| Ruki | |
Cours du Ruki. | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 160 km |
| Bassin | 188 800 km2 |
| Bassin collecteur | Congo |
| Débit moyen | 4 450 m3/s (Ingende) |
| Régime | pluvial équatorial |
| Cours | |
| Source principale | Busira |
| Source secondaire | Momboyo |
| Confluence des sources | Confluence de la Busira et de la Momboyo |
| · Localisation | en amont d'Ingende |
| Embouchure | Congo |
| · Localisation | Mbandaka |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
| Régions traversées | Équateur |
| Principales localités | Mbandaka |
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Le Ruki est un cours d'eau de la République démocratique du Congo et un affluent de rive gauche du fleuve Congo. Il traverse la Cuvette centrale et rejoint le Congo à Mbandaka, dans la province de l'Équateur.
Il est formé par la confluence de la Busira et de la Momboyo, aussi appelée Lwilaka dans certaines sources. Ses eaux très sombres, riches en matière organique dissoute, en font l'un des grands cours d'eau à eaux noires les plus remarquables du bassin du Congo.
Le Ruki se forme en amont d'Ingende, par la confluence de la Busira et de la Momboyo. Il s'écoule ensuite vers l'ouest-nord-ouest sur environ 160 km avant de se jeter dans le fleuve Congo à Mbandaka.
Son bassin versant couvre environ 188 800 km2. Il présente un relief peu marqué, avec une altitude moyenne proche de 400 m, et reçoit environ 2 000 mm de précipitations par an.
Le bassin du Ruki est couvert en grande partie de forêts tropicales humides de basse altitude. Il comprend aussi de vastes zones marécageuses et des tourbières appartenant au complexe tourbeux de la Cuvette centrale.
Le Ruki est un cours d'eau à eaux noires. Son eau présente une couleur très sombre en raison de sa forte concentration en carbone organique dissous et en composés issus de la décomposition de la végétation forestière.
La faible pente du bassin ralentit l'écoulement et limite le transport de sédiments minéraux. Pendant la saison des pluies, le Ruki inonde les forêts environnantes durant plusieurs semaines. Son eau s'enrichit alors en composés organiques avant de regagner progressivement son lit principal.
Des mesures réalisées près de Mbandaka indiquent que les eaux du Ruki contiennent environ quatre fois plus de composés de carbone organique dissous que celles du fleuve Congo, et environ une fois et demie plus que celles du Rio Negro. Bien que son bassin ne représente qu'environ un vingtième du bassin du Congo, le Ruki fournirait près d'un cinquième du carbone organique dissous transporté par le fleuve.
Cette concentration élevée place le Ruki parmi les cours d'eau à eaux noires les plus sombres étudiés dans le monde. Une étude publiée en 2023 indique qu'il pourrait être l'un des cours d'eau les plus sombres du monde.
La stabilité des tourbières de son bassin dépend du maintien de leur saturation en eau. Une modification du régime hydrologique ou une progression de la déforestation pourrait favoriser leur assèchement et la libération du carbone qu'elles renferment.
Le Ruki constitue une voie de communication fluviale entre Mbandaka et les localités de son bassin. Il est navigable sur toute sa longueur, malgré les variations saisonnières du niveau de l'eau.