Rue du Bac

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Pour les articles homonymes, voir Rue du Bac (homonymie) et Bac.

7e arrt
Rue du Bac
Voir la photo.
Rue du Bac en 2021.
Voir la plaque.
Situation
Arrondissement 7e
Quartier Saint-Thomas-d’Aquin
Début 35, quai Voltaire et 1, quai Valéry-Giscard-d'Estaing
Fin 24, rue de Sèvres
Morphologie
Longueur 1 150 m
Largeur 20 m
Historique
Ancien nom Grand chemin du Bac
Ruelle du Bac
Grande rue du Bac
Géocodification
Ville de Paris 0605
DGI 0620
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue du Bac
Géolocalisation sur la carte : 7e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 7e arrondissement de Paris)
Rue du Bac
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue du Bac est une voie située dans le 7e arrondissement de Paris.

Situation et accès

Longue de 1 150 mètres, la rue du Bac part des quais Voltaire et Valéry-Giscard-d'Estaing et se termine rue de Sèvres. Elle traverse la place René-Char.

Rue du Bac est également le nom d'une station de métro située au croisement du boulevard Raspail (ligne 12) et de la rue du Bac.

Le quartier est desservi par les lignes 10 et 12 à la station Sèvres-Babylone et par la ligne 12 à la station Rue du Bac.

Origine du nom

La voie doit son nom au bac établi vers 1550 sur l'actuel quai Voltaire, qui transportait au XVIe siècle les blocs de pierre, provenant des carrières souterraines de Notre-Dame-des-Champs et de Vaugirard, destinés à la construction du palais des Tuileries ; il traversait la Seine à l'emplacement de l'actuel pont Royal.

Historique

La rue a d'abord été appelée « grand chemin du Bac », puis « ruelle du Bac » et « grande rue du Bac ».

Avant le règne d’Henri IV, aucune maison n’est bâtie. Jusqu’au début du XVIIIe siècle, les terrains longeant la Seine de chaque côté de la rue sont constitués de chantiers.

Elle a été construite sous Louis XIV à l'emplacement du pont Rouge, édifié en bois à partir de 1632 par le financier Louis Le Barbier, sur décision de Louis XIII, après qu'il a assisté à un accident du bac.

Elle est citée sous le nom de « rue du Bacq » dans un manuscrit de 1636.

Le peintre impressionniste anglais James Abbott McNeill Whistler s'y installe en 1892, avec sa femme Beatrice Whistler, dans l'atelier d'Antonio de La Gandara, pour terminer son portrait en cours du comte Robert de Montesquiou.

Le 11 mars 1918, durant la Première Guerre mondiale, une bombe explose au carrefour rue du Bac-boulevard Saint-Germain-boulevard Raspail, sur le refuge central près de la statue de Chappe, lors d'un raid effectué par des avions allemands. Le , un autre bombardement aérien touche le no 83.

Le 29 mai 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au no 97 rue du Bac.

Dans les années 1980, selon plusieurs organes de presse, un groupe pédocriminel composé de personnalités de l’intelligentsia parisienne (écrivain, journaliste, avocat et médecin), aurait opéré dans un « somptueux appartement » de la rue : il s'agit de l'affaire des hommes de la rue du Bac,,.

En , l'espace du trottoir à l'intersection de la rue du Bac avec la rue de Montalembert prend officiellement le nom de « place Gabriel-García-Márquez ».

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

L’hôtel est bâti, à fin d’investissement immobilier, pour le compte de l’hôpital des Incurables. Sur les quatre hôtels contigus sur la rue du Bac, seul le 101 subsiste.

Apparitions mariales

Azulejos représentation les apparitions de la Vierge à sainte Catherine Labouré.

La chapelle au numéro 140 est mondialement connue pour des événements survenus en 1830 : l'apparition de la Vierge à une jeune religieuse, Catherine Labouré. Ces apparitions mariales n'ont pas fait l'objet d'une enquête canonique et n'ont donc pas « canoniquement été reconnues » par l'Église catholique. Mais, indirectement, l’Église catholique a donné des signes de reconnaissance et officiellement encouragé la dévotion à la Vierge, suivant le témoignage de la religieuse. Le récit des événements n'est connu que par le témoignage écrit et oral de cette seule religieuse.

