
Le salaire minimum interprofessionnel de croissance, souvent désigné par l'acronyme SMIC [smik] ⓘ, est, dans le droit du travail en France, le salaire minimum qu'un employeur peut verser pour une durée légale de travail de 35 heures par semaine.
À partir du , son montant mensuel est fixé à :
Anciennement salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), le SMIC est revalorisé au minimum à hauteur de la moitié de l'augmentation du pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO). Le gouvernement peut de surcroît décider de hausses discrétionnaires. En 2005, 16,3 % de la population active était rémunérée au SMIC. En , 1,98 million de salariés des entreprises du secteur concurrentiel, hors apprentis, stagiaires et intérimaires, sont rémunérés au SMIC, soit 11,5 % des salariés, dont 58,3 % de femmes. En , 17,3 % des salariés du secteur privé sont rémunérés au niveau du SMIC. C'est une proportion record depuis au moins 30 ans, il est dû aux règles d'indexation automatique sur l'évolution des prix interdite pour les autres salaires.
Le SMIC et son niveau sont l'objet de débats économiques. Des économistes et des experts expriment l'idée que le SMIC serait trop élevé, et serait ainsi un frein à l'emploi et à la croissance économique, tout en étant inopérant contre la pauvreté. D'autres, comme Henri Sterdyniak, estiment que le SMIC n'est pas un handicap pour l'économie française, ce dernier concernant principalement des emplois non soumis à la concurrence internationale, les exonérations réduisant son coût de 25 % pour les employeurs et le SMIC protégeant les salariés les plus vulnérables,,.
La loi du créé le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et propose que « la Commission supérieure des conventions collectives [soit] chargée de la composition d’un budget-type servant à la détermination du SMIG ». Destiné à relancer la consommation et à lutter contre la pauvreté, ce salaire de base est alors fixé par le gouvernement à 78 francs de l’heure, à Paris. En province, le taux horaire est inférieur, ce qui donne comme salaire hebdomadaire 3 120 francs) et comme base mensuelle sur douze mois une moyenne de 13 566 francs.
Entre 1950 et 1958, le taux d'inflation en France, en dépit de sa progression sensible, reste inférieur au taux de croissance ; cependant, le franc connaît une série de dévaluations, notamment en 1958 (qui entraîne la création du nouveau franc). En 1960, le SMIG horaire est de 1,638 5 nouveaux francs.
En 1968, les accords de Grenelle le font passer à 520 francs par mois.
Le SMIC lui succède à partir du , en application de la loi 70-7 du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas du et du décret no 70-160 du .
Il permet à nouveau la libre négociation des conventions collectives.
Deux chocs pétroliers plus tard, en 1981, le SMIC mensuel passe la barre des 3 000 francs.
De fortes revalorisations du SMIC entre 1997 et 2005 ont conduit à ce que le SMIC augmente plus vite que le salaire moyen de l'ensemble de la population, et ont abouti à un « écrasement de la hiérarchie des salaires ». La proportion de salariés payés au SMIC dans l’ensemble des salariés est passée d’environ 10 % sur la décennie 1987-1996 à plus de 16 % en 2005. Le pouvoir d'achat des travailleurs payés au salaire minimum a crû plus vite en moyenne que celui des autres salariés ; en particulier, les bas salaires sont progressivement rattrapés par la croissance du SMIC, car ils augmentent moins vite que celui-ci.
Au cours des années 1990 et des années 2000, les gouvernements ont également baissé les cotisations sur les bas revenus afin de limiter la croissance du coût de la main-d'œuvre pour les bas salaires, en particulier au niveau du SMIC, pour favoriser l'emploi. Ces actions ont eu comme effet pervers d'augmenter la proportion d'employés payés au SMIC par un effet dit de « trappe à bas salaire ».
La réduction de la durée du travail de 39 à 35 heures entre 1997 et 2002 a donné lieu à la création de cinq SMIC différents. Les niveaux des SMIC ont été réunifiés de 2003 à 2005 par la loi Fillon sur la réduction du temps de travail, avec un mode de convergence qui a abouti à une forte revalorisation du SMIC, qui a augmenté d’un peu plus de 5,5 % en moyenne sur chacune des trois années 2003-2005.
Dans certains cas, le SMIC peut être réduit :
Les travailleurs handicapés exerçant en milieu ordinaire ou adapté ne peuvent se voir attribuer une rémunération inférieure au SMIC,. L'employeur peut recevoir une aide de l'État en fonction du handicap du salarié,. Dans un établissement et service d'accompagnement par le travail (ESAT), la rémunération peut être inférieure au SMIC (dans la limite de 55 %) ; l'établissement perçoit également une aide de l'État.
