Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles sur les cultures, théories et politiques queer, les subcultures sexuelles (comme le BDSM), le féminisme, le transféminisme, les minorités et les politiques identitaires en France et à l'étranger.
Il devient ensuite maître de conférences en sciences de la communication et de l'information à l'université Lille-III avec comme thèmes les études féministes et queer, les performance studies et les porn studies. Son approche est déconstructiviste vis-à-vis de la deuxième vague du féminisme trop hétérocentrée.
Fondateur puis animateur des séminaires du Zoo entre 1996 et 1998, traducteur de Monique Wittig et Teresa de Lauretis, auteur d'une trilogie sur la théorie queer (Queer Zones 1, Queer Zones 2 - Sexpolitiques, Queer Zones 3 - Identité, culture, politique), il a participé à l'introduction des Queer Studies en France et l'un des initiateurs de l'association trans Sans Contrefaçon.
Sam Bourcier traduit Le manifeste contrasexuel chez Balland en 2000.
De à , Sam Bourcier est invité à l'université de New York dans le cadre d'une bourse Fulbright post-doctorale avec pour sujet de post-doctorat Queer Theory and French Philosophy: The Politics of Inverted Translation.
Travaux et apports théoriques
Introduction des études queer
Sam Bourcier est considéré comme l'une des figures centrales de l'introduction des théories queer en France. Dès les années 1990, notamment à travers sa trilogie Queer Zones, il travaille à l'importation et à la traduction des concepts développés outre-Atlantique par des auteurs comme Teresa de Lauretis ou Judith Butler.
Néo-libéralisme et politique des corps
Dans ses travaux ultérieurs, notamment Homo inc.orporated, le sociologue développe une critique de l'intégration des luttes LGBT au sein du capitalisme néolibéral. Il forge le concept de «management de la diversité» pour décrire comment les entreprises et les institutions s'approprient les identités sexuelles à des fins marchandes, vidant ces identités de leur charge subversive politique. Parallèlement, il théorise les pratiques culturelles marginales, comme le post-porn ou le BDSM, non pas comme de simples déviances, mais comme des espaces de productions de nouvelles subjectivités politique et de résistance aux normes de genre,,.
Après s'être identifié comme une femme lesbienne, il s'identifie désormais[Depuis quand?] comme une personne transgenrenon binaire. Figure du militantisme queer, il est à l'origine de nombreux ouvrages et articles sur les cultures, théories et politiques queer, les subcultures sexuelles (comme le SM), les féminismes, les transféminismes, les minorités et les politiques identitaires en France et à l'étranger.
De 1995 à 1997, dans le cadre du festival parisien Quand les lesbiennes se font du cinéma, il organise des séances de films porno et SM lesbiens.
Sam Bourcier fonde en 2002, le groupe Archilesb qui revendique avec Vigitrans (groupe de Tom Reucher) au sein d'ArchiQ l'inclusion des lesbiennes dans le projet du centre de documentation et d'archives homosexuelles de Paris. Il continue à militer pour l'ouverture dans la capitale d'un centre d'archives queer, qui se concrétise avec le Centre d'archives LGBTQI+ Paris Île-de-France.
Accusé de diffamation pour avoir affirmé que Judith Silberfeld, journaliste de Têtu était la lesbienne-alibi de la rédaction, il est relaxé en à la suite du procès qui lui etait intenté.
Apparitions médiatiques
À la télévision, Sam Bourcier co-anime les débats sur Pink TV de 2004 à 2006 avec Alex Taylor et tient les chroniques dans l'émission Le Set. Il intervient régulièrement dans d'autres médias et émissions télévisées comme Ce soir (ou jamais!) sur France 3[réf.nécessaire]. Il s'oppose au psychiatre vice-président de la SoFECT Jean Chambry sur le plateau de LCP le .
À la radio, Sam Bourcier anime depuis 2006 une rubrique dans l'émission Bang Bang sur la radio Pure FM, diffusée chaque vendredi soir. Il est l'invité d'Adèle Van Reeth sur France Culture en .
Bourcier Marie-Hélène, Queer zones: politiques des identités sexuelles, des représentations et des savoirs, Paris, Balland, , 247p. (ISBN2-7158-1360-0, OCLC47843987)
Bourcier Marie-Hélène, Robichon, Suzette., Armengaud, Françoise, 1942- et Université Paris X: Nanterre. Centre de recherches sur l'art., Parce que les lesbiennes ne sont pas des femmes--: autour de l'œuvre politique, théorique et littéraire de Monique Wittig: actes du colloque des 16-17 juin 2001, Columbia University, Paris, Paris, Éditions gaies et lesbiennes, , 249p. (ISBN2-912706-17-3, OCLC51563645)
Monique Wittig et Sam Bourcier (coordinateur) (trad.de l'anglais, préf.Sam Bourcier), La pensée straight, Paris, Éditions Amsterdam, , 153p. (ISBN978-2-35480-175-5)
Sam Bourcier, Le pouls de l'archive, c'est en nous qu'il bat, Paris, Cambourakis, , 207p. (ISBN978-2-36624-971-2)
Articles
Bourcier, Marie-Hélène/Sam, «Le nouveau conflit des facultés: biopouvoir, sociologie et queer studies dans l’université néo-libérale française», SociologieS, (ISSN1992-2655, lire en ligne, consulté le )
Marie-Hélène Bourcier, «Bildungs-post-porn: notes sur la provenance du post-porn, un des futurs du Féminisme de la désobéissance sexuelle», Rue Descartes, no79, , p.42–60 (ISSN1144-0821, DOI10.3917/rdes.079.0042, lire en ligne, consulté le )
«Post-gay, la politique queer débarque: Entretien avec la sociologue Marie-Hélène Bourcier - Le site du journal», Le site du journal, (lire en ligne, consulté le )
Marie-Hélène Bourcier, «L'homosexus normaticus entre mariage unidimensionnel et droits sexuels», Mouvements, vol.49, no1, , p.8–15 (ISSN1291-6412, DOI10.3917/mouv.049.0008, lire en ligne, consulté le )
Marie-Hélène Bourcier, «Des «femmes travesties» aux pratiques transgenres: repenser et queeriser le travestissement», Clio, no10, , p.117–136 (lire en ligne, consulté le )
↑Marie-Hélène Bourcier, Le Discours narratif télévisuel durant la guerre du Golfe: Essai d'analyse textuelle et culturelle, Lille, Atelier national de reproduction des thèses, , 453p..
↑Jean Stern, «Homo Inc.orporated. Le triangle et la licorne qui pète», Le Monde diplomatique,
↑Marie-Hélène/Sam Bourcier, «Le nouveau conflit des facultés: biopouvoir, sociologie et queer studies dans l’université néo-libérale française», SociologieS, (ISSN1992-2655, DOI10.4000/sociologies.5271, lire en ligne, consulté le )
↑Adrien Naselli, «Sam Bourcier, sociologue et activiste queer: «Les minorités ont toujours peur d’être effacées, à raison»», Libération, (lire en ligne[archive du ], consulté le )