Cette notion a été généralisée: dans un groupe abélienG , une partieA est un Bh[g]-ensemble de Sidon si, pour tout élément x de G, le nombre de h-uplets d'éléments de A de somme x est inférieur ou égal à g.
Le principal problème dans l'étude de ces suites, posé par Sidon dans le cas originel h = g = 2, est d'estimer le cardinal maximal Rh(g, n) d'un Bh[g]-ensemble de Sidon inclus dans {1, 2, … , n}, où n est un entier > 0. Malgré d'abondantes recherches qui progressent encore, cette vaste question n'est toujours pas complètement résolue.
Premiers résultats
Paul Erdős et Pál Turán ont trouvé pour R2(2, n) un encadrement, dont le minorant a été affiné simultanément par Erdős et Sarvadaman Chowla en utilisant une construction de James Singer:
le minorant étant valable pour n assez grand, avec ε tel que pour un tel n, il y ait toujours un nombre premier entre n – n1 – 2ε et n (le record mentionné dans O'Bryant 2004 correspond à ε = 0,2375).
La suite R2(2, n) est donc équivalente à √n, mais aucun progrès n'a été fait sur la conjecture d'Erdős qui prévoit que la différence R2(2, n) – √n est non bornée, ni sur la positivité de cette différence.
Suites de Sidon infinies
Alfred Stöhr a amélioré un résultat que lui avait communiqué Erdős, en démontrant que pour toute suite de Sidon infinie, si A(n) désigne le nombre de termes inférieurs ou égaux à n,
Dans la direction opposée, Fritz Krückeberg a amélioré un autre résultat de Stöhr, en montrant qu'il existe une suite de Sidon vérifiant
Erdős a demandé s'il existe une suite de Sidon (ak) telle que ak = o(k3 – ε) pour un certain ε > 0. Ajtai, Komlós et Szemerédi en avaient en effet construit une telle que
Erdős et Rényi ont démontré que pour tout ε > 0 et pour tout h ≥ 2, il existe des g et des Bh[g]-suites de Sidon telles que ak = O(kh + ε).
Une autre conjecture d'Erdős est que la suite des puissances cinquièmes d'entiers > 0 est de Sidon. Ruzsa a démontré qu'il existe un nombre irrationnelc (strictement compris entre 0 et 1) tel que l'image de l'application
f(x) = x5 + [cx4] soit de Sidon, mais cette application f n'est même pas polynomiale. Cette conjecture d'Erdős, bien que non démontrée, a été généralisée par Lander, Parkin et Selfridge.
Lien avec les règles de Golomb
Les suites de Sidon finies sont exactement les règles de Golomb, puisque x + y = u + v équivaut à x – u = v – y.
12(en) P. Erdős et P. Turán, «On a problem of Sidon in additive number theory, and on some related problems», J. London Math. Soc., vol.16, , p.212-216 (lire en ligne)
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1234(en) K. O'Bryant, «A complete annotated bibliography of work related to Sidon sequences», Electron. J. Combin., vol.DS, no11, , p.1-39 (lire en ligne)
↑(en) J. Cilleruelo, I. Ruzsa et C. Vinuesa, «Generalized Sidon sets», Adv. Math., vol.225, , p.2786-2807 (lire en ligne)
↑(en) P. Erdős, «On a problem of Sidon in additive number theory and on some related problems. Addendum», J. London Math. Soc., vol.19, , p.208 (lire en ligne)
↑(en) James Singer, «A theorem in finite projective geometry and some applications to number theory», Trans.
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↑(de) Alfred Stöhr, «Gelöste und ungelöste Fragen über Basen der natürlichen Zahlenreihe, II», J. reine angew. Math., vol.194, , p.111-140 (lire en ligne), § 12aβ, p.129-135
↑(de) Fritz Krückeberg, «B2-Folgen und verwandte Zahlenfolgen», J. reine angew. Math., vol.206, , p.53-60 (lire en ligne)
↑(en) Paul Erdős, «Some of my favourite problems which recently have been solved», dans Proc. Int. Math. Conf. Singapore 1981, North-Holland, (lire en ligne), p.59-79
↑(en) M. Ajtai, J. Komlós et E. Szemerédi, «A dense infinite Sidon sequence», European J. Combin., vol.2, no1, , p.1-11
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↑(en) P. Erdős et A. Rényi, «Additive properties of random sequences of positive integers», Acta Arithmetica, vol.6, , p.83-110 (lire en ligne)
↑(en) I. Z. Ruzsa, «An almost polynomial Sidon sequence», Studia Sci. Math. Hungar., vol.38, , p.367-375 (DOI10.1556/SScMath.38.2001.1-4.27)