Rue Jacques-Cujas

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Rue Jacques-Cujas
Image illustrative de l’article Rue Jacques-Cujas
Situation
Coordonnées 43° 36′ 05″ nord, 1° 26′ 29″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Capitole
Début no 38 rue Peyrolières
Fin no 24 place de la Bourse
Morphologie
Longueur 116 m
Largeur 6 m
Odonymie
Anciens noms Rue de la Tour-de-Najac (début du XIVe – XVIIIe siècle)
Rue des Drapiers (milieu du XVe – XVIIIe siècle)
Rue Rousseau (1794)
Nom actuel 15 avril 1806
Nom occitan Carrièra Jacme Cujas
Histoire et patrimoine
Création avant le XIIIe siècle
Protection Site patrimonial remarquable (1986)
Notice
Archives 315552086406
Chalande 213
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue Jacques-Cujas
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue Jacques-Cujas

La rue Jacques-Cujas (en occitan : carrièra Jacme Cujas) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès

Description

La rue Jacques-Cujas est une voie publique. Elle se situe au cœur du quartier du Capitole.

Elle naît perpendiculairement à la rue Peyrolières, presque dans le prolongement de la rue de la Daurade. Elle suit un parcours relativement rectiligne de 116 mètres de long, d'ouest en est. Elle reçoit la rue du Prieuré à gauche, puis se termine au carrefour de la place de la Bourse. Elle est prolongée à l'est par les rues Temponières, Peyras, Genty-Magre, Antonin-Mercié, Cantegril et d'Astorg. Sa largeur est d'environ 6 mètres sur tout son parcours.

La chaussée compte une voie de circulation automobile en sens unique. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

Voies rencontrées

La rue Jacques-Cujas rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Rue Peyrolières
  2. Rue du Prieuré (g)
  3. Place de la Bourse

Odonymie

Plaques de rue en français et en occitan.

Le nom de la rue Jacques-Cujas rend hommage à une célèbre figure toulousaine, Jacques Cujas. Le jurisconsulte est né dans une maison de cette rue (emplacement de l'actuel no 12). Celle-ci a reçu ce nom le , par décision municipale, à la suite d'une initiative du Journal de la Haute-Garonne.

Au Moyen Âge, dès la première moitié du XIVe siècle au moins, cette petite rue portait le nom de rue de la Tour-de-Najac, car elle aboutissait à la place du même nom (actuelle place de la Bourse), où se trouvait la tour de la famille de Najac. Au milieu XVe siècle, elle portait aussi le nom de rue des drapiers, car les marchands de draps étaient particulièrement nombreux dans cette rue. Le « clos de la draperie » se trouvait d'ailleurs au bout de la rue. En 1794, pendant la Révolution, la rue est renommée – comme la rue de la Daurade, dont elle est la continuation – en hommage au philosophe des Lumières, Jean-Jacques Rousseau.

Histoire

Moyen Âge et période moderne

Au Moyen Âge, la rue de la Tour-de-Najac dépend, pour les maisons du côté nord, du capitoulat du Pont-Vieux et, pour les maisons du côté sud, du capitoulat de Saint-Pierre-Saint-Martin, réuni en 1438 au capitoulat de la Daurade. La population est principalement composée de marchands drapiers qui donnent leur nom à la rue. Ils sont effectivement nombreux dans les rues qui aboutissent à la place de la Tour-de-Najac (actuelle place de la Bourse), particulièrement la Grande-rue Malcousinat (actuelle rue de la Bourse). Loin d'être de pauvres artisans, ces drapiers sont généralement de riches bourgeois. Ils organisent la production du tissu en contrôlant toute la filière de production textile, achetant les tissus grossiers aux tisserands, puis les faisant transformer par les pareurs (paradors en occitan), les foulonniers ou les teinturiers, avant de les vendre. Leur corporation possède, dans une maison à l'angle de la rue et de la place de la Tour-de-Najac, un lieu de réunion, connu comme le « clos de la Draperie » (en occitan : ombrador de la Draperia).

Le grand incendie du ruine la rue. La population reste populaire et la plupart des maisons reconstruites au cours du XVIe siècle ne sont que de simples maisons en corondage (actuels no 5, 9, 11 et 15 ; no 8 et 10), malgré les interdictions répétées des capitouls. La présence des marchands et des artisans textiles ne se dément pas après le XVIe siècle. Le tondeur de draps Guillaume Cugeux ou Cujas, père du jurisconsulte Jacques Cujas, s'installe dans une maison de cette rue, où grandit son fils (actuel no 12).

Si les vastes hôtels particuliers de parlementaires restent rares dans cette rue comme dans le quartier, on note cependant la construction de belles demeures pour certains membres de l'élite locale, tel le marchand Antoine Martin en 1612 (actuel no 7) ou Guillaume Rigail d'Ouvrier, conseiller aux requêtes du parlement, vers 1630. À partir du XVIIIe siècle, la rue se transforme sous l'impulsion des travaux d'élargissement des voies de la ville et d'embellissement des façades. C'est à cette époque que sont reconstruits la plupart des immeubles, faisant disparaître les façades plus anciennes (actuels no 13 ; no 2-4 et 18).

Époque contemporaine

Les travaux se poursuivent, au XIXe siècle, donnant à la rue son visage actuel (actuels no 1-3 ; no 2, 10, 16 et 20-22).

Au tournant des années 2000, la rue Jacques-Cujas ne bénéficie pas vraiment des opérations de réhabilitation du centre-ville, qui touchent principalement la place de la Bourse en 1999, puis la rue Peyrolières en 2003. Elle profite cependant de l'attractivité nouvelle du quartier et voit les boutiques, principalement de vêtement, se multiplier.

Le , la toiture de l'immeuble inhabité situé au N.4 s'effondre sans faire de victimes.

Patrimoine et lieux d'intérêt

Personnalités

Portrait anonyme de Jacques Cujas (vers 1580, Cour d'appel de Toulouse).

Notes et références

  1. ↑ Chalande 1919, p. 221.
  2. ↑ Chalande 1919, p. 221-222.
  3. ↑ Chalande 1919, p. 257.
  4. ↑ Chalande 1919, p. 191-192.
  5. ↑ Fossier 2000, p. 235.
  6. 1 2 3 4 Chalande 1919, p. 222.
  7. 1 2 Chalande 1919, p. 227.
  8. ↑ Chalande 1919, p. 223.
  9. ↑ « Sept mois de travaux pour la rue Peyrolières », La Dépêche du Midi, 4 mars 2003.
  10. ↑ Notice no IA31131113, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  11. ↑ Notice no IA31131086, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  12. ↑ Notice no IA31131115, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  13. ↑ Notice no IA31131087, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  14. ↑ Notice no IA31124906, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  15. ↑ Notice no IA31131104, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  16. ↑ Notice no IA31131126, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  17. ↑ Notice no IA31130562, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  18. ↑ Notice no IA31131088, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  19. ↑ Notice no IA31130563, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  20. ↑ Notice no IA31131085, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  21. ↑ Notice no IA31131116, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  22. ↑ Notice no IA31131037, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  23. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 459.
  24. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 93-94.

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes