| Carrière sportive | ||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Période d'activité | Depuis 2013 | |||||||||||||||||||||||||||||
| Arme | Sabre | |||||||||||||||||||||||||||||
| Main | Gauchère | |||||||||||||||||||||||||||||
| Maître d'armes | Mathieu Gourdain (national) | |||||||||||||||||||||||||||||
| Club | Strasbourg Université Club | |||||||||||||||||||||||||||||
| Biographie | ||||||||||||||||||||||||||||||
| Nationalité | Française | |||||||||||||||||||||||||||||
| Naissance | ||||||||||||||||||||||||||||||
| Lieu de naissance | Strasbourg | |||||||||||||||||||||||||||||
| Taille | 1,77 m (5′ 10″) | |||||||||||||||||||||||||||||
| Poids | 66 kg (145 lb) | |||||||||||||||||||||||||||||
| Palmarès | ||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||
| Dernière mise à jour le 20 juin 2026 | ||||||||||||||||||||||||||||||
| modifier |
||||||||||||||||||||||||||||||
Sara Balzer, née le à Strasbourg, est une escrimeuse française spécialiste du sabre, qu’elle manie de la main gauche ; N°1 mondiale 2023 et 2024, elle est notamment double vice-championne olympique, aux Jeux olympiques de Paris 2024 et Tokyo 2021 par équipe.
En , elle est doublement médaillée à l'Universiade d'été de 2019. En , elle est médaillée d'argent par équipes aux Jeux olympiques d'été de 2020 à Tokyo. À l'issue de la saison de Coupe du monde d'escrime 2022-2023, marquée par cinq podiums en individuel, elle prend la place de numéro 1 mondial du sabre féminin.
Le , elle est vice-championne olympique en individuel aux Jeux olympiques de Paris 2024 et termine la saison de Coupe du monde d'escrime 2023-2024, marquée par sept podiums en individuel, au rang de numéro 1 mondial.
Elle remporte en 2025 les titres de championne d'Europe et du monde par équipes.
Sara Balzer est née d'un père alsacien et d'une mère d'origine algérienne.
Elle commence l'escrime à l'âge de 8 ans en suivant les pas de sa sœur aînée au Strasbourg Université Club. Ses qualités sont vite remarquées par le maître d'armes Philippe Nicolas, si bien qu'elle participe à des compétitions dans deux catégories différentes afin de progresser plus vite. Trois mois plus tard, elle gagne sa première compétition.
En classe de sixième, elle rejoint le cursus sport-étude du Centre de ressources, d'expertise et de performance sportives (CREPS) de Strasbourg jusqu'à l’obtention de son baccalauréat scientifique. Son bac en poche, elle entame une licence de sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS).
Elle devient pour la première fois championne de France en 2009, à 14 ans, dans la catégorie des moins de 17 ans.
En 2013, à 18 ans, elle intègre l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (INSEP) qui lui permet de s'entraîner et parallèlement de suivre un cursus de psychologie par correspondance pendant deux ans.
Sara Balzer participe à sa première compétition mondiale lors de la coupe du monde de Chicago de la saison 2013-2014 où elle termine à la 119e place. Son premier podium international remonte à l'Universiade d'été de 2015 : elle est médaillée de bronze en équipe avec Beline Boulay, Marion Stoltz et Mathilda Taharo.
Championne de France individuelle et vice-championne par équipe en 2017, elle remporte deux médailles d'argent à l'occasion de la coupe du monde de Yangzhou puis la médaille de bronze par équipe aux championnats d'Europe 2017 à Tbilissi.
Une blessure interrompt sa carrière le lors de ses premiers championnats du monde à Leipzig. Alors en huitième de finale, en tête face à Irene Vecchi (11-6), elle subit une rupture complète du ligament croisé antérieur du genou gauche à la suite d'un mauvais appui lors d'une fente. Elle est arrêtée presque un an, ce qui l'affecte physiquement et mentalement,. Elle remonte en piste en à Moscou à l'occasion de la coupe du monde de sabre.
