| Naissance |
Trachselwald (canton de Berne) |
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| Décès |
(à 74 ans) Lützelflüh ou Sumiswald (canton de Berne) |
| Nationalité | suisse |
| Activité principale | |
| Autres activités |
| Langue d’écriture | allemand et bernois |
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Simon Gfeller est un écrivain suisse d'expression allemande et bernoise, né le à Trachselwald (BE) et mort le à Lützelflüh ou à Sumiswald (BE).
Simon Gfeller naît le à Trachselwald, dans le canton de Berne, en Suisse. Il est originaire de la commune voisine de Lützelflüh, dans l'Emmental. Son père, Christian Gfeller, est forestier.
Simon Gfeller épouse Meta Gehrig, institutrice, fille d'un agriculteur, en 1893.
Après l'école normale à Münchenbuchsee de 1884 à 1887, il exerce comme instituteur à Grünenmatt, localité de la commune de Lützelflüh, de 1887 à 1896, puis à Egg, dans la même commune jusqu'en 1929.
Il prend alors une retraite anticipée pour se consacrer entièrement à l'écriture.
Simon Gfeller meurt le à Lützelflüh ou à Sumiswald, dans le canton de Berne, à l'âge de 74 ans.
À la demande de son ami Otto von Greyerz, Simon Gfeller assiste de 1901 à 1905 Emanuel Friedli dans la réalisation du premier volume de sa série Bärndütsch (Lützelflüh). Ce travail l'incite à écrire lui-même.
Simon Gfeller bâtit sa renommée avec Heimisbach: Bilder u Bigäbeheiten us em Pureläbe (1911), écrits en dialecte bernois. Les Geschichten aus dem Emmenthal (1914), Das Rötelein (1915) et Christine Brand (1915) sont écrits en allemand. Suivent, entre 1917 et 1925, des drames écrits principalement pour le théâtre bernois du Heimatschutz, parfois des adaptations de textes de Jeremias Gotthelf. Il faut encore citer Ämmegrund (1927), récit de critique sociale en dialecte, Der Abgott (1933), nouvelle traitant de l'alcoolisme, ainsi que des ouvrages comportant des éléments autobiographiques, comme Drätti, Müetti u der Chlyn (1931) et Seminarzyt (1937).
Ses œuvres complètes en dix volumes sont publiées entre 1952 et 1957, sa correspondance avec Otto von Greyerz en 1957.
Tout en appartenant à la tradition de Jeremias Gotthelf, Simon Gfeller se forge un style de poète mystique.
En 1968, pour les cent ans de la naissance de l'écrivain, la vallée de Dürrgraben, dans la commune de Trachselwald, prend officiellement le nom de Heimisbach en son honneur.