| Genre(s) |
Science-fiction militaire, Planet opera, Space opera |
|---|---|
| Auteur(s) |
Roland Emmerich Dean Devlin |
| Année de création | 1994 |
| Pays d’origine |
|
| Langue d’origine | Anglais |
| Support d’origine | Film |
| Thème(s) | Voyage dans l'espace et le temps |
| Autre(s) support(s) |
Stargate ou La Porte des étoiles (au Québec) est une franchise de science-fiction composée de deux univers fictifs distincts à savoir le film Stargate, la porte des étoiles sorti en 1994 et 1995 et les séries télévisées (elles-mêmes inspirées du film) parues entre 1997 et 2011.
Le film introduit une porte des étoiles qui relie la Terre à Abydos (une autre planète de la Galaxie). Les séries télévisées introduisent un réseau de portes des étoiles à travers les galaxies.
La principale caractéristique de cette franchise est l'exploration, la rencontre avec des peuples extraterrestres dont certains se montrent hostiles et dont les technologies sont à différents stades d'évolution.
L'action de Stargate se situe à notre époque (contemporain à l'année de production des différents films). L'existence de la porte des étoiles n'est connue que d'une infime partie de la population terrestre.
La franchise met l'accent également sur comment survivre dans des situations extrême.
Après l'annulation de la saison 3 de Stargate Universe, la franchise connaît un coup d'arrêt.
Début 2018, la plateforme Stargate Command (depuis arrêtée) diffuse une création originale, sous le format Web-série, Stargate Origins. Elle retrace les pas de la jeune Catherine Langford à la découverte du fonctionnement de la porte des étoiles.
La franchise a également sorti une série animation intitulée Stargate infinity en 2002.
En 1928 à Gizeh (Égypte), des archéologues découvrent des vestiges égyptiens révélant une machine ouvrant un passage vers une autre planète. Plus de soixante ans après, Daniel Jackson parvient à trouver les coordonnées nécessaires pour rejoindre un autre monde. Le colonel O'Neil est à la tête de l'équipe composée de scientifiques et de soldats américains, ils franchissent ensemble cette porte des étoiles, et découvrent un monde désertique nommé Abydos et dont la population est sous la coupe d'un extraterrestre Râ. Après s'être battus pour l'indépendance d'Abydos et l'élimination de la Râ, le colonel retourne sur Terre sans Jackson, épris de la jeune Sha'uri.
Bien que prenant part après les événements du film, la première série Stargate SG-1 ne s'appuie pas tout à fait sur le récit initial. Un nouvel ennemi du nom d'Apophis fait erruption au SGC grâce à la porte des étoiles et enlève une jeune militaire. Le nouveau général du SGC, George Hammond, fait donc appel comme son prédécesseur au colonel Jack O'Neill (alors à la retraite) et à son équipe pour secourir l'otage. Ils retrouveront Daniel Jackson sur Abydos, qui les informe que la porte peut leur permettre d'atteindre bien plus de mondes qu'il ne l'avait imaginé au départ. Des équipes d'explorations composées de militaires et scientifiques sont alors formées afin de trouver des technologies capables de vaincre les Goa'ulds. Au gré de leurs expéditions, l'équipe principale SG-1 réussit à se faire des alliés comme les Asgards, la Tok'ra et les Jaffas libres. Parallèlement, ils recherchent des informations sur une civilisation disparue appelée les Anciens, les fondateurs de la mythique cité perdue Atlantis qu'ils finiront par trouver dans la galaxie de Pégase et qui lancera la nouvelle série Stargate Atlantis. Cette découverte s'accompagne d'un nouvel ennemi, qui se nourrit de l'énergie vitale des humains : les Wraiths. Lors de la saison 9 de Stargate SG-1, de nouveaux ennemis font leur apparition dans la Voie Lactée, les Oris, qui tentent d'imposer leur religion, Origine. Leur puissance est telle que de nombreux peuples se soumettent pour éviter d'être annihilés. Une fois toutes ces menaces éliminées, les scientifiques se concentrent sur l'étude du 9e chevron de la porte des étoiles (Stargate Universe). Ils réussissent à l'utiliser en extrême urgence, pour fuir une attaque de leur base. Ils se retrouvent malheureusement bloqués sur le Destinée, un vaisseau des Anciens, à des milliards d'années lumières de la Terre.