Les travailleurs à temps partiel, les CDD et les salariés détachés ne peuvent percevoir une rémunération inférieure au SMIC horaire.
Les notes de frais, les heures supplémentaires et les primes liées au temps de travail sont exclues du calcul.
La convention collective des assistantes maternelles prévoit que leur rémunération horaire de base puisse être inférieure à celle du SMIC, ce qui est majoritairement le cas dans les faits. Le Code de l'action sociale et des familles précise que la rémunération des assistants maternels ne peut être inférieure à 0,281 fois le montant du salaire minimum de croissance par enfant et par heure d'accueil (article D 423-9).
Son augmentation correspond au minimum à l'inflation constatée l'année précédente sur la base de l'évolution de l'indice des prix à la consommation pour les « ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, hors tabac », plus 50 % de l'augmentation du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO). Le gouvernement a en outre la possibilité d'accorder des « coups de pouce » ce qu'il ne fait plus depuis . De plus, si l'inflation constatée entre le 1er janvier et le dernier mois connu (N−1) dépasse 2 %, le SMIC est automatiquement réévalué au mois N+1 du pourcentage de cette inflation.
A contrario, en 2017, un arrêt de la Cour de cassation rappelle que toute clause d’une convention collective de travail prévoyant des indexations automatiques des salaires sur le niveau général des prix ou des salaires ou sur le Smic est interdite, même si l’indexation n’est que partielle.
| Date | Brut horaire nominal (hors Mayotte), | Brut horaire en euro constant base 2023 | Brut mensuel converti en euro (courant) | Évolution du taux horaire | Augmentation de l'IPC sur la période,,, | Évolution du taux horaire rapporté à l'IPC | Gouvernement et parti | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (création du SMIG) | 78 anciens francs | 2,55 euros | 20,61 euros (195 h/mois) | Pleven I, UDSR | ||||
| 0,87 franc | 2,45 euros | 22,99 euros (173,33 h/mois) | 11,54 % | Queuille III, RAD | ||||
| 1,00 franc | 2,82 euros | 26,42 euros (173,33 h/mois) | 14,94 % | Pleven II, UDSR | ||||
| 1,15 franc | 2,93 euros | 30,39 euros (173,33 h/mois) | 15,00 % | Laniel II, CNIP | ||||
| 1,215 franc | 3,10 euros | 32,11 euros (173,33 h/mois) | 5,65 % | Mendès France, RAD | ||||
| 1,26 franc | 3,18 euros | 33,29 euros (173,33 h/mois) | 3,70 % | Faure II, RAD | ||||
| , | 1,334 5 franc | 3,14 euros | 35,26 euros (173,33 h/mois) | 5,91 % | Bourgès-Maunoury, RAD | |||
| 1,392 franc | 2,85 euros | 36,78 euros (173,33 h/mois) | 4,31 % | Gaillard, RAD | ||||
| 1,448 franc | 2,96 euros | 38,26 euros (173,33 h/mois) | 4,02 % | Gaillard, RAD | ||||
| 1,492 5 franc | 3,05 euros | 39,44 euros (173,33 h/mois) | 3,07 % | de Gaulle III, Ind | ||||
| 1,56 franc | 3,01 euros | 41,22 euros (173,33 h/mois) | 4,52 % | Debré, UNR | ||||
| 1,601 5 franc | 3,01 euros | 42,32 euros (173,33 h/mois) | 2,66 % | Debré, UNR | ||||
| 1,638 5 franc | 3,05 euros | 43,30 euros (173,33 h/mois) | 2,31 % | Debré, UNR | ||||
