| Scheut | |
Avenue de Scheut. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Ville | Anderlecht |
| Arrondissement | Bruxelles-Capitale |
| Géographie | |
| Coordonnées | 50° 50′ 51″ nord, 4° 18′ 27″ est |
| Transport | |
| Métro | |
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| Localisation | |
Position du quartier dans la commune d'Anderlecht (en rouge) | |
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Scheut (prononcé en français : [skøt] ; prononcé en néerlandais : [sxøːt] ⓘ) est un quartier et ancien hameau du nord de la commune belge d'Anderlecht (Région de Bruxelles-Capitale). Il est délimité par la frontière avec la commune de Molenbeek-Saint-Jean au nord, le centre historique d'Anderlecht au sud, le quartier Birmingham à l'est et le Scheutveld à l'ouest.
Scheut est surtout connu par la bataille de Scheut au XIVe siècle, la chartreuse de Scheut, et plus tard par la mission des Pères de Scheut et leur Musée de la Chine retraçant leur œuvre missionnaire. Il n'est faut pas le confondre avec le Scheutbos, qui, lui, se trouve à Molenbeek.

Avant 1356, le plateau où se tiendrait la bataille de Scheut se nommait Hooge cauter (haute culture).
L'origine du nom Scheut reste l'objet de différentes hypothèses :
Le hameau de Scheut se trouve au bord du chemin et plus tard la chaussée de Ninove sur les hauteurs. Dans un sens plus large, Scheut est utilisé pour toute la croupe entre la vallée de la Senne et le vallon du Molenbeek (sud) que prend la chaussée. On parle alors du Laag-Scheut entre les fortifications de Bruxelles et la gare de l'Ouest actuel et de Hoog-Scheut entre la gare et le hameau de Moortebeek.
La bataille de Scheut est un épisode du siège de Bruxelles par le comte de Flandre, tenu depuis le hameau de Scheut, le , dans le cadre de la guerre de succession du duché de Brabant. Louis de Maele établit son armée sur les hauteurs de Scheut (Hoog-Scheut), avec les remparts de Bruxelles en ligne de mire. Les troupes brabançonnes font une sortie pour prendre les flamands de surprise. L'armée flamande les écrase. Bruxelles tombe le 18 août, mais se libére le 25 octobre.

À un endroit du Hoog-Scheut, où des miracles s'auraiont produit, pendant les années 1440, le magistrat de Bruxelles fait construire une chapelle, en 1450, destination des pèlerins. Entre plusieurs ordres qui démandent de pouvoir s'y installer, la ville choisit les chartreux. Ceux-ci y restent de 1456 jusqu'en 1578, année qu'ils se réfugient en ville. La ferme censitaire et la chapelle de Scheut restent, cépendant, dans les mains des chartreux jusqu'à l'abolition des ordres réligieux, en 1783,.

Le Laag-Scheut a, ensuite, le triste privilège de servir de théâtre d'opérations aux canons de François Neufville, duc de Villeroy et maréchal de France, chargé en 1695 par le roi de France, Louis XIV, de faire le bombardement de Bruxelles de 1695 dans le cadre de sa campagne de conquête des Pays-Bas méridionaux.
Après avoir pris les fortifcations devant les les portes de Flandre et d’Anderlecht, les Français n’ont plus qu’à creuser leurs tranchées et installer leurs batteries. Ils ont entre 12 et 18 canons et entre 20 et 25 mortiers. Il existe des recits et plans contradictoires sur où exactement, les français les placent. Alphonse Wauters penche, en 1848, pour ce qu'on voit aussi sur la gravure de Gaspar Bouttats ci-dessus : les mortiers dans la plaine entre l'auberge Tête de Mouton au bord de la Senne, et la ferme censitaire du Ransfort, et les canons derrière cette ferme, sur la petite crête entre la Senne et le ruisseau Molenbeek (sud), donc à Laag-Scheut, là où plus tard montera la chaussée de Ninove. Bruxelles est bombardé pendant 48 heures de manière ininterrompue, du 13 au : 3.000 bombes et 1.200 boulets rouges ont réduit en cendre près de 4.000 édifices de la capitale.
Les membres de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie prirent le nom de Scheutiste, par allusion au quartier d'Anderlecht (Hoog-Scheut) où l'ordre fut fondé par Théophile Verbist en 1862.