Bibliographie

Notes et références

  1. 1 2 Marie-Louise Pailleron, Le ruisseau de la rue du Bac, Paris, Firmin-Didot et Cie, , pages 38, 40.
  2. ↑ Pierre Lavedan, Histoire de l'urbanisme à Paris, Paris, Hachette, 1975, p. 177.
  3. 1 2 Monument à Claude Chappe – Paris (75007) (fondu).
  4. 1 2 1869 – Le Boulevard Raspail.
  5. ↑ Exelsior du 8 janvier 1919 : Carte et liste officielles des bombes d'avions et de zeppelins lancées sur Paris et la banlieue et numérotées suivant leur ordre et leur date de chute.
  6. ↑ Excelsior du 9 janvier 1919 : Carte et liste officielles des obus lancés par le canon monstre et numérotés suivant leur ordre et leur date de chute.
  7. ↑ « Les hommes de la rue du Bac : l’enfer d’un réseau pédophile au cœur de l’intelligentsia parisienne », sur radiofrance.fr, 22 juin 2024.
  8. ↑ Dov Alfon, « Les hommes de la rue du Bac : des faits glaçants et un récit à visage découvert », Libération, 13 juin 2024.
  9. ↑ Guillaume Malaurie, « Mathilde Brasilier : J’ai vu Claude Imbert avec Michel Tournier chez mon père », Challenges, 22 juin 2024.
  10. ↑ « Inauguration de la place Gabriel-Garcia-Marquez », sur le site de la mairie de Paris, dans presse.paris.fr, 23 juin 2017.
  11. ↑ Lucien Gillet, « La Frégate », Bulletin de la Société d’histoire et d’archéologie du VIIe arrondissement, 1906.
  12. ↑ (BNF 40272986)
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  14. ↑ Saint-Germain des Prés et son faubourg: évolution d'un paysage urbain, Parigramme, coll. « Promenades d'architecture et d'histoire », (ISBN 978-2-84096-189-5).
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  22. ↑ (en) Jo Davidson, Between Sittings, Reed Books, 2007, chap. 27 (ISBN 1406754641), p. 151.
  23. ↑ Nicolas Ungemuth, « Et Cléopâtre changea la face de Hollywood », Le Figaro Magazine, semaine du , p. 72-73.
  24. ↑ Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, t. I, Paris, Éditions de Minuit, , p. 131-132.
  25. ↑ Yvan Christ, Jacques Silvestre de Sacy et Philippe Siguret, Le Faubourg Saint-Germain, Paris, Henri Veyrier, , 413 p., p. 170-171.
  26. ↑ E. de Clermont-Tonnerre, Histoire de Samuel Bernard et de ses enfants, Paris, Librairie ancienne Honoré Champion, , XII + 418, p. 137-142.
  27. ↑ Élise Karlin, « La maison Deyrolle, un des derniers cabinets de curiosités d’Europe : insectes et crustacés, lions et paons naturalisés, météorites et éclats de Mars », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  28. ↑ Dossier de la Légion d'honneur, sur la base Léonore.
  29. ↑ Son fils, Laurent Vizzavona, qui lui succéda au même endroit[réf. nécessaire] était, pendant la Seconde Guerre mondiale, vice-président de la Chambre syndicale française de la photographie et de ses applications. Il avait fait acclamer le gouvernement de Vichy et s'était fait nommer administrateur provisoire de plusieurs studios juifs, dont les studios Lorelle (Amson), Cosmos et Mano (cf. la liste publiée par Paul Montel dans Le Photographe, no 555, 20 novembre 1942, p. 41 ; Françoise Demoyelle, La Photographie d'actualité et de propagande sous le régime de Vichy, Paris, CNRS Éditions, 2003, p. 288-319.
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  49. ↑ « Paris: La Chapelle de la Rue du Bac fête 175 ans d’apparitions le 8 septembre », Cath,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  51. ↑ « Square des Missions-Étrangères », sur paris.fr (consulté le ).


Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes