| Ministre des Affaires étrangères République de la Nouvelle-Afrik |
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Siphiwe Baleka |
| Nationalité |
Américaine |
| Formation | |
| Activité |
Nageur, auteur, entrepreneur, militant panafricain |
| Organisation |
United House of Ancestry Balanta B’Urassa History & Genealogy Society of America N’COBRA |
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| Distinction |
Emmy Award du sport |
4-Minute Fit TriBlackAlete |
Siphiwe Baleka, né le à Montgomery, Illinois, est un auteur, coach sportif, ancien nageur de haut niveau et militant afro-américain d'origine Guinée-Bissau. Connu également sous le nom de Brassa Mada au sein de la communauté balanta, il est notamment reconnu pour son programme de remise en forme destiné aux conducteurs routiers aux États-Unis et pour son engagement panafricaniste. En 2017, un court documentaire consacré à son parcours, Changing Lanes: The Siphiwe Baleka Story, a reçu un Sports Emmy Awards.
Né Anthony « Tony » Nathaniel Blake, Baleka grandit à Boulder Hill (Illinois) au sein d'une famille afro-américaine engagée dans le mouvement des droits civiques. Son père, Jeremiah Blake, diplômé de l’université Fisk, participe aux manifestations de Nashville en 1962. Très tôt, Tony se distingue en natation : champion de l’État de l’Illinois à dix ans, puis nageur classé au niveau national durant le lycée.
Admis à l'université Yale, il devient le premier Afro-Américain sélectionné dans la première équipe All-Ivy League de natation. En 1992, il manque de 0,8 seconde la qualification pour les sélections olympiques américaines au 100 m nage libre,,.
Durant ses études en histoire afro-américaine, il s’intéresse à la pensée de Marcus Garvey, Frantz Fanon, Walter Rodney et W. E. B. Du Bois, et s’engage dans plusieurs causes sociales et politiques. Il participe notamment à la grève du syndicat Local 34 à Yale et aux actions de soutien à des prisonniers politiques du Black Panther Party à New Haven.
Il adopte le nom de Ras Nathaniel au milieu des années 1990 et poursuit ses activités militantes après l’obtention de son diplôme. Il collabore avec des organisations telles que N'COBRA, l’IHRAAM et l’Institute of Marcus Garvey, et contribue à une pétition déposée dans le cadre de la procédure 1503 des Nations unies concernant les violations des droits humains des Afro-Américains,.
Journaliste pour Rastafari Speaks (Chicago), il s’enregistre en 2003 auprès du ministère éthiopien de l’Information et travaille comme correspondant lors d’événements de l’Union africaine. Il participe notamment au premier sommet extraordinaire de l’Union africaine à Addis-Abeba et au « Grand Débat » au Ghana en 2007. Au cours de cette période, il reçoit le nom de Siphiwe Baleka d’un conseil d’anciens.
Il devient ensuite directeur de la campagne d’éducation de la Sixième Région de l’Union africaine et intervient dans divers médias africains. Il contribue aussi à des initiatives diasporiques, notamment en Amérique centrale et dans les Caraïbes,.
En 2008, Baleka devient conducteur routier après avoir obtenu son permis poids lourd. Constatant sa propre prise de poids et les problèmes de santé répandus dans la profession, il conçoit un programme d’entraînement adapté à la vie sur la route,.
En 2011, il fonde Fitness Trucking, LLC, proposant un programme de remise en forme basé sur 13 semaines, testé chez Prime Inc., une entreprise de transport employant plusieurs milliers de conducteurs. Les premiers participants perdent en moyenne plus de 7 % de leur poids corporel, ce qui attire l'attention de la presse spécialisée et des associations du secteur.
Entre 2013 et 2014, lui et Prime reçoivent plusieurs distinctions, dont le Legacy Award de la Healthy Trucking Association of America et le Every Day Health Award du CES Digital Health Summit,.
Baleka est cité ou interviewé dans Men’s Health, Sports Illustrated, The Atlantic, CNN, NPR, la BBC, Good Morning America, etc. Sports Illustrated produit également un court documentaire sur son parcours, récompensé aux Sports Emmy Awards 2017.
