Après des études en Autriche, Sabine Szunerits a passé un doctorat à l'université de Londres, sous la direction de l'électrochimiste J. Utley, avant de partir en post doctorat dans les équipes de D. Walt à Boston, et de C. Amatore à l'ENS, Paris[source secondaire souhaitée][réf.à confirmer]. Professeure à l'université de Lille 1 en 31e section du CNU (chimie théorique, physique, analytique) depuis , elle est mise en disponibilité en . Elle exerce au sein du département de chimie de l’université de Lille et au sein du groupe NanoBiointerface de l'Institut d'électronique, de microélectronique et de nanotechnologie (IEMN) de l'université de Lille. Elle est depuis 2008 professeure honoraire à la Shandong University en Chine[réf.à confirmer]. Depuis 2022, elle est également directrice scientifique du laboratoire pour le diagnostic et les sciences de la vie (LiST) au sein de l'Université privée du Danube (DPU) en Autriche. Elle a été nommée "membre junior" de l'Institut de France (IUF) en 2011 pour une période de 5 ans et est membre senior depuis 2022,. Elle a été Regional Representative of France de l'International Society of Electrochemistry en 2017.
Sabine Szunerits est impliquée dans plusieurs projets européens et a en particulier coordonné le projet FP7 PHOTORELEASE. Elle coordonne actuellement le projet H2020 PANG et le projet ANR NanoMERS.[source secondaire souhaitée]
Ses recherches se situent aux frontières de plusieurs disciplines, l'électrochimie, la spectroscopie, et la chimie des matériaux, avec des applications dans les domaines des biocapteurs et de la nanomédecine.
Enquête pour inconduite scientifique
Sabine Szunerits fait l'objet de nombreux signalements de possible fraude scientifique sous forme principalement de duplication et de fabrication de données, publiquement visibles sur la plateforme PubPeer. Le lanceur d'alerte Leonid Schneider lui a consacré un article.
En , le journal Le Monde révèle que Sabine Szunerits et son compagnon Rabah Boukherroub font l'objet d'une enquête par les référents intégrité du CNRS et de l’Université de Lille, à la suite du signalement de plusieurs dizaines d'articles par des commentaires sur le site PubPeer.
Six publications ont actuellement été retractées pour des raisons de réutilisation ou de modification d'images ou de manipulation de courbes expérimentales. Parmi certaines de ces publications, figurent dans la liste des auteurs deux autres chercheuses faisant également face à des allégations d’inconduite scientifique, Suman L. Jain, et Jolanda Spadavecchia (sanctionnée pour fraude scientifique par le CNRS,).[source secondaire souhaitée]
Fin 2023, elle avait publié depuis le début de sa carrière presque 500 articles, d'après un décompte dans la base Scopus.
Articles rétractés
(en) Rostyslav Bilyy, Quentin Pagneux, Nathan François et Galyna Bila, «RETRACTED: Bilyy et al. Rapid Generation of Coronaviral Immunity Using Recombinant Peptide Modified Nanodiamonds. Pathogens 2021, 10, 861», Pathogens, vol.14, no11, , p.1184 (ISSN2076-0817, DOI10.3390/pathogens14111184, lire en ligne, consulté le )
(en) Lionel Marcon, Corentin Spriet, Yannick Coffinier et Elisabeth Galopin, «Retraction of “Cell Adhesion Properties on Chemically Micropatterned Boron-Doped Diamond Surfaces”», Langmuir, vol.41, no16, , p.10726–10726 (ISSN0743-7463, DOI10.1021/acs.langmuir.5c00518, lire en ligne, consulté le )
(en) Lionel Marcon, Mei Wang, Yannick Coffinier et Francois Le Normand, «Retraction of “Photochemical Immobilization of Proteins and Peptides on Benzophenone-Terminated Boron-Doped Diamond Surfaces”», Langmuir, vol.41, no18, , p.11807–11807 (ISSN0743-7463, DOI10.1021/acs.langmuir.5c01161, lire en ligne, consulté le )
(en) Manakamana Khanal, Volodymyr Turcheniuk, Alexandre Barras et Elodie Rosay, «Retraction of “Toward Multifunctional “Clickable” Diamond Nanoparticles”», Langmuir, vol.41, no30, , p.20432–20432 (ISSN0743-7463, DOI10.1021/acs.langmuir.5c03463, lire en ligne, consulté le )
(en) Oleksandr Zagorodko, Jolanda Spadavecchia, Aritz Yanguas Serrano et Iban Larroulet, «Retraction of “Highly Sensitive Detection of DNA Hybridization on Commercialized Graphene-Coated Surface Plasmon Resonance Interfaces”», Analytical Chemistry, vol.96, no39, , p.15827–15827 (ISSN0003-2700, DOI10.1021/acs.analchem.4c04819, lire en ligne, consulté le )
(en) «Retraction: Thiol–Yne Click Reactions on Alkynyl–Dopamine-Modified Reduced Graphene Oxide», Chemistry – A European Journal, vol.30, no54, , e202403161 (ISSN1521-3765, DOI10.1002/chem.202403161, lire en ligne, consulté le )
(en) Sabine Szunerits, Rabah Boukherroub et Djamel Drider, Functionalized Nanomaterials for the Management of Microbial Infection: A Strategy to Address Microbial Drug Resistance, , 338p. (ISBN978-0-323-41737-2 et 0-323-41737-X, OCLC967096624, lire en ligne).