| Infomaniak | |
Logo d'Infomaniak. | |
Siège d'Infomaniak à Genève. | |
| Création | 1994 à Châtelaine sous Siegenthaler & Lucchi |
|---|---|
| Dates clés | 1990 : création du club informatique 1994 : fondation de l'entreprise sous Siegenthaler & Lucchi avec l'ouverture d'un magasin informatique 1996 : Fournisseur d'accès Internet 1997 : Siegenthaler & Lucchi devient TWS Infomaniak 1999 : l'entreprise prend le nom d'Infomaniak Network et lance une offre d'hébergement Web/Mail 2020 : lancement de solutions SaaS 2024 : lancement de l'intelligence artificielle Sovereign AI. 2026 : fondation d'utilité publique et cotation à la SIX Swiss Exchange |
| Fondateurs | Boris Siegenthaler, Fabian Lucchi |
| Forme juridique | Société anonyme |
| Action | SIX Swiss Exchange (INFO) |
| Slogan | (en) : The Ethical Cloud (fr) : Le Cloud Ethique |
| Siège social | Les Acacias, Genève |
| Direction | Boris Siegenthaler (Fondateur et CSO), Marc Oehler (CEO depuis le 01/12/2020) |
| Actionnaires | Fondation Infomaniak (d) |
| Activité | Cloud Computing, Software as a service |
| Produits | SaaS, PaaS, IaaS, BaaS |
| Société mère | Infomaniak Group SA
Actionnaire de référence : Fondation Infomaniak |
| Filiales | Infomaniak Entertainment SA
Infomaniak Network SA |
| Effectif | 340 (en Suisse) |
| Site web | infomaniak.com |
| Chiffre d'affaires | |
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Infomaniak est une entreprise informatique suisse voulant proposer des services cloud durables et centrés sur la confidentialité, et qui développe des solutions de cloud computing, d'hébergement web, de productivité, de streaming, de marketing et d'événementiel en ligne. Son siège social se situe aux Acacias, un quartier de la ville de Genève.
Fondée en 1994, l'entreprise compte, en 2026, près de 340 employés. Depuis 2026, Infomaniak appartient majoritairement à une fondation d'utilité publique. La société faîtière du groupe, Infomaniak SA, est cotée à la Bourse suisse depuis le 1er octobre 2026.
En 1990, Boris Siegenthaler crée à Bellevue, une commune du canton de Genève un club d'informatique qui propose à ses membres un bulletin board system comme premier outil de communication informatique.
En 1994, Boris propose à Fabian Lucchi, membre du club, d'ouvrir à Châtelaine, un quartier de Vernier, une autre ville du canton de Genève, le magasin Siegenthaler & Lucchi afin de répondre à la demande croissante des membres et des connaissances du club qui souhaitent acquérir un ordinateur personnel à un prix inférieur à ce que pratiquent les grandes surfaces. Ce magasin devient en 1996 TWS Infomaniak SA.
En 2003, Infomaniak est le premier hébergeur de Suisse romande avec 2 000 sites hébergés. En mars 2004, il est leader de la diffusion de radio en ligne en Suisse romande et en France en juillet 2005[réf. nécessaire].
En 2010, la filiale « Infomaniak Entertainment SA » est créée et se spécialise dans le développement de système de gestion de billetterie, staff et accréditation.
En 2011, Infomaniak Network SA gère plus de 100 000 domaines et met en place une solution de stockage de média audio et vidéo soutenue par une nouvelle interface d’administration.
En 2014, la société met en service son troisième centre de données (data center) en Suisse, tout comme les deux premiers, avec un système de refroidissement sans climatisation et des technologies respectueuses de l’environnement, alors considéré comme « le plus écologique de Suisse ».
En , Infomaniak gère plus de 200 000 noms de domaines.
En , l'hébergeur suisse lance une plateforme PaaS sur la base de Jelastic (en). Cette solution permet par exemple de cloner et déployer n’importe quelle application ou image Docker,.
En , la société propose un service gratuit de transfert de fichiers appelé SwissTransfer, présenté comme une alternative au populaire WeTransfer.
En , l'entreprise lance kDrive, un service de stockage collaboratif. Depuis , l'hébergeur suisse propose également une solution de visioconférence appelée kMeet, profitant de l'engouement mondial pour la visioconférence dans le contexte de la pandémie de Covid-19 et l'accroissement du télétravail.
Informaniak souhaite proposer par ce service une alternative aux GAFAM.
En , Infomaniak lance Sovereign AI, une plateforme d'intelligence artificielle souveraine hébergée en Suisse. La société précise qu'il s'agit d'une alternative à celles des américains ChatGPT (OpenAI), Gemini (Google) et Copilot (Microsoft).
En 2025, Infomaniak est encore en forte croissance — avec un chiffre d'affaires de 56 millions de francs suisses (environ 62 millions d'euros, soit + 50 % en trois ans), et une stratégie de diversification dans le cloud souverain suisse conforme au RGPD et à la nLPD, mais aussi à l'international en Europe (Allemagne : +69 % ; Italie : +59 % ; France et Belgique : +19 %, contre +14 % en Suisse où l'entreprise opère en 2026 trois datacenters. Un plan d'investissement massif (de 200 millions de francs suisses) pour les prochaines années est évoqué, notamment aux besoins croissants de serveurs pour l'intelligence artificielle (dont pour « Euria », l'assistant IA lancé par Infomaniak, dit « souverain » car entièrement hébergé en Suisse ; conçu pour garantir la confidentialité des données et fonctionner à 100 % grâce à une électricité d'origine renouvelable, photovoltaïque notamment, provenant de deux centrales solaires en propre, mises en service en 2024 totalisant 1 085 panneaux et un objectif d'autoproduire 50 % de son électricité avant 2030). L'IA agentique devrait aussi accélérer la course à la puissance de calcul dans les serveurs. Début , l'entreprise comptait 316 employés (contre 105 en 2019). Plus de 70 % du personnel est dédié à la R&D.
