film marque le début de la carrière de Henny Porten comme star du cinéma muet. Rosa Porten écrit plus de vingt scénarios, dont certains sont réalisés en collaboration avec son mari, le réalisateur Franz Eckstein, et dans lesquels elle joue souvent un rôle. Dans Premier amour (1918), elle assume en plus du scénario et de la réalisation la fonction de cadreuse.
Après la Première Guerre mondiale, elle poursuit non seulement son activité de scénariste, mais tente aussi sa chance comme écrivaine. Parmi ses œuvres figurent les romans Filmprinzeß, Androgyne et Die neue Generation.
Dès avant l’avènement du cinéma parlant elle se retire en Bavière. Elle avait déjà joué son dernier rôle au cinéma muet en 1920. Après la mort de son mari en , à Bauerhufen en Poméranie, peu avant l’entrée de l’Armée rouge, l’ancienne actrice reste quelque temps dans cette région désormais peuplée de Polonais et sous domination des soldats soviétiques. « C’était l’enfer ! », se plaignait Rosa Porten selon la Pommersche Zeitung du . Ce n’est qu’à la fin de qu’elle réussit à fuir vers l’Ouest (dans le sud de l’Allemagne). À partir du , elle apparait pour la dernière fois devant la caméra, dans les studios de Munich-Geiselgasteig, dans le dernier film inachevé de Jenny Jugo, la comédie d’aventures et de voyages Land der Sehnsucht, sous la direction d’Erich Engel.
Rosa Porten vit ensuite sous le nom de Thérèse Eckstein à Pullach im Isartal, dans le quartier de Großhesselohe.
En tant que réalisatrice, les films de Porten sont remarquables pour leurs intrigues centrées sur les femmes.
Voici une liste sélectionnée d'œuvres de Porten. Les archivistes du cinéma pensent que Porten a travaillé sur plus de cinquante films, mais la plupart ont été perdus en raison de la nature inflammable des films de cette période. Ses films ont été présentés dans des festivals de cinéma tels que la Cinquième Conférence internationale Women and the Silent Screen à l’Université de Stockholm, en Suède, en , au Il Cinema Ritrovato, ainsi qu’à l’occasion de la Journée mondiale du patrimoine audiovisuel de l’UNESCO en 2010 et 2014.
En tant que réalisatrice, Porten a souvent co-réalisé avec son mari, Franz Eckstein ; dans ces cas, elle utilise le pseudonyme de Dr. R. Portegg.