| Saint-Benin-d'Azy | |||||
Le château du Vieil-Azy. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Nièvre | ||||
| Arrondissement | Nevers | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Amognes Cœur du Nivernais (siège) |
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| Maire Mandat |
Jean-Luc Gauthier 2020-2026 |
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| Code postal | 58270 | ||||
| Code commune | 58232 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
1 255 hab. (2023 |
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| Densité | 35 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 59′ 56″ nord, 3° 23′ 36″ est | ||||
| Altitude | Min. 202 m Max. 398 m |
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| Superficie | 35,8 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Nevers (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guérigny | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nièvre
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Saint-Benin-d'Azy (Saint-Mnin-d'Azy en nivernais) est une commune française, située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle porta le nom d'Azy-sur-Ixeure puis Azy-aux-Amognes.
Trois rivières ou ruisseaux arrosent la commune, l'Ixeure, le Barathon et le Rio. Au XIXe siècle, l'eau n'était pas abondante en Nivernais et les habitants possédaient des sources, citernes, puits creusés peu profond, à sec les étés chauds et devant aller chercher l'eau à plusieurs centaines de mètres. Ainsi à Saint-Benin-d'Azy « Il est notoire que de temps immémorial on a fait aucune réparations publiques à frais communs dans la commune, malgré les sommes considérables qui ont été levées. De douze fontaines servant aux usages journaliers et des onze villages, une seule, celle de Montgoublin est en règle et bien entretenue aux frais du citoyen Saint-Phalle ; parmi les onze autres, les une sont creusées en façon de puits carré, d'autres en bassin, toutes sont sans margelles et sans aucune espèce de garants, les égouts, les ravines s'y embouchent et corrompent l'eau »
Le Bourg, Bellevue, la Buissonnerie, Chaume Temponette, Chérault, Deux-Villes, la Cave, la Chaume, la Filature, la Guesne, la Guienne, la Haute-Cour, la Mouille, Moulin de Valotte, la Petite-Forge, Lavault, le Fourneau, les Blozats, les Blouzards, les Gamards, les Grandes Chaumes, Le Vieil-Azy, Magereuil, Maison Blanche, Maison Rouge, Montgoublin, Montsavault, Mousseaux (ancienne commune et paroisse rattachée), le Petit Moulin, Paillot, Rongefer, Rosange, Sauvry bas, Sauvry haut, Segoule, Trailles, Valotte et Vannay.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 012 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prémery à 21 km à vol d'oiseau, est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 911,1 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,1 °C, atteinte le .
Au , Saint-Benin-d'Azy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nevers, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 93 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,6 %), forêts (30,4 %), terres arables (20,9 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), zones urbanisées (2 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus-Benignus (1287) ; Sanctus-Begninus (1417) ; Cura de Sancto-Begnino de Asiaco (1478) ; Paroisse de Sainct-Xpofer et Sainct-Begnin-d’Aisy (1518) ; Azy (1611) ; Aazy (1618).
Saint-Benin est un hagiotoponyme qui fait référence à Bénigne de Dijon, évangélisateur de la Bourgogne, bien connu à Dijon où sous l'empereur Marc Aurèle, un certain Térence lui fit infliger de bien mauvais traitements.
Azy semble être le nom primitif du site, c'est probablement au XIIIe siècle siècle que la paroisse fut créée et reçut ce nom qui effaça jusqu'à la fin du XVe siècle siècle le nom d'origine, il réapparaît, en second élément, en 1478 ; le nom est encore celui du château alors que le nom moderne officiel était celui de la paroisse.
Azy possède une forme ancienne Asiacum → Asiaco (datif) identique à celle des nombreux Aisey, Aisy, Aizy, Azay, etc.. Ce sont est des formations toponymiques gauloises (celtiques) en -(i)acum, suffixe désignant un lieu ou une propriété, précédées du nom de personne gaulois Asus (de *Asos). Cet anthroponyme Asus, attesté, contient un élément assu- de signification obscure, mais bien identifié dans l'onomastique personnelle gauloise : Assu-talus, Assu-le, Ati-assu. Albert Dauzat qualifie ce nom de personne de « latin » et hésite avec une autre interprétation par le nom de personne Attius.
