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Gian Giacomo Caprotti |
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Gian Giacomo Caprotti ou Giacomo Caprotti da Oreno, dit Salai, Salaï, Salaij, Andrea Salai ou Salaì en italien (de Sala[d]ino : petit diable) (né à Milan vers ~1480 et mort dans sa ville natale avant le ) est un peintre italien de l'école lombarde de l'entourage de Léonard de Vinci, son élève, son disciple dès ses dix ans.

Gian Giacomo Caprotti est le fils de Pietro di Giovanni, locataire d'un domaine viticole de Léonard de Vinci près de la Porta Vercellina à Milan. Léonard rencontre ce garçon loqueteux et inculte le , à Milan, où il se rend pour honorer une commande de son mécène Ludovic Sforza. En échange d'une somme de quelques florins donnée à son père, Léonard le recueille à ses dix ans dans sa bottega (it) (atelier d'artistes réunissant maîtres et élèves).
Il devient le disciple de Léonard dès ses dix ans. D'une beauté androgyne et troublante, il est souvent le modèle et participe à nombre de ses toiles et produit ses propres dessins.
Il accompagne Léonard à Mantoue, Venise et Florence.
Suivant Walter Krämer[réf. nécessaire] et Michael Schmidt[source insuffisante], il est dit être le fils adoptif de Léonard de Vinci, depuis le début de son apprentissage et son confident. Plus probable est l'hypothèse qu'ils étaient amants. C'est Léonard de Vinci qui lui donne son surnom de Salaï (petit diable, ou progéniture du diable), en raison de son comportement, se trouvant continuellement à voler ou casser des objets.
En 1516, Salai et un autre élève de Léonard de Vinci, Francesco Melzi, accompagnent le maître en France à l'invitation du roi François Ier. Il n'y reste que deux ans et retourne en Italie. À la mort du maître en 1519, celui-ci lui avait légué un vignoble dans lequel Salai se fait construire une maison, puis épouse Bianca Coldiroli d’Annono le à l'âge de 43 ans,.
Quelques mois après son mariage, il meurt d'un carreau d'arbalète reçu soit lors d'un duel, soit victime d'un assassinat (les circonstances de sa mort n'ont pas été clairement établies) et est enterré à Milan le .
En , Silvano Vincenti, président du « Comité national pour la valorisation des biens historiques », un organisme privé italien d'investigation sur l'histoire de l'art, affirme que le jeune Salai aurait servi de modèle à Léonard de Vinci pour La Joconde. Cette thèse laisse sceptiques les experts du musée du Louvre. Sans preuve scientifique, Vincenti fait état de fortes similitudes entre les traits des visages des protagonistes du Saint Jean Baptiste et l'Ange incarné avec le nez et la bouche de Mona Lisa.