Source (hydrologie)

Source de la Buèges, Hérault, France.
Animation montrant une source dans le sable d'une plage, TrezRouz, Finistère, France.

Une source, en hydrologie, est l'endroit où une eau liquide sort naturellement du sol. Une source est très souvent à l'origine d'un cours d'eau, d'un ruisseau, d'une rivière ou même d'un fleuve. Mais une source peut également être submergée dans un écoulement d'eau, une mare, un lac ou une mer.

Une fontaine est une source où l'eau jaillit, parfois fortement (ex. : fontaine de Vaucluse) et souvent architecturée.

L'eau détectée dans un captage ou puits peut être dite de source alors qu'il s'agit de veine d'eau souterraine.

Une source qui coule en permanence est dite pérenne, sinon elle est dite temporaire ou intermittente. Dans la plupart des cas le débit d'une source est variable, souvent selon la météorologie (exemple : la pluviométrie), parfois périodiquement (exemple : selon la saison) ou en conséquence d’un phénomène hydraulique de vidange et de remplissage de réservoirs souterrains successifs situés en amont de la source.

L'opposé hydrologique d'une source est une perte et il existe des sources-pertes (estavelles).

La source est un élément de l'hydrosphère et du cycle de l'eau.

Formation

Source du Jaur (Saint-Pons-de-Thomières), Hérault, France.
Source chaude dans le parc de Yellowstone, États-Unis.
Fontes Tamarici (Espagne).

Une source naît de la conjonction de facteurs topographiques et hydrogéologiques comme une meilleure perméabilité locale.

Dans les aquifères karstiques, les sources peuvent ne se mettre à couler qu'en fonction d'un événement pluvieux, ou après auto-amorçage d'un siphon.

Classification

Il existe différentes approches permettant de classer les sources :

Valorisation

Les meilleures sources d’eau avaient permis aux êtres humains de s’établir durablement. Pendant leurs migrations, les peuples ont appris à sélectionner les meilleures sources d’eau douce, pure et cristalline, bonne à boire, à cuisiner et se laver, donc excellente pour la santé. Ainsi, la saison suivante, ils revenaient poser leur campement près de ces bonnes sources. Plus tard, la sédentarisation s’est effectuée autour des meilleures sources.

La plupart des sources d’eau ont été généralement considérées comme pures. Toutefois, une pollution ponctuelle de l’eau est souvent due à la décomposition d’organismes animaux ou végétaux. Cette pollution peut également résulter de phénomènes géologiques, tels que l’activité volcanique ou les tremblements de terre, entraînant une dégradation temporaire de la qualité de l’eau de la source. Dans de tels cas, la flore et la faune locales peuvent souffrir de cette altération de leur approvisionnement habituel en eau pure. Puis, naturellement, tout rentre dans l’ordre au fil du temps.

En période gauloise, nos ancêtres les Gaulois construisent des autels aux divinités de sources. Les villages sont établis près des sources et des puits qui fournissent de l’eau pure. En période romaine, les Gallo-romains construisent des aqueducs pour amener l’eau pure dans les villes, comme l’aqueduc du Gier qui amène l’eau du Pilat à Lugdunum.

La quête d’eau pure au xıxe siècle s’amplifie à cause de l’agglutinement de population dans les villes et la pollution industrielle, ce qui entraîne la captation de nombreuses sources lointaines pour alimenter les citadins.

Littérature

Le thème de la source est présent dans la poésie et la littérature depuis l'antiquité. Il a inspiré de nombreux écrivains dont au XXe siècle Marcel Pagnol pour son roman L'Eau des collines s'organise autour de l'enjeu vital d'une source en Provence ou encore Colline un court roman de Jean Giono.

Notes et références

Notes

  1. ↑ Elle ne coule généralement chaque année que lors des hautes eaux.
  2. ↑ Exsurgence est souvent remplacé par exurgence dans les écrits non scientifiques alors que l'étymologie de ce nom renvoie à une notion de puissance qui n'est propre qu'à certaines sources (puits artésien).
  3. ↑ À température respective inférieure, égale (ou n'excédant pas plus de 4 °C) ou supérieure (de plus de 4 °C) à la température moyenne annuelle de l'air du lieu.

Références

  1. ↑ « Lexique » (consulté le )
  2. ↑ Marcel Pagnol, 1963 - L'eau des collines
  3. ↑ Jean Giono, 1929 - Colline, Éd. Grasset.

Voir aussi

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Bibliographie

  • Ernest Simon Auscher, L'art de découvrir les sources et de les capter : Les propriétés de l'eau, les eaux souterraines, la recherche des sources et des eaux souterraines, le captage des eaux souterraines, Éd. J.-B. Baillière, Paris, 1899, 288 p.
  • Jean Barbier, Dis moi petite source... Quelques secrets des naïades. Éd. Persée, 2010, 169 p. (ISBN 2352169216)
  • Pierre Fahys dir., Revue RELIEFS n° 19 "Sources", Paris, Reliefs éditions, , 184 p. (ISBN 978-2-38036-178-0), p. 32-85

Articles connexes

Liens externes