| StreetPress | |
Logo de StreetPress. | |
| Adresse | streetpress.com |
|---|---|
| Description | Média d'enquêtes et de cultures urbaines |
| Type de site | Site d'information et chaîne YouTube |
| Langue | Français |
| Siège social | Paris |
| Rédacteur en chef | Mathieu Molard |
| Directeur de la publication | Johan Weisz |
| Lancement | 2009 |
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StreetPress est un site web français d'information, fondé par Johan Weisz.
Il revendique un journalisme de gauche, engagé, consacré à l'investigation et aux cultures urbaines.
Le site est créé en par le journaliste Jonathan Myara dit Johan Weisz.
En , la rédaction s'installe à Montreuil.
Le média indépendant est soutenu en par le Fonds pour une presse libre.
Le site est « positionné sur l'actualité sociétale à destination des jeunes urbains » et souhaite délivrer « une information de terrain, différenciée et structurée pour les 20 et 35 ans ».
La rédaction revendique une ligne éditoriale « de gauche » engagée contre l'extrême droite et les violences policières.
À ses débuts c'est le « journalisme participatif encadré » qui prédomine : le site propose à des reporters bénévoles de participer à la coproduction de l'information, encadrés par des journalistes professionnels de la rédaction. En , le site s'articule en différentes rubriques : « Enquêtes », « Lieux » et « Gens ». Son titre indique se tourner vers les revendications et les luttes de la rue.
En , le site repère et forme des jeunes issus de cinq villes d'Île-de-France, pour couvrir les élections municipales dans leur ville d'origine.
L'équipe produit souvent des vidéos et des illustrations pour accompagner les articles, portraits et interviews. De manière ponctuelle, le site édite des guides qui détaillent la vie de quartiers, des habitants qui les habitent, et partagent des « bons plans ». Le site est doté d'une chaîne YouTube qui diffuse des documentaires vidéo, et qui compte plus de 329 000 abonnés.
StreetPress est à l'origine de la publication d'enquêtes et de scoops :
Selon Les Clés de la presse, la structure a réalisé un chiffre d'affaires de 100 000 € en , avec un investissement de départ de 5 000 €.
StreetPress est soutenue financièrement par Open Society Foundations de George Soros. Surtout, StreetPress tire 80 % de son chiffre d'affaires de son activité d'agence de contenus, pour des clients institutionnels ou entreprise : sur 400 000 euros, 20 % viennent de la publicité vendue sur ses publications, dans ses guides désormais mais surtout sur son site, commercialisé par la régie de Vice.
En , StreetPress lance une souscription auprès de ses lecteurs. La gratuité des contenus du site n'est pas remise en cause. L'objectif est de rendre StreetPress moins dépendant des activités d'agence et de concentrer le travail de la rédaction sur les enquêtes,,.
Media Maker, un incubateur de média, a été fondé en par StreetPress en partenariat avec la Evens foundation.
En , StreetPress a bénéficié de 66 617 € d'aide au pluralisme de la part du ministère de la Culture.
En , StreetPress lance une campagne de dons mensuels auprès de ses lecteurs avec l'objectif d'atteindre 6 000 donateurs réguliers, ce qui lui permettrait d'assurer près de la moitié de son budget annuel. StreetPress lance la même année un Club de soutien à destination de ses donateurs récurrents, ils ont ainsi accès à des conférences et peuvent participer aux orientations éditoriales du média.
En , à la suite de l'occupation du lieu par 400 migrants depuis plusieurs mois, la société gestionnaire de la Gaîté-Lyrique annonce « ne plus être en mesure d'assurer la gestion, l'entretien et l'exploitation du bâtiment ». StreetPress, qui avait domicilié ses bureaux dans l'un des espaces de coworking de l'établissement, déménage dans l'urgence.
Le , StreetPress publie un article intitulé « Le doyen d'Excelia business school accusé de harcèlement sexuel ».
Excelia dépose plainte avec constitution de partie civile pour diffamation. Les avocats dénoncent, entre autres, une « absence de contradictoire » et invoquent un préjudice d'image.
Le , le tribunal judiciaire de La Rochelle déclare coupable le directeur de la rédaction Jonathan Myara, ainsi que la journaliste ayant signé l'article. Ils sont condamnés à une amende de 1 000 euros avec sursis, ainsi qu'à une peine d'un euro de dommages et intérêts et le remboursement de 1 500 euros de frais.