| 1,686 franc | 3,03 euros | 44,55 euros (173,33 h/mois) | 2,90 % | Debré, UNR | ||||
| 1,728 franc | 2,97 euros | 45,66 euros (173,33 h/mois) | 2,49 % | Pompidou I, UNR | ||||
| 1,806 franc | 3,10 euros | 47,72 euros (173,33 h/mois) | 4,51 % | Pompidou I, UNR | ||||
| 1,882 franc | 3,09 euros | 49,73 euros (173,33 h/mois) | 4,21 % | Pompidou II, UNR-UDT | ||||
| 1,929 5 franc | 3,06 euros | 50,99 euros (173,33 h/mois) | 2,52 % | Pompidou II, UNR-UDT | ||||
| 1,968 franc | 3,04 euros | 52,00 euros (173,33 h/mois) | 2,00 % | Pompidou II, UNR-UDT | ||||
| 2,007 5 francs | 3,10 euros | 53,05 euros (173,33 h/mois) | 2,01 % | Pompidou II, UNR-UDT | ||||
| 2,05 francs | 3,05 euros | 54,17 euros (173,33 h/mois) | 2,12 % | Pompidou III, UNR-UDT | ||||
| 2,10 francs | 3,16 euros | 55,49 euros (173,33 h/mois) | 2,44 % | Pompidou IV, UNR-UDT | ||||
| 2,15 francs | 3,15 euros | 56,81 euros (173,33 h/mois) | 2,38 % | Pompidou IV, UNR-UDT | ||||
| 2,22 francs | 3,11 euros | 58,66 euros (173,33 h/mois) | 3,26 % | Pompidou IV, UD-Ve | ||||
| 3,00 francs | 4,21 euros | 79,27 euros (173,33 h/mois) | 35,14 % | Pompidou IV, UD-Ve | ||||
| 3,08 francs | 4,32 euros | 81,39 euros (173,33 h/mois) | 2,67 % | Couve de Murville, UDR | ||||
| 3,15 francs | 4,15 euros | 83,24 euros (173,33 h/mois) | 2,27 % | Couve de Murville, UDR | ||||
| 3,27 francs | 4,31 euros | 86,41 euros (173,33 h/mois) | 3,81 % | Chaban-Delmas, UDR | ||||
| ,, | 3,36 francs | 4,21 euros | 88,79 euros (173,33 h/mois) | 2,75 % | Chaban-Delmas, UDR | |||
| 3,50 francs | 4,38 euros | 92,49 euros (173,33 h/mois) | 4,17 % | Chaban-Delmas, UDR | ||||
| 3,63 francs | 4,30 euros | 95,92 euros (173,33 h/mois) | 3,71 % | Chaban-Delmas, UDR | ||||
| 3,68 francs | 4,36 euros | 97,24 euros (173,33 h/mois) | 1,38 % | Chaban-Delmas, UDR | ||||
| 3,85 francs | 4,56 euros | 101,73 euros (173,33 h/mois) | 4,62 % | Chaban-Delmas, UDR | ||||
| 3,94 francs | 4,76 euros | 104,11 euros (173,33 h/mois) | 2,34 % | Chaban-Delmas, UDR | ||||
| 4,10 francs | 4,58 euros | 108,34 euros (173,33 h/mois) | 4,06 % | Chaban-Delmas, UDR | ||||
| 4,30 francs | 4,80 euros | 113,63 euros (173,33 h/mois) | 4,88 % | Chaban-Delmas, UDR | ||||
| 4,55 francs | 5,08 euros | 120,23 euros (173,33 h/mois) | 5,81 % | Messmer I, UDR | ||||
| 4,64 francs | 4,74 euros | 122,61 euros (173,33 h/mois) | 1,98 % | Messmer I, UDR | ||||
| 5,20 francs | 5,32 euros | 137,41 euros (173,33 h/mois) | 12,07 % | Messmer II, UDR | ||||
| 5,32 francs | 5,44 euros | 140,58 euros (173,33 h/mois) | 2,31 % | Messmer II, UDR | ||||
| 5,43 francs | 5,43 euros | 143,48 euros (173,33 h/mois) | 2,07 % | Messmer II, UDR | ||||
| 5,60 francs | 5,03 euros | 147,98 euros (173,33 h/mois) | 3,13 % | Messmer III, UDR | ||||
| 5,95 francs | 5,35 euros | 157,23 euros (173,33 h/mois) | 6,25 % | Messmer III, UDR | ||||
| 6,40 francs | 5,75 euros | 169,12 euros (173,33 h/mois) | 7,56 % | Chirac I, UDR | ||||
| 6,55 francs | 5,89 euros | 173,08 euros (173,33 h/mois) | 2,34 % | Chirac I, UDR | ||||
| 6,75 francs | 6,07 euros | 178,36 euros (173,33 h/mois) | 3,05 % | Chirac I, UDR | ||||
