| Senonches | |||||
Fête de la Saint-Cyr, avec l'église Notre-Dame en arrière-plan, | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Centre-Val de Loire | ||||
| Département | Eure-et-Loir | ||||
| Arrondissement | Dreux | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Forêts du Perche (siège) |
||||
| Maire Mandat |
Eric Gourloo 2026-2032 |
||||
| Code postal | 28250 | ||||
| Code commune | 28373 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Senonchois, Senonchoises | ||||
| Population municipale |
3 045 hab. (2023 |
||||
| Densité | 49 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 33′ 44″ nord, 1° 01′ 53″ est | ||||
| Altitude | Min. 183 m Max. 278 m |
||||
| Superficie | 62,48 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Senonches (ville isolée) |
||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Lubin-des-Joncherets | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | http://www.senonches.fr/ | ||||
| modifier |
|||||
Senonches est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Blaise, la Gervaine, le ruisseau de Saint-Cyr, la Vallée le Vau, le fossé 06 de la commune de Senonches et divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional du Perche, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux sites Natura 2000 et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. L'« arc forestier du Perche d'Eure-et-Loir » est une zone spéciale de conservation avec un bon état de conservation de la chênaie-hêtraie à Houx et de la chênaie à stellaire. Les « forêts et étangs du Perche », protégés au titre de la directive Oiseaux, sont un vaste écocomplexe favorable aux espèces d'oiseaux à affinité forestière.
Senonches est une commune rurale qui compte 3 045 habitants en 2023. Elle est dans l'unité urbaine de Senonches.
Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le Vieux château, construit aux 12e et 16e siècles, est classé en 1923 (donjon) et inscrit en 1984 (façades et toitures des deux corps de logis accolés au côté Est du donjon). L'église Notre-Dame, dont la tour fut construite vers le milieu du XIIe siècle, est inscrite en 1927. Le Cinéma l'Ambiance, édifié par l'architecte Marcel Barbier, et inauguré en 1958 avec salle de 450 places, est inscrit en 2003. L’ancienne école de Senonches, un édifice public polychrome de 1882-1884, est inscrite en 1985 (façades et toitures).
Senonches se situe dans le Perche au nord-ouest du département d'Eure-et-Loir et à la limite nord-est du Parc naturel régional du Perche, à un carrefour entre les villes de Verneuil-sur-Avre (22 km), Mortagne-au-Perche (41 km), Nogent-le-Rotrou (33 km), Chartres (37 km) et Dreux (38 km). La commune s'étend sur une surface de 6 248 ha.
Avec ses 4 287 hectares, la forêt domaniale de Senonches est la plus grande du département et l'une des plus importantes de France. Sa partie privée double au moins cette surface et est beaucoup plus riche en espèces végétales et arbustives notamment. C'est, à l'origine, une hêtraie à houx, traitée en chênaie par l'Office national des forêts (ONF) (en 2007 : 18 % de hêtres selon l'ONF, qui envisagerait de diminuer ce taux).
L'ensemble du massif forestier est probablement le reste de la grande forêt des Carnutes : il touche presque aux massifs voisins (Bellême, Montécôt, Châteauneuf-en-Thymerais, La Ferté-Vidame, etc.).
Le pays est également connu pour ses sources et sa nappe d'eau souterraine située sous la forêt qui, captée à Rueil-la-Gadelière, est distribuée à Paris.


Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Sud-ouest du bassin Parisien » et « Normandie (Cotentin, Orne) ». Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 703 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 817,0 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
16,5 27.1.2003 |
20 27.2.2019 |
24 31.3.2021 |
27 20.4.2018 |
31,5 29.5.2026 |
39,6 25.6.2026 |
40,5 25.7.2019 |
39,1 14.8.2026 |
35 15.9.2020 |
27,4 2.10.2023 |
22 1.11.2014 |
15 17.12.2015 |
40,5 2019 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 6,6 | 7,9 | 11,5 | 15 | 18,7 | 22,1 | 24,7 | 24,6 | 20,8 | 15,5 | 10,3 | 7,2 | 15,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 3,8 | 4,3 | 6,9 | 9,4 | 12,9 | 16,2 | 18,4 | 18,4 | 15 | 11,3 | 7,1 | 4,3 | 10,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 1,1 | 0,7 | 2,4 | 3,8 | 7,1 | 10,3 | 12,1 | 12,1 | 9,2 | 7 | 3,9 | 1,5 | 5,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−15 2.1.1997 |
−13 12.2.2012 |
−11 1.3.2005 |
−5 7.4.2021 |
−2 14.5.2010 |
2 1.6.2015 |
4 31.7.2015 |
3,5 11.8.2016 |
1 29.9.2003 |
−5 30.10.1997 |
−9 24.11.1998 |
−10 26.12.2010 |
−15 1997 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 81,5 | 63 | 62,3 | 55,4 | 66,9 | 65,3 | 58,2 | 52,5 | 55,2 | 79,7 | 79,9 | 97,1 | 817 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 14,4 | 11,6 | 11,5 | 10,8 | 10,6 | 9,5 | 8,7 | 9,4 | 8,8 | 13 | 13,9 | 15,1 | 137,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 5,5 | 4,9 | 4,7 | 4 | 4,7 | 4,1 | 3,9 | 3,4 | 3,7 | 5,2 | 5,4 | 7 | 56,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 2,4 | 1,5 | 1,7 | 1,3 | 2 | 1,9 | 2 | 1,7 | 1,8 | 2,6 | 2,3 | 2,8 | 24 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
31,9 3.1.2022 |
45 25.2.1997 |
32 18.3.2002 |
35,4 8.4.2022 |
40 10.5.2019 |
75 11.6.2018 |
39 9.7.2017 |
36 26.8.2002 |
36 13.9.2017 |
66,8 9.10.2024 |
30 20.11.2015 |
37 15.12.2011 |
75 2018 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Au , Senonches est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Senonches, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. La commune est en outre hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (70,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (70,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (67 %), terres arables (22,3 %), zones urbanisées (4,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,9 %), prairies (1,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,2 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le territoire de la commune de Senonches est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Gervaine, la Blaise et le ruisseau de Saint-Cyr. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1995 et 1999,.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines. L'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 90,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 513 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1451 sont en aléa moyen ou fort, soit 96 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM,.
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Senoncha [Castrum] au IXe siècle (polyptyque d'Irminon, p. 51), ; Senunchiae vers 1070 (Cartulaire Saint-Père-en-Vallée de Chartres, p. 126) ; Senonciae en 1134 (Cartulaire du Grand-Beaulieu) ; [de] Senonchiis en 1271 ; Senonche le (Archives nationales-JJ 89, no 1, fol. 1) ; Senunches en 1391 (Archives départementales d'Eure-et-Loir-G, chapitre Saint-Martin de Tours) ; Senonche en (Archives nationales-JJ 153, no 103, fol. 50) ; Senonches le (Archives nationales-JJ 198, no 145, fol. 128) ; Senonches au XVIIIe siècle (Carte de Cassini) ; [Notre-Dame de] Senonches en 1736 (pouillé).
Du bas latin *Senonica sous-entendu villa « domaine rural ». Albert Dauzat y voit un nom d'homme gaulois Seno, ethnique (cf. Senones > Sens), suivi du suffixe -ica (à la fois gaulois et latin). Le nom de personne gaulois Seno n'est pas nécessairement ethnique, mais signifie simplement « Le Vieux » en gaulois (cf. nom de famille français Levieux), c'est un proche parent du latin senex, mais surtout du vieil irlandais sen, gallois / cornique hen « vieux », breton hen- (passage de s- à h- en brittonique). En outre, *Senonica (villa) se réfère sans doute davantage à un établissement de Senons, en tant que groupe ethnique, plutôt qu'à un individu, formation caractéristique du Bas Empire en -ica, comme Allemanche (Marne, Alemanche vers 1229) de *Allemanica « établissement d'Alamans ».