C'est un appareil de transport interstellaire qui apparaît pour la première fois dans le film Stargate, la porte des étoiles et qui est l'élément central de de franchise Stargate.
Dans la série Stargate SG-1, ces portes ont été créées par un peuple appelé « les Anciens ». Présents pendant des millions d'années, ils ont atteint un haut niveau de technologie bien avant l'apparition de l'Homme. Ces portes sont faites d'un minerai appelé le naqahdah. Elles servent à manipuler l'espace-temps, principalement pour créer des trous de ver qui permettent de voyager rapidement dans l'espace-temps. Elles sont aussi appelées « stargate » en version originale, ou « chappa'ai » dans la langue fictive Goa'uld. Certains peuples de cet univers l'appellent « anneau des dieux », « cercle des ancêtres », « anneau ancestral », « portail » ou « astria porta » en ancien.

Le film Stargate, la porte des étoiles introduit plusieurs personnages principaux dont le colonel O'Neil, qui dirige l'équipe principale d'exploration, interprété par Kurt Russell ; et le Dr Daniel Jackson, un jeune égyptologue, interprété par James Spader, la jeune habitante de la nouvelle planète Sha'uri épris de Daniel interprètée par Mili Avital.
Dans les séries, les rôles de O'Neill et de Daniel sont interprétés par Richard Dean Anderson et Michael Shanks. Pour la première série Stargate SG-1, de nouveaux personnages sont créés, Amanda Tapping joue le rôle du capitaine Samantha Carter et Christopher Judge celui de Teal'c, un jaffa rebelle qui décide de rejoindre la Terre. D'autres personnages sont créés par la suite, comme Jonas Quinn, joué par l'acteur Corin Nemec pendant une saison en remplacement du Dr Daniel Jackson (Michael Shanks), le lieutenant-colonel Cameron Mitchell (Ben Browder) et Vala Mal Doran (Claudia Black) sont introduits pour lancer une nouvelle ère dans la série à partir de la saison 9.
Le personnage du docteur Elizabeth Weir qui commande l'expédition sur Atlantis est joué par Jessica Steen lors de la fin de la saison 7 de Stargate SG-1. Cependant l'actrice est remplacée par Torri Higginson dès le premier épisode de Stargate Atlantis. Pour cette série dérivée, David Hewlett incarne Rodney McKay, un brillant astrophysicien qui avait fait quelques apparitions dans Stargate SG-1,. Joe Flanigan prend le rôle du militaire le plus haut gradé de la série : le major John Sheppard. Enfin, Rainbow Sun Francks interprète le lieutenant Aiden Ford ; contaminé par une enzyme wraith lors du siège de la cité par les Wraiths. Cette série reprend le même schéma (militaires, scientifiques et extraterrestres) que Stargate SG-1, puisque pour compléter cette équipe d'exploration Teyla Emmagan (Rachel Luttrell) et Ronon Dex (Jason Momoa), deux personnages étrangers à la Terre viennent renforcer ce casting. Samantha Carter est le seul personnage principal à être transféré vers une autre série, au début de la saison 4, elle prend le commandement de la cité en remplacement du Dr Weir. Elle est remplacée au début de la saison 5 par Richard Woolsey, interprété par l'acteur Robert Picardo. Ce personnage est surtout connu en tant que bureaucrate de la CIS dans Stargate SG-1, c'est donc une surprise de le retrouver dans ce rôle-là.
Pour Stargate Universe, c'est Robert Carlyle qui est choisi pour le premier rôle, celui du Dr Nicholas Rush. Les créateurs de la série voulaient un acteur de ce « calibre » pour incarner un personnage « fort ». De nombreux autres acteurs ont rejoint ce casting très fourni en personnages principaux et récurrents : Justin Louis (Colonel Everett Young), David Blue (Eli Wallace), Brian J. Smith (Lieutenant Matthew Scott), Jamil Walker Smith (Sergent Ronald Greer), Elyse Levesque (Chloe Armstrong), Alaina Huffman (Tamara Johansen) et Ming-Na (Camile Wray). Tous ces personnages se retrouveront bloqués ensemble sur le Destinée sans possibilité de retour sur Terre.