| 6,95 francs | 5,59 euros | 183,65 euros (173,33 h/mois) | 2,96 % | Chirac I, UDR | ||||
| 7,12 francs | 5,73 euros | 188,14 euros (173,33 h/mois) | 2,45 % | Chirac I, UDR | ||||
| 7,55 francs | 6,07 euros | 199,50 euros (173,33 h/mois) | 6,04 % | Chirac I, UDR | ||||
| 7,71 francs | 6,20 euros | 203,73 euros (173,33 h/mois) | 2,12 % | Chirac I, UDR | ||||
| 7,89 francs | 5,79 euros | 208,49 euros (173,33 h/mois) | 2,33 % | Chirac I, UDR | ||||
| 8,08 francs | 5,93 euros | 213,51 euros (173,33 h/mois) | 2,41 % | Chirac I, UDR | ||||
| 8,58 francs | 6,29 euros | 226,72 euros (173,33 h/mois) | 6,19 % | Chirac I, UDR | ||||
| 8,76 francs | 6,42 euros | 231,48 euros (173,33 h/mois) | 2,10 % | Barre I, DVD | ||||
| 8,94 francs | 6,56 euros | 236,23 euros (173,33 h/mois) | 2,05 % | Barre I, DVD | ||||
| 9,14 francs | 6,14 euros | 241,52 euros (173,33 h/mois) | 2,24 % | +2,75 % | −0,50 % | Barre II, DVD | ||
| 9,34 francs | 6,26 euros | 246,80 euros (173,33 h/mois) | 2,19 % | +1,97 % | +0,21 % | Barre II, DVD | ||
| 9,58 francs | 6,43 euros | 253,15 euros (173,33 h/mois) | 2,57 % | +0,83 % | +1,73 % | Barre II, DVD | ||
| 9,79 francs | 6,57 euros | 258,70 euros (173,33 h/mois) | 2,19 % | +2,26 % | −0,07 % | Barre II, DVD | ||
| 10,06 francs | 6,75 euros | 265,83 euros (173,33 h/mois) | 2,76 % | +0,94 % | +1,80 % | Barre II, DVD | ||
| 10,45 francs | 6,43 euros | 276,14 euros (173,33 h/mois) | 3,88 % | +3,85 % | +0,03 % | Barre III, DVD | ||
| 10,85 francs | 6,67 euros | 286,71 euros (173,33 h/mois) | 3,83 % | +1,79 % | +2,00 % | Barre III, DVD | ||
| 11,07 francs | 6,81 euros | 292,52 euros (173,33 h/mois) | 2,03 % | +1,57 % | +0,45 % | Barre III, DVD | ||
| 11,31 francs | 6,96 euros | 298,86 euros (173,33 h/mois) | 2,17 % | +2,04 % | +0,12 % | Barre III, DVD | ||
| 11,60 francs | 6,44 euros | 306,52 euros (173,33 h/mois) | 2,56 % | +3,27 % | −0,69 % | Barre III, DVD | ||
| 12,15 francs | 6,74 euros | 321,06 euros (173,33 h/mois) | 4,74 % | +3,05 % | +1,64 % | Barre III, DVD | ||
| 12,42 francs | 6,89 euros | 328,19 euros (173,33 h/mois) | 2,22 % | +2,17 % | +0,06 % | Barre III, DVD | ||
| 12,93 francs | 7,18 euros | 341,67 euros (173,33 h/mois) | 4,11 % | +2,62 % | +1,45 % | Barre III, DVD | ||
| 13,37 francs | 6,54 euros | 353,29 euros (173,33 h/mois) | 3,40 % | +4,02 % | −0,59 % | Barre III, DVD | ||
| 13,66 francs | 6,68 euros | 360,96 euros (173,33 h/mois) | 2,17 % | +2,25 % | −0,08 % | Barre III, DVD | ||
| 14,00 francs | 6,84 euros | 369,94 euros (173,33 h/mois) | 2,49 % | +1,84 % | +0,64 % | Barre III, DVD | ||
| 14,29 francs | 6,99 euros | 377,61 euros (173,33 h/mois) | 2,07 % | +2,16 % | −0,08 % | Barre III, DVD | ||
| 14,79 francs | 7,23 euros | 390,82 euros (173,33 h/mois) | 3,50 % | +2,70 % | +0,78 % | Barre III, DVD | ||
| 15,20 francs | 6,55 euros | 401,65 euros (173,33 h/mois) | 2,77 % | +3,06 % | −0,28 % | Barre III, DVD | ||
| 16,72 francs | 7,21 euros | 441,82 euros (173,33 h/mois) | 10,00 % | +3,29 % | +6,49 % | Mauroy I, PS | ||
| 17,34 francs | 7,48 euros | 458,20 euros (173,33 h/mois) | 3,71 % | +4,04 % | −0,32 % | Mauroy II, PS | ||