Homonymie avec Senonges (Vosges, Senongas Xe siècle).
Il n'y a pas de vestige plus ancien que le Moyen Âge, la morphologie du bourg avec sa rue centrale, ainsi que la boucle du hameau de Laudigerie font penser aux bourgades de défrichements si importants au XIe siècle. Les premières fortifications ont été faites de terre et sont encore visibles aujourd'hui à côté de la rue de l’École (parc de la pomme de Pin) et sous les remparts du château. Un reste de rempart est encore visible rue de Pontgouin, on suppose une porte chartraine jointe à une ancienne tour du manoir de Launay. Ce point stratégique en hauteur avait pour rôle de défendre la digue menant au centre du village et était surveillé par la tour du château. Plus tard, cette digue (devenue rue de Launay) a séparé deux étangs : Isle et Launay.
La première indication date du IXe siècle dans l'inventaire Polyptyque d'Irminon avec l'abbé de St-Germain des Prés, ou encore le pays de Thymerais qui entoure la ville de Senonches sous le nom de « Theodemerensis », cité dans une charte du prieuré de Saint-Martin de Chamars qui date du XIe siècle. Senonches sous le règne des seigneurs du Thymerais a toujours défendu la couronne de France, il fut intégré au siècle suivant dans le comté du Perche à la suite de la disparition de la baronnie de Châteauneuf-en-Thymerais au XIIIe siècle.
Le château a perdu depuis le début du XVIIe siècle toute importance militaire, chaque siècle a cependant modifié la structure et l’aspect du bourg. Jusqu’en 1525, Senonches a fait partie des possessions des comtes du Perche devenus ducs d’Alençon. Après 1525, à la suite de problèmes d’héritages complexes, Senonches est détaché du Perche, et tombe dans les possessions d’une maison d’origine italienne, les Gonzague-Mantoue, bientôt ducs de Nevers. En 1566, Brezolles et Senonches sont érigés en principauté de Mantoue par Charles IX au profit de Louis IV de Gonzague-Nevers époux d'Henriette de Clèves, duchesse de Nevers. Les armoiries de la ville datent d'ailleurs de cette époque. Elles sont « d’argent à une croix pattée de gueules, cantonnée de quatre aigles de sable membrées et becquées de gueules. Écu soutenu par deux rameaux de chêne passés en sautoir à leur naissance. Timbré d’une couronne murale ».
En 1654, Charles II de Mantoue vend la terre de Senonches et une partie de celle de Brezolles à François-Marie de Broglie, comte de Revel. Sa veuve les revend en 1667 à Henri Jules de Bourbon-Condé, duc d'Enghien. Il est appelé par courtoisie marquis de Senonches et de Brézolles
De cette époque datent les premiers témoignages écrits sur les forges, les fours à chaux et les verreries (Haron); et aussi les noms de deux de nos étangs: Badouleau était régisseur des ducs de Mantoue, et Loiseau était une famille alors influente (maître de forge en 1660).
De 1667 à la Révolution de 1789, Senonches est possédée par de grands seigneurs tels que les princes de Condé et les princes de Conti et enfin après 1770, le comte de Provence, frère de Louis XVI et futur roi Louis XVIII. Ces seigneurs résidaient peu au château de Senonches. Mais, sous leur impulsion ou celle de responsables locaux, beaucoup de transformations ont lieu :
Au XXe siècle, comme tous les bourgs ruraux français, Senonches doit chercher des activités nouvelles. C'est là le développement des activités industrielles : les usines Rémy reprises plus tard par John Deere, la fabrication d’objets en étain (Étains du Manoir) pour la Ville-aux-Nonains, la MABEP devenue Senonches agricole, Catep, Eurofeu… Cependant, les fermetures des usines John Deere, des Étains du Manoir et de la gare, ont été des obstacles au développement de cette ville. Parallèlement, il faut faire face aux besoins grandissants de la population : construction d’habitations à bon marché (actuels HLM), de lotissements, d’écoles, d’un centre de secours et d’une nouvelle mairie.
La réunion, en 1972, des communes de Senonches avec celles de Tardais et de La Ville-aux-Nonains a été réalisée sous le nom de Senonches.