L'univers de Stargate repose essentiellement sur l'exploration de nouvelles planètes. Celles-ci changent quasiment à chaque épisode et seules quelques-unes possèdent un nom (Abydos, Chulak, Tollana…). Les autres sont désignées par un code composé d'une série de chiffres et de lettres du type « P4X-639 ».
De manière générale, les équipes d'exploration partent et reviennent sur un lieu qui leur sert de base principale. Pour les films, la série SG-1 et la série animée Infinity, il s'agit du Stargate Command (aussi appelé SGC). Ce lieu est situé sous Cheyenne Mountain, une base de l'armée de l'air américaine qui existe réellement dans le Colorado et dont l'entrée qui a été filmée par les équipes de la série, apparait régulièrement au début des épisodes de Stargate SG-1. La série dérivée Stargate Atlantis est intitulée ainsi parce que l'intrigue se déroule en grande partie sur la cité d'Atlantis. Les scénaristes se sont donc inspirés librement du mythe antique de l'Atlantide. Pour Universe, la dernière série, c'est un vaisseau spatial, le Destinée, qui sert de lieu de vie aux personnages.
Il est à remarquer que la mise en place des portes résout élégamment trois difficultés classiques du récit de voyage interstellaire : la variété des peuples extraterrestres (qui n'ont aucune raison de ressembler à des êtres humains, ce qui les rend difficiles à filmer), le problème des langues extraterrestres (qui n'ont aucune raison d'être compréhensibles, surtout rapidement) et la variété des atmosphères et des milieux (il n'y a aucune raison pour que les planètes soient habitables par des êtres humains). La probabilité de trouver une planète habitable est très faible, celle qu'un peuple extra-terrestre soit humanoïde encore plus, et que les langues soient compréhensibles encore davantage. Ces problèmes faisaient qu'une série comme Star Trek demandait une sérieuse « suspension volontaire de l'incrédulité ».
Dans Stargate, les planètes où sont situées les portes des étoiles ont été choisies, éventuellement terraformées, et des humains (voire des plantes et des animaux terrestres) y ont été implantés dans un passé relativement lointain. Ce qui explique que tout le monde soit humain, que toutes les planètes d'accueil soient habitables (voire familières), et que toutes les langues soient à peu près compréhensibles, car apparentées à des langues terrestres anciennes. Par contre, cela n'explique pas le fait que la plupart des peuples parlent l'anglais américain : il s'agit d'une facilité de scénario pour les séries.
Au sein de ces planètes se constituent des sociétés construites autour d'une problématique particulière (religieuse, politique, morale ou culturelle) permettant aux scénaristes d'examiner ces questions dans un cadre isolé.

Dans l'univers de Stargate SG-1, presque toutes les civilisations rencontrées ont un lien avec la Terre (notamment au niveau mythologique), car les Goa'ulds ont transféré à partir de celle-ci de nombreuses populations un peu partout dans la Galaxie, pour s'en servir de « réserve de recrutement ». Sur Atlantis, les Anciens ont recréé la vie à l'identique de ce qu'elle était dans la Voie Lactée avant le fléau. Malheureusement, les Wraiths ont remplacé le fléau Goa'uld dans la galaxie de Pégase.
En plus des Terriens soumis aux Goa'ulds, l'univers de Stargate regorge de civilisations différentes, plus ou moins avancées. Comme les planètes, certains peuples n'apparaissent que dans un épisode, d'autres sont récurrents comme les Tollans ou les Genii. Les civilisations avancées refusent généralement de partager leurs connaissances afin de ne pas aller contre l'évolution naturelle de la Terre.
Concernant les Tollans, en tant que civilisation avancée, ils refusent de fournir leur technologie à la terre car ils ont par le passé provoqué la disparition d'une civilisation en leur apportant une source d'énergie illimitée. L'équipe de SG-1 aide d'ailleurs les Tollans à s'échapper de la Terre malgré cela fin de leur éviter d'être torturés.
La civilisation des Anciens se caractérise par une philosophie technologique radicalement opposée au secret et à la confiscation pratiqués par les Goa'uld. Leurs réalisations matérialisent l'idéologie de la culture numérique du logiciel libre, axée sur le partage universel et horizontal des connaissances. Ceux-ci ayant procédé à l'Ascension ont laissé derrière eux leurs nombreuses technologies.
