
Les soldats japonais restants (残留日本兵, zanryū nipponhei), aussi appelés stragglers (« traînards ») en anglais, sont des soldats de l'armée impériale japonaise de la guerre du Pacifique qui ont continué à se battre après la capitulation du Japon d'.
Les raisons de la poursuite de la guerre par ces hommes sont soit un fort dogmatisme, soit leur adhésion à des principes militaires qui les ont empêchés de croire en une défaite de leur pays, soit leur ignorance de la fin de la guerre à cause de communications coupées entre eux et le Japon[réf. souhaitée], dans le cadre de la stratégie du saute-mouton utilisée par les États-Unis pendant la guerre.
Ces soldats ont continué à combattre les forces alliées, puis plus tard la police, des années après la fin de la guerre. D'autres soldats japonais récalcitrants à la fin de la guerre se sont engagés dans la guerre d'Indochine et la révolution nationale indonésienne pour libérer l'Asie de la présence occidentale, un des buts proclamés par la propagande de l'empire du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale.
Hirō Onoda, qui s'est rendu sur l'île de Lubang, aux Philippines, en , est l'avant-dernier straggler confirmé et est mort en .
Teruo Nakamura, qui vivait sur l'île de Morotai, en Indonésie, et se rend en , est le dernier straggler confirmé.
Cent vingt-sept soldats ont été retrouvés, de 1947 à 1974, errant dans différentes îles d’Asie du Sud-Est.
Dans Le Repaire du Katana, le deuxième tome de la bande dessinée Adler de René Sterne, les héros découvrent un soldat japonais, gardant une base secrète sur une île du Pacifique et ignorant que la guerre est terminée.
Dans le domaine des jeux vidéo, le jeu Just Cause 2 présente une île peuplée de vieux soldats japonais refusant de croire à la fin de la guerre.
Dans la série animée Archer, lors de l'épisode The Holdout, l'un des personnages secondaires, Sato Kentaro, est présenté comme étant un straggler.
Le deuxième album de la bande dessinée Le Dernier Kamikaze (de Jean-Yves Mitton et Félix Molinari) intitulé Les Fantômes du Pacifique évoque un soldat japonais encore présent sur une île déserte, qui agresse des touristes occidentaux dans les années 1990 ou 2000.
En 1981, dans le film Salut l'ami, adieu le trésor, avec Bud Spencer et Terrence Hill, les protagonistes à la recherche d'un trésor datant de la Seconde Guerre mondiale rencontrent un soldat japonais isolé dans un fort qui ignorait que la guerre avait pris fin.
Hirō Onoda fait l'objet du film Onoda, 10 000 nuits dans la jungle d'Arthur Harari, sorti en 2021. Le film relate son entraînement militaire, puis sa vie sur l'île de Lubang, des dernières semaines de la guerre jusqu'à sa reddition, en 1974.
Le manga Peleliu, Guernica of Paradise, écrit et dessiné par Kazoyushi Takeda (ja), traite de la bataille de Peleliu et des soldats restés présents sur l'île après le départ des troupes américaines, persuadés que la guerre est toujours en cours.
Dans le jeu vidéo Far Cry 3, de multiples lettres peuvent être trouvées sur l'intégralité de la carte. Ces dernières rapportent le cas de straggler n'étant pas au courant de la fin de la guerre ainsi que des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki.
Dans le roman Les Nuits de laitue de Vanessa Barbara, il y a un personnage japonais, monsieur Taniguchi, qui a vécu une histoire semblable à celle de Hirō Onoda, mais sur Marinduque. Dans le roman, il vit avec sa fille, a priori au Brésil, bien que le lieu où se déroule l’histoire n’est pas précisé.