Simon Gfeller

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Gfeller.

Simon Gfeller
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Rudolf Münger, 1929 au plus tard.
Naissance
Trachselwald (canton de Berne)
Décès (à 74 ans)
Lützelflüh ou Sumiswald (canton de Berne)
Nationalité suisse
Activité principale
Autres activités
Auteur
Langue d’écriture allemand et bernois

Simon Gfeller est un écrivain suisse d'expression allemande et bernoise, né le à Trachselwald (BE) et mort le à Lützelflüh ou à Sumiswald (BE).

Biographie

Origines et famille

Simon Gfeller naît le à Trachselwald, dans le canton de Berne, en Suisse. Il est originaire de la commune voisine de Lützelflüh, dans l'Emmental. Son père, Christian Gfeller, est forestier.

Simon Gfeller épouse Meta Gehrig, institutrice, fille d'un agriculteur, en 1893.

Études et parcours professionnel

Après l'école normale à Münchenbuchsee de 1884 à 1887, il exerce comme instituteur à Grünenmatt, localité de la commune de Lützelflüh, de 1887 à 1896, puis à Egg, dans la même commune jusqu'en 1929.

Il prend alors une retraite anticipée pour se consacrer entièrement à l'écriture.

Mort

Simon Gfeller meurt le à Lützelflüh ou à Sumiswald, dans le canton de Berne, à l'âge de 74 ans.

Parcours littéraire

À la demande de son ami Otto von Greyerz, Simon Gfeller assiste de 1901 à 1905 Emanuel Friedli dans la réalisation du premier volume de sa série Bärndütsch (Lützelflüh). Ce travail l'incite à écrire lui-même.

Simon Gfeller bâtit sa renommée avec Heimisbach: Bilder u Bigäbeheiten us em Pureläbe (1911), écrits en dialecte bernois. Les Geschichten aus dem Emmenthal (1914), Das Rötelein (1915) et Christine Brand (1915) sont écrits en allemand. Suivent, entre 1917 et 1925, des drames écrits principalement pour le théâtre bernois du Heimatschutz, parfois des adaptations de textes de Jeremias Gotthelf. Il faut encore citer Ämmegrund (1927), récit de critique sociale en dialecte, Der Abgott (1933), nouvelle traitant de l'alcoolisme, ainsi que des ouvrages comportant des éléments autobiographiques, comme Drätti, Müetti u der Chlyn (1931) et Seminarzyt (1937).

Ses œuvres complètes en dix volumes sont publiées entre 1952 et 1957, sa correspondance avec Otto von Greyerz en 1957.

Tout en appartenant à la tradition de Jeremias Gotthelf, Simon Gfeller se forge un style de poète mystique.

Distinctions

Hommage posthume

En 1968, pour les cent ans de la naissance de l'écrivain, la vallée de Dürrgraben, dans la commune de Trachselwald, prend officiellement le nom de Heimisbach en son honneur.

Notes et références

Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page « Simon Gfeller, version du 11 novembre 2005 » de Karin Marti-Weissenbach (trad. : André Naon) sur le site Dictionnaire historique de la Suisse, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence Creative Commons paternité partage à l'identique ou une licence compatible.
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Karin Marti-Weissenbach (trad. André Naon), « Simon Gfeller » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  2. 1 2 3 Peter Arnold, « Simon Gfeller », dans le Dictionnaire du théâtre en Suisse en ligne.

Liens externes