Les Goa'uld sont une espèce parasitaire, principaux antagonistes dans la franchise. Grâce au réseau des portes des étoiles, les Goa'ulds ont asservi des civilisations terriennes et colonisé les planètes en se faisant passer pour des dieux,. Ils imposent un vaste empire féodal reposant sur l'asservissement de l'espèce humaine qui peut servir d'hôte ou de jaffa. Ils emploient des méthodes de terreur et développent des technologies permettant de procéder à des lavages de cerveau ou à effectuer un contrôle mental.
La domination goa'uld repose sur une imbrication entre un pouvoir économique féodal et une confiscation monopolistique des moyens de violence. Les Goa'ulds sont également des parasites de la technologie, ils n'en créent pas, ils la volent et l'utilisent pour dominer et asservir les gens qui croient qu'ils sont des dieux puissants. Leur force militaire repose sur le contrôle de la société jaffa. Celle-ci constitue la propriété exclusive des seigneurs de guerres. La libération des Jaffa provoque la chute des Grands Maîtres Goa'uld.
Avec les Goa'uld, les Asgards forment la principale espèce alien de l'univers. L'avancée technologique des Asgards en font la civilisation dominante. Leur système profondément démocratique repose sur des lois et des protocoles d'interventionnisme limité à l'égard des autres cultures.
Le lien entre les Asgards et la Terre est ancien puisqu'ils mettent cette planète sous leur protection et lui apporte un modèle d'aspiration mythologique constituant les mythes nordiques. Ils sont beaucoup plus impliqués dans le contrôle et la protection de la galaxie par l'intermédiaire d'un traité à l'égard des Goa'uld statuant sur les planètes protégées : « les habitants d'une planète classée comme protégée seront libres de la domination des Goa'uld. Cependant, [...] les habitants de ces planètes ne peuvent pas être artificiellement avancés par des moyens technologiques asgard ». Ce refus d'ingérence reflète le principe central des relations entre les Asgards à l'égard des autres civilisations.
Les Nox, un peuple d'apparence pacifique et joyeux, se révèlent être technologiquement très avancés. Leur civilisation reste essentiellement isolée du reste de la galaxie. Lors de leur première rencontre avec SG-1, ils qualifient l'humanité de « très jeunes », affirmant que « les très jeunes ne font pas toujours ce qu'on leur dit ».
Le réseau des portes des étoiles conçu par les Anciens avant leur Ascension est un vaste réseau où les éventuelles restrictions sont techniques. L'accès à ce réseau est universel à quiconque connaît une adresse de destination valide. Ces portes s'accompagnent d'un DHD (Dial Home Device) laissé à la disposition des habitants de la galaxie afin de favoriser l'échange entre les planètes

En plus de la porte des étoiles, de nombreuses technologies (armes, vaisseaux…) apparaissent au cours de la franchise. Les équipes du SGC en ramènent sur Terre pour les étudier, et éventuellement les modifier et les réutiliser.
Les Anciens ont également développé des technologies permettant d'établir des connexion directe entre l'esprit humain et les bases de données numériques des Anciens. Le téléchargement accidentel de la bibliothèque de connaissances des Anciens dans le cerveau humain (subi par le colonel Jack O'Neill dans les épisodes La Cinquième Race et La Cité perdue) est analysé à travers des analogies informatiques : l'esprit est assimilé à un disque dur saturé par un volume massif de données brutes écrites dans un langage système que l'ordinateur récepteur peine à décoder. Cette porosité entre la biologie et la machine témoigne d'une transition avancée vers un paradigme purement informationnel. Le gène d'activation technologique des Anciens (gene ATA), qui conditionne la capacité de certains humains à manipuler ces technologies symbolisent l'interface homme-machine.
Cette convergence entre existence biologique et flux numériques trouve son aboutissement dans le processus d'Ascension. En abandonnant leur enveloppe corporelle pour s'élever vers un plan de conscience supérieur, les Anciens accomplissent une dématérialisation définitive. Cet état leur permet de s'affranchir des contraintes physiques de l'espace et du temps pour devenir de la pure information et de la pure énergie partagée. Dans la structure thématique de la série, cette condition incarne la vertu suprême de la culture numérique, s'opposant point par point à la mondialisation impériale et destructrice d'entités comme le Goa'uld Anubis.

Frise chronologique des saisons et films de Stargate

Dès la sortie en salle du premier film, l'univers de Stargate est associé à des jeux vidéo. Stargate est une adaptation de ce film sur Mega Drive et Super Nintendo sorti en 1995 et édité par Acclaim. Il y a aussi un flipper Stargate, jeu d'arcade produit en 3 600 exemplaires par Gottlieb et sorti la même année.
En 2003, Stargate SG-1 est un jeu de rôle officiel de la série en anglais utilisant le système Spycraft, publié par AEG. Son développement a été arrêté après le non-renouvellement de la licence. Toujours à l'époque des séries d'autres jeux auraient dû sortir : Stargate SG-1: The Alliance devait être un jeu vidéo de tir à la première personne (FPS) . L'éditeur JoWooD en avait acquis les droits en 2004 et avait chargé le studio Perception de la réalisation. Après des résultats non-satisfaisants et un conflit juridique entre les deux entreprises, le développement est confié à Namco qui finira aussi par abandonner en raison des coûts trop importants. Quant à Stargate Worlds cela devait être un MMORPG (Jeu de rôle en ligne massivement multijoueur) qui a aussi été annulé et son éditeur Cheyenne Mountain a fait faillite. Finalement, seul Stargate Resistance voit le jour. C'est un jeu de tir à la troisième personne sorti le grâce aux développements de Stargate Worlds. Le joueur y incarne soit un goa'uld soit un membre du SGC. Annoncé en , Stargate : Timekeepers est le prochain jeu de la franchise prévu pour 2022, ce sera un jeu de stratégie en temps réel (RTS) édité par le studio britannique Slitherine et développé par le polonais Creative Forge.
Sur mobile, Stargate SG-1: Unleashed est une série de jeux sur smartphone dont le premier épisode est sorti le ,. De même Stargate Command est l'application officielle de l'univers Stargate éditée par la même société Arkalis Interactive, elle est disponible sur Google Play et l'App Store à partir du .
Côté jeux de société, Stargate SG-1 : La Vengeance d'Apophis (sorti en 2001) est un jeu de plateau français édité par Tilsit dont Didier Jacobée est l'auteur. En 2004, toujours sur l'univers de Stargate SG-1, Fleet Games sort un jeu de stratégie disponible uniquement en Amérique du Nord. Stargate Online TCG est un jeu de cartes sorti uniquement en anglais le , il existait à la fois une version papier, mais aussi jusqu'au une version en ligne.
Stargate SG-3000 est une attraction du parc Space Centre de Brême (Allemagne) sur le thème de Stargate qui a également été reprise aux États-Unis par plusieurs parcs de la chaîne Six Flags,.
Le film Stargate, la porte des étoiles est aussi sorti sous forme de roman. Puis entre 1996 et 1999, Bill McCay rédige cinq livres en anglais qui présentent la suite possible de l'intrigue à partir des notes des deux scénaristes. Depuis 1998, plusieurs histoires dont certaines inédites ont été sorties par des éditeurs américains, elles se basent sur les trois séries télévisées de la franchise.
Le Stargate Magazine Officiel lancé en 2004 est le magazine officiel de la franchise en langue anglaise. Il a vu sa diffusion arrêtée en après 36 numéros . En France, une collection officielle de fascicules associés à des DVD de trois épisodes de la saison 1 à 3 de Stargate SG-1 sont sortis entre 2004 et 2005.
Les premières critiques sur le film qui lance la franchise ne sont pas tendres : le scénario et les dialogues sont jugés faibles, il est reproché un usage important des effets spéciaux et un trop grand nombre de clichés avec notamment l'histoire d'amour entre Daniel Jackson et Sha're et un militarisme primaire avec l'armée américaine qui débarque pour sauver un peuple opprimé et illettré. Malgré cela, Stargate remporte la récompense du meilleur film de science-fiction lors de la 21e cérémonie des Saturn Awards en 1995.
En 2007, Stargate SG-1 devient la plus longue série de science-fiction produite sans interruption, c'est l’épisode Aux mains des rebelles, le 203e de la série, qui permet de battre le record établi par X-Files avec 202 épisodes. Au total, avec la fin de la 10e et dernière saison, la série cumule 214 épisodes. Ce record sera battu plus tard par Smallville avec 218 épisodes.
De manière générale, les trois séries télévisées de la franchise sont régulièrement nommées ou récompensées lors de cérémonies dédiés à la science-fiction (Saturn Awards et Prix Hugo), aux effets spéciaux (VES Award), aux productions canadiennes (Leo Awards, Constellation Awards et Prix Gemini) ou américaines (Emmy Awards et CableACE Awards).

La célébrité de Stargate se confirme par le développement des réunions de fans dans le monde. Certaines conventions sont spécifiquement dédiées à la franchise tel que la Gatecon au Canada ou les évènements Chevron par Massive Event en Angleterre. D'autres manifestations plus générales permettent aux fans de se retrouver comme le Comic-Con qui a lieu chaque année à San Diego en Californie. À ces occasions, de nombreuses nouveautés ont été présentées (bandes-annonces des deux téléfilms, pilote de Stargate Universe…) par les producteurs et les fans pouvaient échanger avec les acteurs qui étaient présents. C'est également un moyen pour les cosplayers de montrer leurs uniformes militaires ou costumes d’extraterrestre réalisées à l'effigie des séries. En France, on retrouve quelques événements ponctuels telles que la French City Con (trois éditions entre 2002 et 2004), la Stargate Convention en , certains stands lors de la Japan Expo, le salon Paris Manga, le salon Migennes Collector ou encore dans les pôles Science-Fiction du Toulouse Game Show. On y retrouve le même concept de décors de porte des étoiles et d'expositions d'objets (props), de costumes et de décors originaux de la série (proposé par Props Memorabilia par exemple), de fans costumés, la présence d'acteurs, mais aussi de doubleurs.
Les sites internet reflètent également l’activité de la communauté. Joseph Mallozzi, producteur et scénariste de Stargate, rédige de nombreux articles sur son blogue et répond régulièrement à certaines questions postées en commentaire. Le site anglophone GateWorld est considéré comme l'un des plus importants notamment grâce à un partenariat avec la MGM. Le site dispose d'une grande base de données sur la franchise et même d'une chaine vidéo qui diffuse de nombreux reportages inédits. Le producteur Joseph Mallozzi salue même le travail réalisé sur son blogue qu'il considère comme le premier site de fans sur Internet, à un tel point que les scénaristes eux-mêmes sont redirigés vers le site pour vérifier leurs informations.
Le Musée royal de Mariemont en Belgique accueille du au une exposition intitulée « De Stargate aux Comics. Les dieux égyptiens dans la culture geek », celle-ci est consacrée à l'évolution du traitement de la culture égyptienne antique dans la culture populaire. Elle regroupe notamment plusieurs objets du premier film Stargate.
L'épisode des Simpsons, Notre Homer qui êtes un dieu rend un hommage à Stargate SG-1 : on voit Richard Dean Anderson participant à une convention Stargate Sg-1 et le fait qu'Homer se fasse passer pour un dieu auprès de la population aborigène est une référence aux Goa'ulds. Dans Imaginationland : Épisode 2, la série South Park reprend le concept de porte des étoiles qui permet le passage du monde réel à Imaginationland, un monde permettant de contrôler tous les univers fictifs créés par les humains. Kurt Russell, l'acteur jouant le rôle du colonel O'Neil dans le film y est parodié en soldat s’apprêtant à traverser cette porte.
En France, un épisode de la saison 2 de Kaamelott est intitulé Stargate, dans lequel la Dame du Lac ouvre, à l'intérieur du château, une porte du Chaos, d'apparence similaire à une porte des étoiles et qui laisse passer « les pires créatures de l'Univers ». Alors qu'Arthur et Lancelot s'attendent au pire, Perceval traverse la porte : une autre porte similaire est apparue dans la cour du château.
Certains jeux vidéo reprennent le concept de « porte » comme dans Dofus (MMORPG) où les zaaps, au graphisme fortement inspiré de celui des portes des étoiles, servent à se faire transporter dans diverses zones de la carte.
L'astéroïde (99942) Apophis a été nommé ainsi, car les deux codécouvreurs Roy Tucker et David Tholen sont des fans de Stargate SG-1, Apophis étant l'un des ennemis les plus importants de la série.
L'hypothèse sur laquelle se fonde le scénario s'inspire de l'ovnilogie des anciens astronautes, selon laquelle des extraterrestres auraient influencé le développement des civilisations anciennes dont les Égyptiens. Le principe de civilisations extraterrestres étant venues sur Terre pour mettre en esclavage les humains et s'étant fait passer pour des dieux est issue des théories de Zecharia Sitchin.
Star Trek et Star Wars sont deux univers de fiction nés avant Stargate qui influencent fortement cette dernière avec notamment des clins d'œil réguliers. Sur le plan technologique, l'invisibilité des vaisseaux des Anciens rappelle les boucliers occulteurs des vaisseaux Romuliens, Klingons et du Defiant. La téléportation des Anciens et des Asgards est assimilable à la téléportation utilisée par la plupart des peuples de la série Star Trek.
Côté population, les Réplicateurs assimilent la technologie comme le font les Borgs, un autre peuple similaire dans la série Star Trek. Chacun des peuples s'adapte rapidement aux armes utilisées à son encontre et s'immunise. Dans le téléfilm Stargate : l'Arche de Vérité, on voit les Réplicateurs assimiler un humain en utilisant des implants mécaniques ainsi que le font les Borgs. Les Anciens qui se sont élevés constitués de pure énergie, ils ressemblent beaucoup à un peuple de Star Trek appelé les Organiens qui eux aussi ont évolué sous forme d'énergie. Les membres de la Tok'ra portent volontairement des symbiotes tout comme les Trill de Star Trek. Les points communs entre ces deux peuples sont l'acquisition de la mémoire et des connaissances des hôtes précédents ainsi que la symbiose volontaire et pacifique entre l'hôte et celui qu'il héberge (contrairement aux Goa'ulds, qui eux, choisissent des hôtes de force).
De multiples allusions y sont également faites par les personnages, l'action des épisodes étant contemporaine. Par exemple, lors d'un interrogatoire, le colonel O'Neill prétend être le capitaine James T. Kirk avant de se rétracter et de préférer Luke Skywalker. Plus tard il a aussi voulu baptiser le Prométhée en Enterprise, célèbre vaisseau de Star Trek. De nombreux acteurs de Star Trek ont été invités ou ont joué un personnage récurrent dans la série Stargate : John Billingsley, Robert Picardo, Connor Trinneer, Marina Sirtis, Jolene Blalock, etc.
Le scénario de certains épisodes reprend également celui de films comme l'impact d'un astéroïde dans Armageddon. Richard Dean Anderson est fan de Les Simpson, son personnage O'Neill y faisant de multiples allusions au cours de la série. L'acteur qui double Homer Simpson en VO (Dan Castellaneta) joue dans l'épisode Rien à Perdre (Citizen Joe) de la saison 8.
Dans l'univers fictif de Stargate, les extraterrestres, notamment les Goa'ulds, les Asgards ou les Anciens, empruntent le nom des dieux de différentes mythologies. Les références constantes aux mythologies égyptienne, nordique, grecque ou arthurienne ne relèvent pas uniquement de l'habillage narratif. Elles fournissent au spectateur des repères familiers permettant d'aborder des sociétés extraterrestres autrement étrangères, fonction assurée dans le récit par le personnage de Daniel Jackson,.
La franchise Stargate repose, par son film d'origine, sur un socle pseudoscientifique valorisant notamment la théorie des anciens astronautes d'Erich von Däniken. Roland Emmerich reconnait croire en cette théorie et fait de Daniel Jackson l'archétype de l'archéologue alternatif rejeté qui se dévoile durant le film comme un avant-gardiste. Les interprétations traditionnelles de l'égyptologie volent en éclat pour laisser place au narratif.
Dans une étude publiée en 2025, Natalia I. Petrovskaia propose d'interpréter la franchise Stargate à travers le prisme de l’echtra, un genre narratif de la littérature médiévale irlandaise caractérisé par le passage d’un protagoniste humain vers un Autre Monde surnaturel. Selon cette lecture, Stargate se distingue d'autres franchises de science-fiction spatiale par l'effacement du voyage lui-même grâce au réseau des portes des étoiles, le récit se concentrant principalement sur la découverte et l'exploration d'autres mondes. L'auteur considère ainsi que les planètes visitées dans la franchise remplissent une fonction comparable à celle des Autres Mondes des récits d’echtrai.