| 17,76 francs | 7,82 euros | 469,30 euros (173,33 h/mois) | 2,42 % | +2,29 % | +0,13 % | Mauroy II, PS | ||
| 18,15 francs | 7,00 euros | 467,61 euros (173,33 h/mois) | 2,20 % | +1,56 % | +0,63 % | Mauroy II, PS | ||
| 18,62 francs | 7,18 euros | 479,72 euros (169 h/mois) | 2,59 % | +2,16 % | +0,42 % | Mauroy II, PS | ||
| 19,03 francs | 7,34 euros | 490,29 euros (169 h/mois) | 2,20 % | +2,16 % | +0,04 % | Mauroy II, PS | ||
| 19,64 francs | 7,57 euros | 506,00 euros (169 h/mois) | 3,21 % | +1,27 % | +1,91 % | Mauroy II, PS | ||
| 20,29 francs | 7,82 euros | 522,75 euros (169 h/mois) | 3,31 % | +2,79 % | +0,51 % | Mauroy II, PS | ||
| 21,02 francs | 7,39 euros | 541,56 euros (169 h/mois) | 3,60 % | +2,60 % | +0,97 % | Mauroy II, PS | ||
| 21,65 francs | 7,61 euros | 557,79 euros (169 h/mois) | 3,00 % | +2,72 % | +0,27 % | Mauroy III, PS | ||
| 21,89 francs | 7,70 euros | 563,97 euros (169 h/mois) | 1,11 % | +0,73 % | +0,38 % | Mauroy III, PS | ||
| 22,33 francs | 7,85 euros | 575,31 euros (169 h/mois) | 2,01 % | +2,20 % | −0,18 % | Mauroy III, PS | ||
| 22,78 francs | 7,46 euros | 586,90 euros (169 h/mois) | 2,02 % | +1,52 % | +0,49 % | Mauroy III, PS | ||
| 23,56 francs | 7,71 euros | 607,00 euros (169 h/mois) | 3,42 % | +2,57 % | +0,83 % | Mauroy III, PS | ||
| 23,84 francs | 7,81 euros | 614,21 euros (169 h/mois) | 1,19 % | +1,08 % | +0,10 % | Mauroy III, PS | ||
| 24,36 francs | 7,98 euros | 627,61 euros (169 h/mois) | 2,18 % | +1,67 % | +0,50 % | Fabius, PS | ||
| 24,90 francs | 7,71 euros | 641,52 euros (169 h/mois) | 2,22 % | +3,00 % | −0,76 % | Fabius, PS | ||
| 25,54 francs | 7,90 euros | 658,01 euros (169 h/mois) | 2,57 % | +0,61 % | +1,95 % | Fabius, PS | ||
| 26,04 francs | 8,04 euros | 670,89 euros (169 h/mois) | 1,96 % | +0,83 % | +1,12 % | Fabius, PS | ||
| 26,59 francs | 8,02 euros | 685,06 euros (169 h/mois) | 2,11 % | +1,92 % | +0,19 % | Chirac II, RPR | ||
| 26,92 francs | 8,11 euros | 693,56 euros (169 h/mois) | 1,24 % | +0,22 % | +1,02 % | Chirac II, RPR | ||
| 27,57 francs | 8,06 euros | 710,31 euros (169 h/mois) | 2,41 % | +2,22 % | +0,19 % | Chirac II, RPR | ||
| 27,84 francs | 8,14 euros | 717,27 euros (169 h/mois) | 0,98 % | +1,09 % | −0,11 % | Chirac II, RPR | ||
| 28,48 francs | 8,10 euros | 733,75 euros (169 h/mois) | 2,30 % | +2,36 % | +0,06 % | Rocard I, PS | ||
| 28,76 francs | 8,18 euros | 740,97 euros (169 h/mois) | 0,98 % | +0,32 % | +0,66 % | Rocard II, PS | ||
| 29,36 francs | 8,06 euros | 756,43 euros (169 h/mois) | 2,09 % | +2,07 % | +0,02 % | Rocard II, PS | ||
| 29,91 francs | 8,22 euros | 770,60 euros (169 h/mois) | 1,87 % | +1,42 % | +0,44 % | Rocard II, PS | ||
| 30,51 francs | 8,10 euros | 786,06 euros (169 h/mois) | 2,01 % | +2,30 % | −0,29 % | Rocard II, PS | ||
| 31,28 francs | 8,31 euros | 805,89 euros (169 h/mois) | 2,52 % | +0,43 % | +2,09 % | Rocard II, PS | ||
| 31,94 francs | 8,49 euros | 822,90 euros (169 h/mois) | 2,11 % | +1,63 % | +0,47 % | Rocard II, PS | ||
| 32,66 francs | 8,40 euros | 841,45 euros (169 h/mois) | 2,25 % | +1,98 % | +0,26 % | Cresson, PS | ||
