De gabbro à métagabbro à faciès amphibolite: plagioclase (anorthite) + pyroxène + H2O → plagioclase récent + amphibole hornblende + pyroxène (augite)
De métagabbro faciès amphibolite à métagabbro faciès schiste vert: plagioclase + hornblende + eau actinote + chlorite. Elles peuvent correspondre aussi à un épisode de rétromorphose des ophiolites initialement subductées. La présence de chlorite donne des lits de couleur vert bouteille, celle d'épidote des lits de teinte vert pistache.
Plus largement, les schistes verts comprennent des roches paradérivées qui relèvent du même faciès: ce sont les séricitoschistes et les chloritoschistes, roches à schistosité très fine, se débitant facilement en feuillets très minces, issues du métamorphisme faible de pélites plus ou moins carbonatées (marnes) et recristallisées.
Classification
Les schistes verts sont subdivisés en plusieurs groupes définis en fonction du minéral vert dominant la roche. Ces groupes sont:
Prasinite veinée de quartz, gisement du Mont-Cenis
Chloritoschiste: schiste vert ayant la chlorite comme composant dominant.
Séricitoschiste: schiste vert à toucher doux, dont l'aspect satiné et la coloration argentée sont dus à l'abondance de la séricite.
Prasinite: schiste vert à grains fins principalement composé d'actinote, d'albite, de chlorite et d'épidote. La répartition zonée de ces composants donne à la roche un aspect rubané et vaguement schisteux.
Schiste à actinote: schiste à amphibole principalement composé d'actinote.
12Jean-François Beaux, Bernard Platevoet, Jean-François Fogelgesang, Atlas de pétrologie, 2019, dunod, p.163.
↑Walter Schumann (trad.de l'allemand par Jean-Paul Poirot), Guide des minéraux et des roches: l'ouvrage standard pour tout collectionneur, Paris, Delachaux et Niestlé, , 8eéd. (1reéd. 1989), 400p. (ISBN978-2-603-01655-8), p.316.