Salsepareille d'Europe

Smilax aspera · Salsepareille

Smilax aspera
Description de cette image, également commentée ci-après
Salsepareille d'Europe, feuilles et fruits.
Classification
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Ordre Liliales
Famille Smilacaceae
Genre Smilax

Espèce

Smilax aspera
L., 1753

Classification phylogénétique

Ordre Liliales
Famille Smilacaceae

La Salsepareille d'Europe, ou simplement Salsepareille (Smilax aspera), parfois appelée liseron épineux, est une espèce de plantes monocotylédones de la famille des Smilacacées.

Elle est consommée de différentes façons, notamment sous forme de jeunes pousses. Comme plusieurs autres plantes du genre Smilax, elle est utilisée pour ses vertus médicinales.

Au Québec, dans l'usage commun, le mot « salsepareille » désigne d'autres plantes.

Étymologie du nom

Il s’agit d’un emprunt au portugais salsaparrilha, lui-même emprunté, avec une altération due à l’influence du mot salsa (« persil ») à l’espagnol zarzaparrilla (« salsepareille »).

Ce mot espagnol est composé de zarza (« ronce ») et de parrilla (« treille »), dérivé diminutif de parra (« treille »). Les mots zarza et parra sont d’origine inconnue, probablement préromaine.

Description

Feuille.
Fleurs.
Smilax aspera - Muséum de Toulouse.

La salsepareille d'Europe est un sous-arbrisseau ou liane vivace. Elle mesure de 1 à 3 m de haut et possède une tige volubile, ligneuse, sarmenteuse et épineuse. Ses feuilles alternes, persistantes, luisantes, sont en forme de cœur ou de pique, et munies de deux stipules transformés en vrilles. Le limbe coriace est parcouru de 5 à 7 nervures à tracé pseudo-parallèle se rejoignant au sommet, mais, fait exceptionnel pour une monocotylédone, réunies par un réseau de nervures secondaires. Le bord du limbe est épineux.

C’est une plante dioïque, à fleurs petites, blanc jaunâtre, réunies en petites ombelles. Les fruits petits et globuleux, parfois ovales, ressemblent à des groseilles, sont rouge foncé. La plante contient des saponines.

La floraison, très odorante, a lieu d’août à novembre en région méditerranéenne. Les fruits arrivent à maturité en novembre-décembre.

On peut confondre cette plante avec le Tamier commun (Dioscorea communis), mais ce dernier a une tige sans épine.

Sous-espèces

Distribution et habitat

Cette espèce pousse, dans les terres sèches :

La liane, trop solide pour être rompue à la main, contribue à rendre la garrigue languedocienne difficilement pénétrable.

La plante est consommée par les caprins et par la chenille du Bombyx du pin (Dendrolimus pini), un papillon de nuit.

Usages

Aspect général.

Médecine

Des salsepareilles ont été importées de Nouvelle-Espagne en Europe aux XVIe – XVIIe siècles comme plantes médicinales. Le médecin sévillan Nicolas Monardes (1493-1588), qui l'a dit très semblable à la salsepareille d'Europe, ignorait qu’il s’agissait d’espèces différentes[pas clair] (Smilax aristolochiifolia Mill., Smilax febrifuga, Smilax regelii).

En tant plante médicinale, elle a été utilisée contre le rhumatisme et certaines maladies de peau (eczéma, psoriasis), contre la grippe, l'anorexie ou la goutte.

Elle a une action diurétique et diaphorétique, car elle active la circulation. Seules ses racines sont utilisées.[réf. nécessaire]

Elle contient des phyto-stérols et des formes de stéroïdes, on pense donc qu’elle joue sur les taux de testostérone.

Alimentation

Jeunes pousses

Les parties toutes jeunes des branches de la salsepareille sont comestibles, crues (en Espagne par exemple) ou cuites. On les cueille au printemps, rougeâtres et très tendres. Elles ont une saveur légèrement amère agréable, et elles peuvent être préparées comme les asperges,.

En Turquie et Italie, après les avoir fait bouillir, elles sont servies avec de l'huile d’olive et du citron ou dans des omelettes. Elles sont aussi appréciées en Bosnie.

Fleurs

Dans le Midi de la France, infusées dans de l'eau-de-vie avec un sirop de sucre, elles servent à fabriquer une liqueur.

Racines

Une boisson espagnole (appelée zarzaparilla) était produite avec ses racines.

Fruits

Ses baies ne sont pas vraiment toxiques, mais ne sont généralement pas considérées comme consommables[réf. souhaitée].

Cependant, en Sicile, les baies très mûres ont servi[Quand ?] à faire des confitures.

Ornementation

On la trouve cultivée dans des parcs et jardins[réf. nécessaire] à des fins d'ornementation.

La salsepareille dans la culture

Littérature

Bande dessinée

Cinéma

Télévision

Jeux vidéo

La salsepareille du Québec

Au Québec, on nomme salsepareille une autre espèce de plante, que l’on trouve communément dans les sous-bois d'érables et de conifères : l'Aralia nudicaulis, de la famille des Araliacées, celle du lierre et du ginseng. Cette plante porte trois tiges sur un pied. La fleur, lorsqu'elle est présente, part du pied et les fruits deviennent bleu foncé en murissant. Son rhizome se développe à l'horizontale à fleur de terre. Cette plante est utilisée en décoction comme anti-stress, régulateur de la pression sanguine et stimulant général.

L'expression « salsepareille indigène » désigne le Houblon (Humulus lupulus).

Notes et références

  1. ↑ CNRTL, « Salsepareille » (consulté le )
  2. ↑ Benoît Larroque et Jean Favennec, Guide de la flore du littoral sableux méditerranéen : De la Camargue au Roussillon, Éditions Sud Ouest, , 277 p. (ISBN 9782817704487), p. 73
  3. ↑ (en) GRIN : espèce Smilax aspera L.
  4. ↑ (en) Flora of China : Smilax aspera
  5. ↑ Cristóbal Acosta, Garcia de Orta, Charles de L'Ecluse, Nicolás Monardes, Prospero Alpino, Histoire des drogues, espisceries, et de certains medicamens simples, qui naissent és Indes [et] en l'Amerique, Iean Pillehotte, (lire en ligne)
  6. ↑ Ken Fern, « Smilax aristolochiifolia, Useful Tropical Plants Database 2014 »
  7. ↑ Goetz P. (2007). LA PHYTOTHERAPIE : SANTE PAR PLANTE (French Edition ), Selection Reader's Digest , Cachan, p.202
  8. ↑ Salsapariglia dans : www.dipbot.unict.it/alimurgiche/piantespontanee.aspx
  9. 1 2 3 4 5 Couplan, François (2009) Le régal végétal : plantes sauvages comestibles ; Editions Ellebore, Voir p75/527 pages
  10. ↑ Peyo, La Schtroumpfette, 1967, planche 1.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :