| Druon de Sebourg | |
Statue de saint Druon dans l'église Saint-Druon de Sebourg. | |
| Saint, pèlerin, ermite | |
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| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Épinoy (aujourd'hui quartier de Carvin) |
| Date de décès | (vers 70 ans) |
| Lieu de décès | Sebourg |
| Vénéré à | Sebourg, Nord de la France, Pas-de-Calais, Belgique |
| Vénéré par | Église catholique, Communion anglicane, Églises luthériennes |
| Fête | 16 avril |
| Saint patron | bergers |
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Druon de Sebourg (en latin Drogo, parfois traduit Dreux ou Drogon) est un saint de l'Église catholique (né en 1118 et mort en 1186), patron des bergers dans le Nord de la France, fêté le , et localement chaque année le jour de la fête de la Sainte Trinité.
Né à Épinoy en Artois (aujourd'hui quartier de Carvin), Druon, contrairement à la légende n'était pas d'origine aristocratique (il n'est pas dans la généalogie des seigneurs d'Épinoy), orphelin de père, il voit le jour après une césarienne pratiquée sur sa mère agonisante. Toute sa vie, il portera la culpabilité de cette mort, s'astreignant à des pénitences très rigoureuses dès son plus jeune âge.
Adolescent, il se défait de son riche héritage pour partir sur les routes, puis se faire simple berger à Sebourg, près de Valenciennes, au service d'une dame de piété, Élisabeth de La Haire. En tant que berger il pouvait selon la légende surveiller les moutons au champ tout en assistant aux offices à l'église de Sebourg. Adulte, il devient pèlerin, et part neuf fois pour Rome dans le plus grand dénuement.
Revenu de son dernier voyage avec une hernie qui l'a laissé difforme, il se fixe comme ermite et confesseur à Sebourg. Il demeurera une quarantaine d'années dans une cellule attenante à l'église, menant une vie de prière et de pénitence à l'écart du monde. Lors d'un incendie qui ravage l'édifice, il continue à prier et en sort vivant.
Il meurt le , le mercredi ou mardi de Pâques 1186 (Pâques en 1186 tombant le , ce serait plutôt un mercredi). Ses proches venus d'Épinoy veulent alors ramener son corps en Artois, mais le chariot, de plus en plus lourd et l'attelage refusant d'avancer plus loin semble être des signes de la Providence et Druon, au bonheur des Sebourgeois, est inhumé dans l'église de Sebourg.
Le , eut lieu l'« élévation des reliques » par Jean Richardot, archevêque de Cambrai, l'Église catholique reconnaissait ainsi officiellement le culte de saint Druon. Druon n'a donc jamais été canonisé.
Son culte est associé à celui du bienheureux Pierre de Luxembourg, allié à sa famille.[réf. nécessaire]