Depuis 2026, Infomaniak est contrôlée par une fondation d'utilité publique Créée en mai 2026, la Fondation Infomaniak est devenue l'actionnaire de référence d'Infomaniak Group SA et détient la majorité de ses droits de vote au moyen d'actions assorties de droits de vote préférentiels et non librement cessibles. Cette structure vise à préserver l'indépendance de l'entreprise et ses principes en matière de souveraineté numérique, de protection des données, de responsabilité environnementale et de pérennité. Boris Siegenthaler, fondateur d'Infomaniak, ainsi que les salariés actionnaires ont accepté cette évolution de la structure de gouvernance. L'entreprise compte 340 employés en Suisse et a réalisé en 2025 un chiffre d'affaires de 56 millions de francs suisses. En juillet 2026, les actionnaires d'Infomaniak ont signé un accord en vue de la cotation de l'entreprise à la SIX Swiss Exchange, au moyen d'une opération de reverse leveraged buy-out avec Perrot Duval Holding SA, société suisse cotée en bourse depuis 1905. Sous réserve de l'approbation de l'assemblée générale des actionnaires de Perrot Duval prévue le 24 septembre 2026 et des autorisations des autorités boursières, la société cotée serait renommée Infomaniak SA.
SwissTransfer est un service de transfert de fichiers lancé en 2019 permettant de partager des fichiers volumineux en ligne et gratuitement. Le service ne nécessite aucune inscription préalable, et permet de partager jusqu’à 50 Go de données qui seront disponibles au téléchargement pendant 30 jours. Il est possible de faire 500 transferts par jour, de contrôler la date d’expiration des fichiers et de protéger l’accès des transferts avec un mot de passe. Les données sont stockées sur des serveurs suisses.
En , Infomaniak propose un service d'édition collaborative en ligne payant nommé Kdrive. En est lancé le service kSuite d'édition collaborative et de communication en ligne, alternative aux services Google Drive et à OneDrive. Le service est gratuit pour une personne et sur abonnement au-delà.
kSuite est constitué d’un service de stockage collaboratif (kDrive) de 15 Go, d’une solution de visioconférence (kMeet), d’une plateforme de communication collaborative (kChat), de la suite bureautique en ligne OnlyOffice et d’un service de courrier électronique qui intègre une gestion des contacts et des calendriers unifiée.
En , Infomaniak revendique 2 millions d’utilisateurs pour son service de courrier électronique qui propose une formule gratuite avec 20 Go d’espace pour les citoyens suisses et européens.
En , un service de messagerie concurrent de Slack nommé kchat est intégré à kSuite. Il permet entre autres des appels audio et vidéo et 100 prompts ChatGPT. Comme son concurrent, elle n'est pas chiffrée de bout en bout. L'interface graphique est basée sur Mattermost. L'usage pour une personne est gratuit, et payant au delà.
Infomaniak est un registraire de nom de domaine accrédité par l'ICANN et propose des services d’hébergement mutualisé, de serveur dédié virtuel ainsi qu’un constructeur de site web qui permet de créer et de maintenir des sites, des blogs et des boutiques en ligne sans toucher au code source.
Infomaniak fournit plusieurs services de cloud computing :
L'infrastructure cloud d'Infomaniak est basée en Suisse et repose sur la technologie OpenStack,, une plateforme de cloud computing à code source ouvert.
Parmi ses services de type SaaS, Infomaniak propose une plateforme d’envoi d’email pour faire du marketing par courriel et du marketing relationnel. L’entreprise suisse développe aussi depuis 2007 un logiciel de billetterie informatisée. Depuis , Infomaniak propose aussi son propre portail qui centralise les événements culturels et sportifs en Suisse romande.
Infomaniak propose plusieurs services de streaming pour diffuser des radios en ligne, des vidéos en direct et des vidéos à la demande.
Infomaniak commercialise un assistant d’intelligence artificielle générative hébergé en Suisse et axé sur la protection des données.
Le , Thomas Jacobsen, le porte-parole d'Infomaniak, participe à l'émission les Beaux Parleurs de la RTS. Il y fait des commentaires sur la deuxième révision de la Loi sur la Surveillance suisse,. Il y attaque notamment l'anonymat en ligne.
« Il y a d'un côté des sociétés privés suisses qui prônent l'anonymat et le chiffrement des données, et qui empêchent la justice de faire son travail, et puis on a de l'autre côté le Conseil fédéral, peut-être à cause de sociétés comme ça [et du contexte européen], qui veut archiver par défaut plein de métadonnées sur les citoyens suisses et européens. [...] Là-dedans il y a un juste milieu à trouver. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il ne faut pas que ce soit un Far West. »
Il ajoute « Le problème [que veut résoudre la révision] ce n'est pas l’encryption, c'est qu'on n'a pas l'identité, et c'est pour ça qu'on a des sociétés comme Proton, qui, quand on veut attaquer ça [l'anonymat], montent au créneau, car c'est la fin d'un business model. Mais c'est la fin d'un business model non souhaitable. Je ne pense pas que les citoyens suisses et européens ont envie d'avoir sur la conscience des problèmes juridiques, comme par exemple [sic] le cas d'un viol d'une fille, avec l'impossibilité de remonter le réseau parce qu'on ne peut pas accéder aux données. ».
Ces positions ont créé la controverse, et ont été notamment attaquées par certains utilisateurs d'Infomaniak.