Ce site gallo-romain, ancien lieu de passage des bouviers et des bûcherons.
Dans les premiers siècles, les lieux comportent quatre paroisses : Mousseaux - Saint-Bénigme - Saint-Christophe - Saint-Étienne. C'est probablement au XIIIe siècle que la paroisse fut créée et reçut ce nom qui effaça jusqu'à la fin du XVe siècle le nom d'origine.
Azy proviendrait d'un général romain Azyus, qui commandait le camp retranché de la région.
Au XIIIe siècle, les sires d'Asnois firent construire la forteresse de Rongefer à Sauvry. De cette seigneurie dépendaient la plupart des fiefs de Montgoublin, Azy, Mousseaux, Segoule et Valotte (tous lieux situés dans la commune).
La terre d'Azy fut érigée en marquisat par lettres patentes du Roy Louis XV pour Louis-Henri de Las, frère de Jean-Baptiste-Bernard de Las, comte de Prye (Michel de Las, le fils de ce dernier, est dit en l'héritier de son père et de son oncle, sous la tutelle de sa mère Marie-Jeanne Du Bourg) ; il englobait la plupart des fiefs du territoire de Saint-Benin : Cherault, Trailles, Azy, Mousseaux et Valotte.
Au moment de la Révolution, le village de Saint-Benin d'Azy fut presque entièrement détruit. et son nom changé en Azy-les-Amognes.
L'ancienne église Saint-Christophe entourée de son cimetière, construite à l'emplacement de l'actuel Café des arts, subit elle aussi la Révolution ; elle fut vendue comme bien national et rasée, ses cloches étant expédiées par la Loire vers Orléans pour y être fondues.
En 1801, le canton de Saint-Benin-d'Azy est créé.
La nouvelle église, datant des années 1830 fut édifiée par Gustave de Saint-Phalle, maire du village à cette époque ; les travaux étant financés à la fois par la commune et par le comte Denys Benoist d'Azy, qui fit don du terrain.
En 1879 une épidémie d'angine couenneuse est observée par le docteur Charles Fichot installé à Nevers.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 1 255 habitants, en évolution de −1,8 % par rapport à 2017 (Nièvre : −2,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population vivait d'abord de la viticulture et de l'agriculture. À partir du XVIIe siècle un minerai de fer est exploité dans les bois d'Azy avec l'installation d'une forge qui traite une moyenne de 65 tonnes de petit fer par an. Puis au siècle suivant se développèrent les activités métallurgiques et sidérurgiques sous l'impulsion des constructions de voies ferrées. Aujourd'hui, les activités sont de nature tertiaire et agricole (élevage du charolais et culture).
La commune a toujours été riche en viticulteurs. En 1806, on recensait près de 80 vignerons dans les divers hameaux. L'inventaire de 1906 constatait 190 ha de vignobles sur le canton. Actuellement, on recense encore de nombreux petits vignobles dans les hameaux de Segoule, Montgoublin, Sauvry et Chérault.
Le « Tacot » (sorte de petit train) était pratique pour exporter le vin dans d'immenses barriques, que l'on retrouve sur certaines cartes postales anciennes, mais il s'en « roulait » aussi en voiture à cheval et dans les premiers fourgons de l'époque.
La race d'Azy, est une race de chevaux obtenue par monsieur Brière d'Azy. Ces chevaux étaient rapides et robustes, parfait pour la vénerie qu'il fit revivre dans la Nièvre, détruisant quelque 1 200 loups dans les forêts nivernaises.
Les activités sidérurgiques étaient pratiquées par diverses entreprises jusque dans les plus petits hameaux :
Il existait d'autres forges sur le canton tel la forge de la Guesne et la forge des Gamards.
En 1815, 190 ouvriers travaillaient dans les forges et fourneaux de Saint-Benin-d'Azy. La concurrence avec les grosses industries mit fin à toutes activités à la fin de XIXe siècle. Les salaires dans l'industrie était au XIXe siècle de 1 à 3,6 francs pour un homme et 0,75 franc à 1,5 franc pour les femmes. Les enfants étaient eux payés entre 0,50 franc à 1,25 franc et chaque spécialité avait un tarif différent.
| Blason | Losangé de gueules et d'argent. |
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| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |