| Soyers | |||||
L'église Saint-Valbert, vue de la place Jules-Claude-Ziegler. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Haute-Marne | ||||
| Arrondissement | Langres | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Savoir-Faire | ||||
| Maire Mandat |
Bernard Bredelet 2020-2026 |
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| Code postal | 52400 | ||||
| Code commune | 52483 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Soyers | ||||
| Population municipale |
63 hab. (2023 |
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| Densité | 10 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 52′ 12″ nord, 5° 41′ 41″ est | ||||
| Altitude | Min. 243 m Max. 423 m |
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| Superficie | 6,05 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Chalindrey | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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Soyers est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.
La commune de Soyers est située à mi-chemin (12 km) de la station thermale de Bourbonne-les-Bains et du haut-lieu de la vannerie Fayl-Billot.
Soyers se trouve en Apance-Amance, micro-région naturelle de plateaux fortement boisés, dont les belles vallées prairiales sont valorisées par l'élevage.
Assez proche du premier parc national de forêts en feuillus de plaine créé en aux confins de la Bourgogne et de la Champagne, Soyers est située à 30 minutes de la gare TGV de Culmont-Chalindrey, 45 minutes de la cité médiévale de Langres et 1 heure de Dijon.
Soyers est une commune rurale typique caractérisée par la diversité de ses milieux: elle est composée d'un plateau vallonné au bord duquel est situé le village, de coteaux formés par les versants du plateau anciennement recouverts de vignobles et des vallées du Malpertuis et du Marquelon.
Soyers présente le plan d'un « village-rue » de type lorrain : toutes les maisons ont leur façade principale sur la rue, dont elles sont séparées par des « usoirs » où l'on stockait autrefois tas de bois et fumier. À l'arrière des maisons, jardins potagers et vergers occupent des parcelles dont on distingue encore nettement la forme ancienne étroite et allongée.
La superficie de la commune est de 6 km2 et son altitude varie entre 243 et 423 mètres (le repère de nivellement scellé au niveau du porche de l'église au milieu du village indique 326 mètres). Grâce à cette situation privilégiée, le vignoble a pu se développer sur plusieurs dizaines d'hectares au XIXe siècle, avant de péricliter avec la crise du phylloxéra.
Soyers est bâtie sur la glaise. Le sol appartient au terrain keupérien.
La commune est dans le bassin versant de la Saône au sein du bassin Rhône-Méditerranée-Corse. Elle est drainée par le ruisseau des Côtes et le ruisseau du Marquelon.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 002 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fayl-Billot à 12 km à vol d'oiseau, est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 995,6 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 38,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,1 °C, atteinte le .
Au , Soyers est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (60,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (41,2 %), forêts (39,7 %), terres arables (14,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,6 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Soeres (1165) ; Saieres (1202) ; Soeriae (1258) ; Sohieres (1276) ; Soierie (XIVe siècle) ; « Ecclesia parrochialis Sancti Vauberti de Soyeriis », vulgo de Soyères (1583) ; Soyers (1675).
Le passé monastique de Soyers est d'autant plus difficile à reconstituer que le toponyme de l'ancien prieuré bénédictin, de fondation très ancienne, varie selon les époques et les circonstances : prieuré de Laferté-sur-Amance ou Prieuré de Soyers.
Selon l'abbé Foissey, il fut fondé entre 1136 et 1201, date à laquelle il faisait partie des six prieurés dépendant de l'abbaye de Luxeuil confirmés par l'empereur Philippe de Souabe. Le prieuré était désigné alternativement par les toponymes des deux villages voisins, fait assez exceptionnel qui ne peut s'expliquer vraiment que par l'existence parallèle de terres et de revenus dans les deux villages… ou par un déplacement historique à la suite de la destruction des bâtiments du prieuré à Laferté.
L'établissement cessa d'être conventuel bien avant la fin du Moyen Âge pour devenir un bénéfice de l'abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Luxeuil. Trente-trois prieurs se sont succédé au prieuré, et notamment les Milleton (1666-1760), famille de prieurs d'oncles à neveux, entre autres chanoines des cathédrales d'Autun et de Langres, et Joseph-Michel de Laulanhier (1761-1789), évêque in partibus d'Égée.
Au XVIIIe siècle, les cordeliers des Thons desservaient de temps en temps le sanctuaire prioral et paroissial, à titre de remplaçants.
Pendant l'Ancien Régime, Soyers relevait de la généralité de Champagne, du bailliage et de l'élection de Langres et de la prévôté de Coiffy. Le prieur était seigneur du village et nommait à la cure (les prieurs étaient souvent supérieurs d'un autre monastère).
Le prieuré de Soyers a été vendu comme bien national en 1791 au régisseur du prieuré, avant de finalement revenir par mariage à la famille du peintre Ziegler, dans laquelle il restera jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Au début du XIXe siècle, le village était particulièrement réputé pour son vignoble, et notamment pour son vin blanc mousseux naturel.
De la chaux sulfatée fibreuse, d'une blancheur éclatante, était également exploitée en contrebas du village au XIXe siècle (cf. l'ancien moulin de gypse).
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 63 habitants, en évolution de +1,61 % par rapport à 2017 (Haute-Marne : −4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Le village compte plusieurs fermes tournées vers l'élevage et la sylviculture.
Soyers a récemment obtenu les labels de "Village étoilé" (3 étoiles) et "Commune Nature" (3 libellules).
Le village, qui comptait plus de 500 habitants au XIXe siècle, était réputé pour son vin blanc mousseux et ses carrières de gypse.
Plusieurs coteaux, pieds de vigne, pressoirs et tonneaux témoignent encore de ce riche passé viticole.