Elle participe ensuite à plusieurs étapes de la coupe du monde 2017-2018, notamment à Tunis. Aux côtés de Charlotte Lembach, Manon Brunet et Caroline Queroli, elle obtient l'argent après avoir vaincu les Chinoises (45-37) mais perdu contre les Russes (35-45). Deux ans après son accident, au meilleur de sa forme, Sara Balzer remporte la médaille d’or du sabre individuel et la médaille d'argent du sabre par équipes lors des championnats du monde universitaires de 2019.
Le , avec Cécilia Berder, Manon Brunet, Charlotte Lembach et Sarah Noutcha, elle emporte sa qualification pour les Jeux olympiques d'été de 2020 pour l'équipe de France de sabre en décrochant la septième place lors de la Coupe Acropolis à Athènes, dernière étape de la coupe du monde d'escrime 2019-2020. Elle remporte la médaille d'argent par équipes avec Manon Brunet, Cécilia Berder et Charlotte Lembach après s'être inclinée en finale face aux Russes (41-45).
Durant la saison de Coupe du monde d'escrime 2022-2023, après deux victoires — la première le à Saint-Nicolas en Belgique, la seconde le suivant à Batumi, en Géorgie —, elle devient vice-championne d'Europe en juin 2023 après avoir été battue en finale par sa compatriote Manon Apithy-Brunet (15-10). Elle remporte ensuite la médaille d'or en sabre par équipes aux Jeux européens de 2023 à Cracovie, qui font office de championnats d'Europe pour les épreuves par équipes. Elle termine numéro 1 mondiale à l'issue de cette saison 2022-2023, devant la Japonaise Misaki Emura.
À l’issue de la saison 2022-2023, marquée notamment par sa place de numéro 1 mondiale, elle est désignée escrimeuse française de l’année à l’occasion d’un vote organisé par la Fédération française d’escrime.
Elle commence la saison de Coupe du monde d'escrime 2023-2024 en remportant l'étape d'Alger en . Blessée ensuite à une hanche, elle reprend la compétition le à Athènes et y remporte la Coupe Acropolis, sa deuxième victoire de la saison en Coupe du monde. Le lendemain, associée à Manon Apithy-Brunet, Cécilia Berder et Sarah Noutcha, elle remporte l'épreuve par équipes disputée à Athènes. Deux semaines plus tard, elle s'impose à nouveau en individuel et par équipes, cette fois à Saint-Nicolas,. En mai, elle remporte sa quatrième victoire en individuel à Plovdiv et y obtient une troisième place par équipes,. Consolidant sa place de numéro 1 mondiale, elle devient l'une des favorites de l'escrime pour les Jeux olympiques d'été de 2024 à Paris. Attendue aux championnats d'Europe en juin, elle est atteinte de douleurs dorsales lors de son échauffement avant l'épreuve individuelle et déclare forfait puis pour l'épreuve par équipes où Caroline Queroli la remplace. Elle est médaillée d'argent en sabre féminin individuel aux Jeux olympiques d'été de 2024 le à Paris, battue 15-12 en finale par sa compatriote Manon Brunet. La finale est regardée en direct par 7,47 millions de téléspectateurs sur France 2. Elle termine la saison de coupe du monde, pour la deuxième fois consécutive, au rang de numéro 1 mondial.
Après une pause de quelques mois suivant les Jeux olympiques de Paris, Sara Balzer reprend la compétition lors de la saison 2024-2025. En , elle remporte la médaille de bronze par équipes à la Coupe du monde de Plovdiv[réf. nécessaire].
En , Balzer remporte le titre de championne de France par équipes avec le Strasbourg UC, aux côtés de Romane Klarer, Aurore Patrice et Toscane Tori.
