Rue des Chalets

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Rue des Chalets
Image illustrative de l’article Rue des Chalets
La rue des Chalets.
Situation
Coordonnées 43° 36′ 49″ nord, 1° 26′ 29″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Chalets
Début no 2 boulevard d'Arcole
Fin no 69 boulevard Matabiau
Morphologie
Longueur 705 m
Largeur 10 m
Odonymie
Anciens noms Chemin de Pouzonville (XVIe siècle-1860)
Nom actuel 1860
Nom occitan Carrièra dels Chalets
Histoire et patrimoine
Création avant le XVIIe siècle
Lieux d'intérêt Villa
Collège des Chalets
Institut Cervantes
Notice
Archives 315551603252
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue des Chalets
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue des Chalets

La rue des Chalets (en occitan : carrièra dels Chalets) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès

Description

La rue des Chalets est une voie publique. Elle traverse de quartier du même nom.

Longue de 705 mètres, elle relie le boulevard d'Arcole au boulevard Matabiau, qui longe le canal du Midi. Elle est située dans un quartier résidentiel constitué de demeures traditionnelles toulousaines ainsi que d’habitations cossues. Hormis les activités médicales et paramédicales, la rue des Chalets accueille également un bar[réf. souhaitée].

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile à sens unique, depuis le boulevard d'Arcole vers le boulevard Matabiau. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas de piste, ni de bande cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

Voies rencontrées

La rue des Chalets rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Boulevard d'Arcole (d)
  2. Rue de Quéven (d)
  3. Rue de Verdun (d)
  4. Rue du Capitaine-Paul-Escudié (d)
  5. Rue Édouard-Dulaurier (g)
  6. Rue de Coulmiers (d)
  7. Rue Saint-Hilaire (d)
  8. Rue Henri-Douvillé (g)
  9. Rue Dominique-Ingres (d)
  10. Rue Ernest-Mérimée (g)
  11. Rue Saint-Honest (d)
  12. Rue de la Balance (g)
  13. Rue Vauban (g)
  14. Boulevard Matabiau

Transports

La rue des Chalets n'est pas directement desservie par les transports en commun Tisséo. Elle se trouve cependant à proximité des boulevards d'Arcole et de Strasbourg, où se trouvent la station de métro Jeanne-d'Arc, sur la ligne de métro Ligne B du métro de Toulouse, ainsi que les arrêts des lignes des Linéo L1L9L14 et des bus 152329394570, ainsi que de la navette Ville. Au nord, la rue des Chalets débouche sur le boulevard Matabiau, où se trouvent les arrêts des lignes de bus 1527, à proximité de la station de métro Canal-du-Midi.

Il existe plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse le long de la rue des Chalets et des voies les plus proches : les stations no 57 (15 rue Jean-Baptiste-Merly), no 58 (4 rue de la Concorde) et no 92 (31 rue des Chalets).

Odonymie

Plaque de rue en français.

L'origine du nom de la rue des Chalets est obscure. Selon Isabelle Bâlon Barberis, elle le devrait son nom aux chalets et petites maisons qui abritaient au début du XIXe siècle les « amours clandestines » des militaires de la caserne Compans. Ce nom de Chalets était par ailleurs partagé avec plusieurs rues du quartier : la petite-rue des Chalets (actuelle rue Saint-Honest), la petite-rue Traversière-des-Chalets (actuelle rue Henri-Douvillé) et la rue Neuve-des-Chalets (actuelle rue Ernest-Mérimée). On le retrouvait également pour la rue Saint-Dominique-des-Chalets, devenue simplement la rue Saint-Dominique au milieu du XXe siècle.

Dans les textes les plus anciens, au XVIe siècle, la rue des Chalets est désignée comme le chemin de Pouzonville ou le chemin de traverse de Pouzonville. On sait que ce nom de Pouzonville s'appliquait à une porte du rempart de la ville (porta de Posamilano, mais aussi porta Podii Milavi, ou encore porta Posomvilla en latin médiéval), qui protégeait depuis le XIe siècle le bourg Saint-Sernin, et qui se trouvait dans l'axe de l'actuelle rue Merly (emplacement entre les actuels no 17 et 46). L'origine de ce nom est en revanche mystérieuse : pour Pierre Salies, il pourrait bien s'agir d'un puits (potz en occitan, puteus en latin) ou bien d'une colline (puèg en occitan, podium en latin), portant – peut-être – le nom de la ville de Millau (Miliavus ou Miliavanus en latin).