| 33,31 francs | 8,38 euros | 858,19 euros (169 h/mois) | 1,99 % | +1,74 % | +0,24 % | Cresson, PS | ||
| 34,06 francs | 8,57 euros | 877,52 euros (169 h/mois) | 2,25 % | +0,61 % | +1,63 % | Bérégovoy, PS | ||
| 34,83 francs | 8,58 euros | 897,36 euros (169 h/mois) | 2,26 % | +2,03 % | +0,22 % | Balladur, RPR | ||
| 35,56 francs | 8,62 euros | 916,16 euros (169 h/mois) | 2,10 % | +1,68 % | +0,40 % | Balladur, RPR | ||
| 36,98 francs | 8,79 euros | 952,75 euros (169 h/mois) | 3,99 % | +1,55 % | +2,41 % | Juppé I, RPR | ||
| 37,72 francs | 8,80 euros | 971,81 euros (169 h/mois) | 2,00 % | +2,41 % | −0,40 % | Juppé II, RPR | ||
| 37,91 francs | 8,84 euros | 976,71 euros (169 h/mois) | 0,50 % | −0,10 % | +0,61 % | Juppé II, RPR | ||
| 39,43 francs | 9,09 euros | 1 015,87 euros (169 h/mois) | 4,01 % | +0,99 % | +2,99 % | Jospin, PS | ||
| 40,22 francs | 9,21 euros | 1 036,22 euros (169 h/mois) | 2,00 % | +0,91 % | +1,05 % | Jospin, PS | ||
| 40,72 francs | 9,28 euros | 1 049,11 euros (169 h/mois) | 1,24 % | +0,35 % | +0,91 % | Jospin, PS | ||
| 40,72 francs | 9,13 euros | 941,50 euros (151,67 h/mois) | 0,00 % | Jospin, PS | ||||
| 42,02 francs | 9,42 euros | 971,56 euros (151,67 h/mois) | 3,19 % | +1,72 % | +1,45 % | Jospin, PS | ||
| 43,72 francs | 9,64 euros | 1 010,87 euros (151,67 h/mois) | 4,05 % | +2,04 % | +1,97 % | Jospin, PS | ||
| 43,75 francs | 9,46 euros | 1 011,56 euros (151,67 h/mois) | 0,07 % | +0,23 % | −0,15 % | Jospin, PS | ||
| 6,83 euros | 9,69 euros | 1 035,88 euros (151,67 h/mois) | 2,40 % | +1,51 % | +0,95 % | Raffarin II, UMP | ||
| 7,19 euros | 10,00 euros | 1 090,48 euros (151,67 h/mois) | 5,27 % | +1,91 % | +3,29 % | Raffarin II, UMP | ||
| 7,61 euros | 10,36 euros | 1 154,18 euros (151,67 h/mois) | 5,84 % | +2,42 % | +3,34 % | Raffarin III, UMP | ||
| 8,03 euros | 10,72 euros | 1 217,88 euros (151,67 h/mois) | 5,52 % | +1,66 % | +3,80 % | Villepin, UMP | ||
| 8,27 euros | 10,88 euros | 1 254,28 euros (151,67 h/mois) | 2,99 % | +1,95 % | +1,02 % | Villepin, UMP | ||
| 8,44 euros | 10,94 euros | 1 280,07 euros (151,67 h/mois) | 2,06 % | +1,15 % | +0,90 % | Fillon I, UMP | ||
| 8,63 euros | 10,88 euros | 1 308,88 euros (151,67 h/mois) | 2,25 % | +3,05 % | −0,78 % | Fillon II, UMP | ||
| 8,71 euros | 10,98 euros | 1 321,02 euros (151,67 h/mois) | 0,93 % | +0,53 % | +0,40 % | Fillon II, UMP | ||
| 8,82 euros | 11,11 euros | 1 337,70 euros (151,67 h/mois) | 1,26 % | −0,61 % | +1,88 % | Fillon II, UMP | ||
| 8,86 euros | 10,99 euros | 1 343,77 euros (151,67 h/mois) | 0,45 % | +0,43 % | +0,02 % | Fillon II, UMP | ||
| 9 euros | 10,91 euros | 1 365,00 euros (151,67 h/mois) | 1,58 % | +1,75 % | −0,17 % | Fillon III, UMP | ||
| 9,19 euros | 11,16 euros | 1 393,82 euros (151,67 h/mois) | 2,11 % | +2,38 % | −0,26 % | Fillon III, UMP | ||
| 9,22 euros | 10,98 euros | 1 398,37 euros (151,67 h/mois) | 0,33 % | +0,03 % | +0,30 % | Fillon III, UMP | ||
| 9,40 euros | 11,20 euros | 1 425,67 euros (151,67 h/mois) | 1,95 % | +0,96 % | +0,99 % | Ayrault II, PS | ||
| 9,43 euros | 11,14 euros | 1 430,22 euros (151,67 h/mois) | 0,32 % | +0,29 % | +0,03 % | Ayrault II, PS | ||
| 9,53 euros | 11,20 euros | 1 445,38 euros (151,67 h/mois) | 1,06 % | +0,68 % | +0,38 % | Ayrault II, PS | ||
| 9,61 euros | 11,29 euros | 1 457,52 euros (151,67 h/mois) | 0,84 % | −0,16 % | +1,00 % | Valls II, PS | ||
| 9,67 euros | 11,34 euros | 1 466,62 euros (151,67 h/mois) | 0,62 % | +0,20 % | +0,42 % | Valls II, PS | ||
| 9,76 euros | 11,33 euros | 1 480,27 euros (151,67 h/mois) | 0,93 % | +0,98 % | −0,04 % | Cazeneuve, PS | ||
| 9,88 euros | 11,26 euros | 1 498,47 euros (151,67 h/mois) | 1,23 % | +1,26 % | −0,03 % | Philippe II, LREM | ||
| 10,03 euros | 11,30 euros | 1 521,22 euros (151,67 h/mois) | 1,52 % | +1,41 % | +0,10 % | Philippe II, LREM | ||
| 10,15 euros | 11,38 euros | 1 539,42 euros (151,67 h/mois) | 1,20 % | +1,47 % | −0,27 % | Philippe II, LREM | ||
| 10,25 euros | 11,31 euros | 1 554,58 euros (151,67 h/mois) | 0,99 % | +0,27 % | +0,72 % | Castex, LREM | ||
| 10,48 euros | 11,56 euros | 1 589,47 euros (151,67 h/mois) | 2,24 % | +1,89 % | +0,34 % | Castex, LREM | ||
| 10,57 euros | 11,09 euros | 1 603,12 euros (151,67 h/mois) | 0,86 % | +0,89 % | −0,03 % | Castex, LREM | ||
| 10,85 euros | 11,38 euros | 1 645,58 euros (151,67 h/mois) | 2,65 % | +3,11 % | −0,45 % | Castex, LREM | ||
| 11,07 euros | 11,61 euros | 1 678,95 euros (151,67 h/mois) | 2,03 % | +1,60 % | +0,42 % | Borne, LREM | ||
| 11,27 euros | 11,27 euros | 1 709,28 euros (151,67 h/mois) | 1,81 % | +1,11 % | +0,69 % | Borne, RE | ||
| 11,52 euros | 11,52 euros | 1 747,20 euros (151,67 h/mois) | 2,22 % | +2,70 % | −0,47 % | Borne, RE | ||
| 11,65 euros | 11,42 euros | 1 766,92 euros (151,67 h/mois) | 1,13 % | +0,70 % | +0,43 % | Borne, RE | ||
| 11,88 euros | 11,65 euros | 1 801,80 euros (151,67 h/mois) | 1,97 % | +1,21 % | +0,75 % | Barnier, LR | ||
| 12,02 euros | 1 823,03 euros (151,67 h/mois) | 1,18 % | +0,66 % | +0,51 % | Lecornu II, EPR – LR diss. | |||
| 12,31 euros | 1 867,02 euros (151,67 h/mois) | 2,41 % | +2,48 % | −0,06 % | Lecornu II, EPR – LR diss. | |||
| Pays | Salaire |
|---|---|
| 2 112 € | |
| 551 € | |
| 841 € | |
| 2 161 € | |
| 886 € | |
| 2 282 € | |
| 1 027 € | |
| 1 381 € | |
| 1 801,8 € | |
| 970 € | |
| 740 € | |
| 1 038 € | |
| 2 704 € | |
| 727 € | |
| 961 € | |
| 2 246 € | |
| 1 100 € | |
| 1 015 € | |
| 797 € | |
| 1 278 € | |
| 816 € | |
| 2 145 € | |
| 670 € | |
| 584 € | |
| 408 € | |
| 618 € | |
| 558 € |
En 2025, au niveau européen, la France a le septième salaire minimum le plus élevé, derrière le Luxembourg, l'Irlande, les Pays-Bas, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique.
Parmi les pays membres de l’OCDE, en 2024, la France a l’un des ratios entre salaire minimum sur salaire médian (pour les salariés à temps plein) les plus élevés (62,5 %), derrière la Colombie, le Costa Rica, le Chili, le Mexique et la Nouvelle-Zélande. Ce ratio est de 25 % aux États-Unis et de 50,5 % en Allemagne.
En pourcentage du salaire moyen, la France a, en 2024, le septième ratio le plus élevé (50,4 %) après l’Irlande (58,5 %), l’Australie (50,1 %), et la Nouvelle-Zélande (45,2 %). Ce ratio est de 17,7 % aux États-Unis et de 46,8 % en Allemagne.