Après une longue pause sportive, Baleka reprend la natation en catégorie Masters et s’impose rapidement au niveau national et international. Il remporte treize titres nationaux US Masters, établit trois records nationaux et décroche quatre médailles d’argent aux championnats du monde FINA Masters. Il participe également à l’Ironman Afrique du Sud, marquant ainsi son retour dans la compétition d’endurance,,.
Baleka est également auteur. Il a publié 4-Minute Fit (Simon & Schuster), plusieurs ouvrages consacrés à la foi prophétique noire et à la diplomatie panafricaine, ainsi que des travaux portant sur l’histoire du peuple Balanta. Il est aussi l’auteur de TriBlackAlete, un récit basé sur ses expériences en Afrique.
Baleka occupe plusieurs fonctions au sein d’organisations panafricaines et diasporiques. Il est directeur régional pour l’Amérique du Nord de l’African Sports Ventures Group, ambassadeur principal du patrimoine au sein de l’United House of Ancestry et président de la Balanta B’Urassa History & Genealogy Society of America. Il siège également aux commissions de la National Coalition of Blacks for Reparations in America (N’COBRA) et participe au groupe de travail de la société civile internationale du Forum permanent des personnes d’ascendance africaine des Nations unies,.
En 2021, Siphiwe Baleka est désigné par la Fédération de natation de Guinée-Bissau pour occuper une place d’universalité en vue de participer aux Jeux olympiques de Tokyo. Âgé de 50 ans, il ambitionnait alors de devenir le nageur olympique masculin le plus âgé de l’histoire. La Fédération internationale de natation (FINA) rejette toutefois le dossier, estimant insuffisants les éléments fournis concernant sa demande de changement de nationalité sportive. Dans une interview accordée à US Masters Swimming, Baleka déclare s’être senti « trahi » par la décision de l’instance, évoquant une profonde déception et rappelant que la « participation aux Jeux constituait pour lui un objectif majeur ». Né aux États-Unis et ancien nageur universitaire à Yale, Baleka s’était rapproché de la Guinée-Bissau après des recherches sur ses origines balanta, déposant une demande de naturalisation en . La non-validation de son dossier met un terme à son projet d’être le premier nageur olympique représentant la Guinée-Bissau, un pays ne disposant alors d’aucune structure de natation organisée. Baleka affirme néanmoins vouloir « contribuer au développement de la discipline dans le pays », notamment en « formant de jeunes athlètes susceptibles de représenter la Guinée-Bissau aux Jeux olympiques »,.
Lors du 9ᵉ Congrès panafricain organisé à Lomé en , Siphiwe Ka Baleka Bel El prend publiquement position sur la situation politique du Togo. Devant les délégations africaines et de la diaspora, il dénonce l’existence de prisonniers politiques et de restrictions aux libertés publiques, estimant que ces réalités contredisent le message panafricaniste promu par le pays hôte. Il déclare notamment : « Comment peut-on parler de renaissance africaine quand le pays qui nous accueille maintient encore des dizaines de prisonniers politiques dans ses geôles? » et affirme que « le congrès est organisé sur le dos du peuple togolais, dont beaucoup sont dans la diaspora, alors que le pays compte encore des prisonniers politiques, des exilés, et des personnes soumises à des traitements inhumains ».
Évoquant l’histoire politique du Togo, il fait référence à l’assassinat du premier président Sylvanus Olympio, qu’il qualifie de « crime originel » ayant marqué durablement la trajectoire du pays. Il interpelle directement le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, en lui demandant « qu’à ce congrès, le Togo prenne le devant dans une résolution pour une amnistie générale des prisonniers politiques ». Il exprime également ses inquiétudes sur d’éventuelles conséquences de sa déclaration : « Je me demande si je vais être ciblé ici parce que je demande une amnistie générale… Ce n’est pas la renaissance africaine que nous voulons. Que vaut notre panafricanisme si nous devons vivre dans la peur? »
Au cours de son intervention, Siphiwe Ka Baleka élargit son propos à la situation politique dans d’autres pays africains, citant notamment le Cameroun et la Guinée-Bissau, où, selon lui, « des dizaines d’opposants sont traqués, emprisonnés ou forcés à l’exil ». La prise de parole, inhabituelle dans un événement diplomatique de cette nature, suscite des réactions mitigées parmi les participants et contribue à alimenter les critiques de certaines organisations de la société civile sur le décalage entre le discours panafricaniste officiel et les réalités politiques nationales,,,.