Histoire

Au Moyen Âge, le quartier des Chalets est un faubourg situé à l’extérieur de la vieille ville et abrite une activité maraîchère.

Le quartier se transforme en 1840 avec la création des boulevards et s’urbanise avec l’arrivée du chemin de fer en 1860. C’est à partir de cette époque que des familles bourgeoises s’y installent dans de belles demeures.

Patrimoine et lieux d'intérêt

Collège des Chalets

À la fin du XIXe siècle, le maître-verrier Louis-Victor Gesta possède un vaste terrain entre la rue des Chalets et la rue Alexandre-Cabanel – d'ailleurs, sa demeure, le Château des Verrières, et sa manufacture de verre se trouvent à proximité (actuel no 2 rue Godolin). En 1875, il propose à la municipalité de louer ses terrains et d'y construire des bâtiments pour les couchages des troupes du 17e régiment d'infanterie, la Literie Militaire. C'est Louis-Victor Gesta, probablement aidé par l'architecte de la ville, Joseph Raynaud, qui réalise les plans des bâtiments, élevés entre 1877 et 1878. Ils sont gérés par le ministère de la Guerre jusqu'en 1954, date à laquelle ils sont rendus à la ville de Toulouse. Le conseil municipal décide d'y ouvrir une école de filles, annexe du lycée Raymond-Naves qui a ouvert en 1949 dans les bâtiments de l'ancienne caserne Saint-Charles (actuel lycée Ozenne, no 2 rue Merly). Plusieurs travaux d'aménagement sont réalisés à ce moment. En 1964, l'école est séparée du lycée Raymond-Naves et devient un collège d'enseignement secondaire (CES), renommé Les Chalets en 1972. En 1977, une partie des bâtiments est surélevée sur les plans des architectes Roger Brunerie et Jean Sassus. Entre 2005 et 2006, de nouveaux travaux, menés par le cabinet des architectes Claude Brancher et Gilles Romeu a permis l'extension et la rénovation des bâtiments,. Il accueille 579 élèves en 2019[réf. souhaitée].

Institut Cervantes

no 31 : façade de l'Institut Cervantes.

Une maison, de style Art nouveau, est construite, à la fin du XIXe siècle ou au début du siècle suivant. Elle est surélevée en 1911 par l'architecte Georges Masquet, dans le même goût, pour les époux Couret. L'édifice est acheté par le gouvernement espagnol pour abriter la Casa de España, puis l'Institut Cervantes de Toulouse en 1996. C’est une représentation d'État qui dépend des ministères français des Affaires étrangères et de l'Éducation nationale. Il a pour mission de promouvoir l'enseignement de la langue espagnole et de diffuser la culture espagnole et hispano-américaine.

Immeubles et maisons

Personnalités

Références

  1. 1 2 Mathieu Arnal, « Patrimoine. Retour sur l’histoire des Chalets, un quartier discret en plein centre-ville », sur actu.fr, .
  2. 1 2 Salies 1989, vol. 1, p. 255.
  3. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 408.
  4. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 307.
  5. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 163 et 300.
  6. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 308.
  7. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 254.
  8. ↑ Notice no IA31170034, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  9. ↑ Notice no IA31127210, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  10. ↑ Notice no IA31112714, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  11. ↑ Notice no IA31112533, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  12. ↑ Notice no PA31000130, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. ↑ Notice no IA31120901, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  14. ↑ Notice no IA31112539, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  15. ↑ Notice no IA31120898, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  16. ↑ Notice no IA31120905, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  17. ↑ Notice no IA31112562, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  18. ↑ Notice no IA31112567, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  19. ↑ Notice no IA31112558, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  20. ↑ Notice no IA31120907, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  21. ↑ Notice no IA31120906, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  22. ↑ Notice no IA31112569, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  23. ↑ Notice no IA31120910, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  24. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 27.
  25. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 43.
  26. ↑ Acte de naissance no 2543, Registres d'état civil de 1900, sur le site des archives municipales de Toulouse (consulté le 21 juin 2022).
  27. ↑ « François, Gustave Vicomte TOUSSAINT », Les Maires de Toulouse, sur le site des Archives municipales de Toulouse (consulté le 13 mars 2021).

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes