| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Saint Ignatius Church (depuis ) |
| Nom dans la langue maternelle |
遠藤 周作 |
| Nationalité | |
| Formation |
Université de Keiō; Université de Lyon |
| Activités | |
| Période d'activité |
À partir de |
| Père |
Tsunehisa Endō (d) |
| Mère |
Iku Endō (d) |
| Conjoint |
Junko Endō (d) |
| Enfant |
Ryūnosuke Endō (d) |
| A travaillé pour | |
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| Distinctions |
Silence, La fille que j’ai abandonnée, Scandale, L’extraordinaire voyage du samurai Hasekura, En sifflotant |
Shūsaku Endō (遠藤 周作, Endō Shūsaku), né le à Tokyo (Japon) et mort dans la même ville le d'une hépatite, est un écrivain japonais, connu pour avoir écrit sur sa foi catholique. Avec Junnosuke Yoshiyuki, Shōtarō Yasuoka, Junzō Shōno, Hiroyuki Agawa, Ayako Sono et Shumon Miura (en), Endō est catégorisé comme un « écrivain de la troisième génération », le troisième groupe d'écrivains majeurs apparus après la Seconde Guerre mondiale.
Peu après la naissance de Endō à Tokyo en 1923, sa famille déménage à Dalian dans le territoire de Kwantung en Mandchourie. Son père est employé de banque.
Ses parents divorcent en 1933 et sa mère part avec lui vivre chez sa sœur, une fervente catholique, à Kōbe, Japon. Il reçoit le baptême à onze ans, avec sa mère qui se convertit au catholicisme à son retour en 1934 et lui donne une éducation catholique. À ce sujet, Endō dit que « mon baptême n'était pas, de ma part, un acte libre ».
Il commence ses études de la littérature française à l'université Keio de Tōkyō en 1943, mais il les interrompt pendant la guerre pour travailler dans une usine de munitions. Il n'est pas mobilisé à cause de sa mauvaise santé. À cette époque, il contribue à plusieurs journaux littéraires et, en 1968, il devient le rédacteur en chef de l'un de ces journaux, le prestigieux Mita Bungaku.
Ensuite, il reçoit une bourse et étudie à la Faculté des lettres et civilisations de l’Université catholique de Lyon en France de 1950 à 1953. Il est, dans la période après-guerre, parmi les premiers étudiants japonais en France. Il se passionne pour la littérature catholique moderne notamment, les romans de Graham Greene et François Mauriac. Il dit de ses études : « un étudiant en littérature étrangère était quelqu'un qui était constamment confronté à une incompatibilité entre la littérature étrangère et lui-même ».
Après ses études, il revient au Japon pour tenter sa chance comme écrivain. Son succès est presque immédiat. En 1955, il est lauréat du prix Akutagawa, le prix littéraire le plus prestigieux du Japon, pour son roman Shiroi hito (L'Homme blanc).
Endō épouse Okada Junko en 1955, avec qui il a un fils, Ryunosuke, né en 1956,.
Tout au long de sa vie, Endō souffre de graves problèmes de santé, notamment des maladies pulmonaires (y compris la tuberculose). Pendant sa vie d'adulte, il cumule plusieurs années de séjours dans des hôpitaux. Entre autres, il subit une thoracoplastie (la résection d'une ou plusieurs côtes) et une lobectomie en 1961 qui lui enlève un poumon entier,.
Endō décède le à l'hôpital universitaire de Keio de complications liées à une hépatite,.
Ses livres s'appuient sur ses expériences de vie d'enfant et d'adulte : les stigmates d'être un catholique au Japon et un étranger en France,; la difficulté extrême de la communication et de la compréhension interculturelles; sa lutte contre ses maladies pulmonaires, et la vie d'un patient hospitalisé.
Ses livres reflètent aussi ses questionnements spirituels touchant les relations, souvent difficiles, entre sa foi catholique, qui apparaît dans tous ses livres et en est souvent un élément central, et les traditions culturelles et religieuses japonaises,. Il a lui-même décrit cette relation comme suit:
J'avais découvert mon unique thème à creuser durant toute ma vie. Et qu'est-ce ce thème? C'était comment prendre mes distances d'un christianisme qui m'était proche. C'était comment retailler moi-même le costume occidental que ma mère m'avait fait enfiler et le changer en un vêtement japonais qui conviendrait bien à mon physique japonais.
La plupart de ses personnages sont en proie à de complexes dilemmes moraux et de leurs choix conduisent souvent à des résultats mitigés, voire tragiques.
Ses œuvres sont souvent comparées à celles de Graham Greene. Celui-ci a désigné Endō comme l'un des meilleurs écrivains du XXe siècle. Pour sa part, Endō a dit ne jamais commencer à écrire un livre sans d'abord relire La Fin d'une liaison, roman de Graham Greene paru en 1951.
La plupart de ses livres sont traduits en français, et beaucoup ont été adaptés au cinéma.