| Tête de liste | Liste | Premier tour | Sièges | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | CM | CC | |||||
| Xavier Nicolas * | 608 | 100,00 | 23 | 11 | ||||
| Inscrits | 2 233 | 100,00 | ||||||
| Abstentions | 1 536 | 68,79 | ||||||
| Votants | 697 | 31,21 | ||||||
| Blancs et nuls | 89 | 3,99 | ||||||
| Exprimés | 608 | 27,23 | ||||||
| * Liste du maire sortant | ||||||||
La totalité des sièges est pourvue lors de ce premier tour par la liste unique conduite par Xavier Nicolas.
Depuis 2017, Senonches est le siège de la communauté de communes des Forêts du Perche, la dixième d'Eure-et-Loir par sa population, environ 8 000 habitants (2015). En 2018, la communauté regroupe 15 communes, et le maire, Xavier Nicolas, est le président de la communauté de communes.
Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris.

| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Battenberg (Eder) | Allemagne | depuis | ||
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 3 045 habitants, en évolution de −1,36 % par rapport à 2017 (Eure-et-Loir : −0,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La commune de Senonches est actuellement en cours de recensement,.
La ville détient, par son environnement et son accueil, le label « Station Verte » :
La commune a étoffé sa structure d'accueil touristique en accueillant un centre « Huttopia », concept d'hébergement préservant la nature, ouvert en . Ce centre est la première construction ex nihilo de la marque.
L'aéroport militaire de Dreux-Louvilliers-lès-Perche, ancienne base de l'United States Air Forces in Europe limitrophe de Senonches, a été transformé en une centrale solaire photovoltaïque en 2012.
Senonches réunit quatre édifices classés ou inscrits au titre des monuments historiques, dont un cinéma et une ancienne école, ainsi qu'un patrimoine forestier remarquable.
L'église Notre-Dame, dont le clocher du XIIe siècle est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du , a été remaniée au XVIe siècle.
L’église Notre-Dame de Senonches est située sur les fondations d’une ancienne abbaye. Au XIIe siècle Hugues II, seigneur de Châteauneuf, après la construction du château, la restaure et y ajoute une tour transformant ainsi l’abbaye en église fortifiée, intégrée au système de défense de la ville. La tour est utilisée en tant que poste d’observation et de défense.
Grâce à ses contreforts, doubles à chaque angle, ses dix-huit fenêtres, sa tourelle et ses trente-deux regards, l’église peut supporter un véritable siège et protéger un millier de personnes. L’église en elle-même est bâtie en pierres de grison, silex et briques plates. Elle renferme une grande nef terminée par un chœur. La petite nef se divise en deux bas côtés par la ligne des piliers.
L’église appartient aux bénédictins de abbaye Saint-Père-en-Vallée jusqu’en 1776. Au XIXe siècle, la tour est coiffée d’un clocher et d’une horloge. En 1927, le clocher du XIIe siècle est inscrit au titre de monument historique par arrêté du .
Le , jour de fête de la saint Cyr, les combats et les bombardements de la Seconde Guerre mondiale endommagent l’église et son clocher, avec une rapide remise en état après guerre. L'un des vitraux, « offert par les paroissiens en souvenir du bombardement du » commémore cet outrage.
À partir de 2003, la commune de Senonches, aidée par le conseil départemental d'Eure-et-Loir, entreprend d’importants travaux de restauration dans le cadre de la préservation et de la mise en valeur du patrimoine. Deux cloches ont été préservées, la première est signée par le fondeur Rosier en 1804, la seconde, « la Marie Prudence » est une pièce de 1160 livres, créée par Osmond, un fondeur du roi en 1827. Deux des premières cloches de l’église, bénies le ont été brisées sous la Révolution. Le maître autel, construit par M. Bersand de Paris, est consacré en 1863.
Dans l’église est présentée une œuvre majeure du peintre baroque vénitien Federico Bencovich, réalisée entre 1710 et 1716 : Saint André parmi les Saints Bartholomé, Carlo Borromeo, Lucie et Apollonie.
Elle est située dans l'ancienne commune de la Ville-aux-Nonains.
De chaque côté du chœur, l'édifice est orné de deux verrières décoratives du XIXe siècle en rinceaux et cages à mouches. Les autres baies de l'église sont de simples fenêtres en bois et petits carreaux, ou des verres ordinaires montés sur une ancienne serrurerie de vitraux.
L'église est située dans l'ancienne commune de Tardais. Elle est ornée de vitraux en dalles de verre.

La chapelle Saint-Cyr, située dans le cimetière de Senonches et propriété de la commune, n'est plus utilisée en 2020.

Inscrit MH (1985)
L'ancienne école, aujourd'hui hôtel de ville de Senonches et siège de la communauté de communes des Forêts du Perche, est achetée par la ville en 1883 à Eugène Tastemain, marchand de chaux, afin d'y établir une école de filles, un pensionnat de jeunes filles et une salle d'asile de 120 places. Elle est datée d'avant 1767, année où elle est mentionnée dans un acte de succession.
La maison est transformée en hôpital militaire pendant la guerre de 14-18. Sa rénovation date de 1968, elle abrite la médiathèque, les bureaux de la Communauté de Communes des Forêts du Perche, l’école de musique, …
Elle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du .

Inscrit MH (2003).
Le cinéma l'Ambiance, datant de 1957, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le ,.

Tardais comptait autrefois un château-fort appartenant à la seigneurie de Tardais, sûrement détruit à la même époque que le château originel de Senonches dont il était un poste avancé. La ferme attenante conserve une grange et de vieilles murailles datant du XIIe siècle, comme le château-fort. Le château de Tardais actuel fut bâti au XIXe.[réf. nécessaire]
Le château de Tardais est une propriété privée non visitable ; la ferme attenante au château propose un gîte avec salle de réception.

Les armoiries de la ville de Senonches, reprennent les armes de la famille italienne de Mantoue : d'argent à une croix patée de gueules, cantonnée de quatre aigles de sable membrées et bécquées de gueules, ledit écu soutenu par deux rameaux de chêne passés en sautoir à leur naissance, timbré d'une couronne murale. |