Le , Sara Balzer décroche une médaille de bronze au Grand Prix de sabre d’Orléans ; elle retrouve ainsi un podium international en individuel pour la première fois depuis sa médaille d’argent aux Jeux olympiques de Paris 2024, où après un premier jour difficile et des matches serrés, elle atteint les demi-finales, où elle s’incline contre la Hongroise Anna Spiesz (13-15),.
Fin 2025, elle occupe la 19e place mondiale, dans un contexte de reprise progressive et de réorientation de sa préparation.
Elle remporte avec l’équipe de France l’épreuve par équipes de la Coupe du monde de Salt Lake City, où la France s’impose face à la Corée du Sud (45-37).
Aux championnats d'Europe de Gênes, Sara Balzer est éliminée en huitièmes de finale en individuel par la Bulgare Yoana Ilieva (15-11). Trois jours plus tard, le , elle décroche la médaille d'or par équipes pour la quatrième fois consécutive. Aux côtés de Sarah Noutcha, tout juste médaillée d'or en individuel, Toscane Tori et Faustine Clapier, l'équipe de France bat la Pologne en finale (45-31),.
Le , Sara Balzer devient championne du monde par équipes aux championnats du monde de Tbilissi avec Sarah Noutcha, Toscane Tori et Faustine Clapier. Pour la première fois, les trois titulaires d'une équipe de France championne du monde sont issues du même club, le Strasbourg UC.
En finale, les Françaises prennent rapidement le large (15-6 après trois relais) et maintiennent leur avance jusqu'à la victoire (45-37), face à une équipe coréenne qui les avait privées de finale aux JO 2024, permettant à l’équipe de France de conclure les Mondiaux en tête du tableau des médailles. Le parcours n'a toutefois pas été sans difficultés : en demi-finale contre la Hongrie, l'équipe est menée 30-27 avant de renverser le match lors des trois derniers relais, en partie grâce à une performance finale de Sara Balzer contre Sugar Katinka Battai (5-2).
Lors des championnats du monde, le 26 juillet 2026, elle remporte la médaille d'argent en individuel puis, le 29 juillet de la même année, la médaille de bronze par équipe face aux États-Unis, avec ses coéquipières Manon Apithy, Sarah Noutcha et Toscane Tori.
Sara Balzer est une sabreuse gauchère, ce qui constitue un avantage tactique significatif dans une discipline majoritairement composée de droitières. Mathieu Gourdain, entraîneur national du sabre féminin, la décrit comme « plus structurée, résolue » par rapport à d'autres sabreuses à l'approche plus spontanée. Durant les Jeux olympiques de Paris 2024, la presse sportive souligne sa « concentration froide » et son jeu agressif, parlant d'un « blizzard Balzer »,.
Balzer décrit le sabre comme « l’arme la plus rapide, qui oblige à être très dynamique, tactique et combative ». Elle affirme aimer « m'engager dans un match avec la hargne » et reconnaît être « mauvaise perdante ». Elle souligne l'exigence d'adaptation : « ça va très vite. Il faut immédiatement être prête, s'adapter au fait que dans la seconde de l'annonce de l'arbitre, il peut y avoir une action ». Elle dit apprécier l’analyse tactique.
À côté de sa carrière sportive, elle commence initialement des études en filière STAPS, qu'elle quitte en 2e année : elle a poursuivi ses études en parallèle de sa carrière sportive en décrochant un BTS relations clients et communication digitale, avant de se consacrer pleinement au haut niveau,. Elle poursuit par ailleurs depuis un bachelor en communication par correspondance.
Sara Balzer indique s’investir dans la défense de la cause animale et de l’environnement.
En 2024, elle participe à la saison 4 de la série-documentaire CHAMPION(S) sur France.TV qui suit sa préparation jusqu'aux Jeux Olympiques de Paris 2024.
En 2024, France Télévisions lui consacre un documentaire Sara Balzer, d'argent et d'acier réalisé par Florent Bodin.

| Année | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Rang | 65 | 41 | 14 | 137 | 73 | 39 | 39 | 9 | 1 | 1 |