Le pourcentage des salariés payés au SMIC horaire dans les secteurs couverts par les enquêtes ACEMO (hors secteur de l’intérim, salariés agricoles, secteur domestique, salariés de l’État, secteur hospitalier public et collectivités locales, et hors apprentis, non soumis à la législation du SMIC), qui oscillait autour de 10 % à 11 % dans les années 1987-1990, a ensuite baissé jusqu'à 8,1-8,2 % en 1993-1994. Il a ensuite augmenté irrégulièrement jusqu'à 16,3 % en 2005 et baissé quelque peu ensuite : 15,1 % en , 12,9 % en 2007 et 14,1 % en 2008.
Au , 3,37 millions d'individus percevaient le SMIC en France, représentant 14,5 % des salariés. Ils constituaient 41,4 % des salariés du secteur domestique, 33,2 % des salariés des services aux particuliers, 31,3 % des salariés agricoles, 22,1 % des salariés des industries agro-alimentaires et 9,4 % des salariés de l’État, du secteur hospitalier public et des collectivités locales. À cette date, peu d'individus percevaient le SMIC dans le secteur de l’énergie (0,3 % des salariés) ou dans l’industrie automobile (1,4 % des salariés).
| Emploi salarié |
× | Proportion de salariés au SMIC |
= | Nombre de salariés au SMIC | |
|---|---|---|---|---|---|
| Entreprises non agricoles, hors intérim | 15 530 | × | 14,1 % | = | 2 190 |
| Secteur de l’intérim | 680 | × | 24,2 % | = | 160 |
| Salariés agricoles | 330 | × | 29,4 % | = | 100 |
| Secteur domestique | 710 | × | 41,4 % | = | 320 |
| État, secteur hospitalier public et collectivités locales | 5 930 | × | 10,4 % | = | 620 |
| Total | 23 180 | × | 14,5 % | = | 3 370 |
Notes :
Au , un tiers (33,5 %) des salariés payés au SMIC horaire dans les secteurs couverts par les enquêtes ACEMO travaillaient à temps partiel. Les salariés à temps partiel constituaient 53,9 % des salariés des services aux particuliers et 52,3 % des salariés des industries agroalimentaires, mais ils n’étaient que 0,6 % dans le secteur de l’énergie et 2,4 % dans l’industrie automobile.
Le rapport annuel du groupe d'experts sur le SMIC[évasif] publié en 2023 constate que la revalorisation du SMIC du a bénéficié directement à 17,3 % des salariés du secteur privé, constituant un ratio record depuis au moins trente ans[Quand ?]. Les fortes hausses du salaire minimum ont entraîné un « écrasement sans précédent » des rémunérations[Selon qui ?].
Selon un rapport du Conseil d'analyse économique de Philippe Aghion, Gilbert Cette, Élie Cohen et Jean Pisani-Ferry de 2007, le niveau élevé du SMIC pénalise l’emploi des jeunes : « Le […] coût du travail représente pour [les jeunes sans qualification] une barrière significative, accentuée par l’augmentation rapide du niveau relatif du SMIC au cours des dernières années. Il serait donc souhaitable de réexaminer ce que pourrait apporter une modulation selon l’expérience ou l’âge du salaire minimum des jeunes de moins de 25 ans dont le niveau de formation est inférieur au baccalauréat. ».
Selon le groupe d'experts sur le SMIC qui remet un rapport annuel au gouvernement français, le niveau élevé du SMIC est « peu efficace pour lutter contre la pauvreté »,,.
L'Union nationale des associations familiales (Unaf) considère dans une étude de qu'un couple avec deux enfants a besoin de 3 632,91 euros net pour vivre décemment, tandis que l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale estime qu'une personne seule a besoin de 1,23 SMIC (1 754,35 euros net), et un couple avec deux enfants de 1,42 SMIC (3 744 euros soit 1 872 euros par adulte). En 2024 également, l'Institut de recherches économiques et sociales estime quant à lui que le montant du revenu net mensuel décent s'établit à 1 800 euros pour une personne seule, tandis que le baromètre établi par la direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques sur la base de la perception des Français situe le salaire décent à 1 983 euros en 2022.
En , Michelin considère que le SMIC est insuffisant pour vivre et met en place un « salaire décent » dépendant du site de production, afin de mieux prendre en compte le coût de la vie locale. Le mouvement patronal « Impact France » demande au gouvernement de réunir une conférence sociale sur le sujet.
En 2026, une note d'expertise, publiée sous l'égide du Pacte mondial de l'ONU - Réseau France, estime que le salaire minimum vital est un moteur de résilience pour l’entreprise. L'ONG Fair Wage Network, citée dans cette note d'expertise, estime que le SMIC est nettement insuffisant pour vivre à Paris.