| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Echinodermata |
| Sous-embr. | Echinozoa |
| Classe | Holothuroidea |
| Sous-classe | Paractinopoda |
| Ordre | Apodida |
| Famille | Synaptidae |
| Genre | Synaptula |
Synaptula recta est une espèce d'holothuries, de l'ordre des Apodida et de la famille des Synaptidae.

C'est une des plus grandes espèces du genre Synaptula : les spécimens décrits mesurent de 8 à 40 cm de long, pour un diamètre d'environ 1 à 1,6 cm,. Le tégument est mince et très collant au toucher.
La coloration est très variable : gris rougeâtre vif, gris bleuté, brun ou presque noir. H. L. Clark la qualifiait d'« extraordinairement variable ». Le caractère le plus constant est un semis de taches blanches, qui correspondent à des amas de granules miliaires (petits sclérites en rosettes) dans le tégument,. Ces amas forment parfois des bandes blanches transversales sur les tentacules. En alcool, les spécimens deviennent gris-beige mais restent mouchetés de blanc. Les colorations « rayée de lilas sur fond blanc » ou « olive » signalées par certains auteurs s'écartent tellement de l'aspect habituel que Massin doute de l'identification de ces spécimens.
La bouche est entourée de 13 tentacules, portant chacun une vingtaine de paires de digitations, qui ne sont pas réunies par une membrane,. La couronne calcaire est blanche, composée de pièces radiales et interradiales de même taille ; les radiales sont percées pour le passage des nerfs, et le bord postérieur est droit ou légèrement ondulé. Elle est presque entièrement enrobée dans une volumineuse couronne cartilagineuse, percée de petits trous près de sa base. L'animal possède de nombreuses vésicules de Poli (15 à 20 chez les spécimens de Sulawesi), un seul canal hydrophore, des gonades ramifiées et un intestin formant une large boucle,.
Les sclérites du tégument sont des ancres, des plaques anchorales et des granules miliaires :
Parmi les Synaptula à treize tentacules, elle se reconnaît à ses digitations libres et à ses amas de granules blancs. Synaptula psara, également mouchetée de blanc, a des digitations unies par une membrane et une paroi du corps épaisse en avant.
C'est l'une des Synaptula les plus largement répandues dans l'Indo-Pacifique. Elle est signalée de la mer Rouge (jusqu'au golfe d'Aqaba), de Djibouti, du Pakistan, des Maldives, du Sri Lanka, de l'Inde (Laquedives, golfe de Mannar, Madras, Andaman et Nicobar), de l'archipel Mergui, des îles Cocos, de Malaisie, d'Indonésie (Java, Sulawesi, Timor, îles Kei…), des Philippines, du Viêt Nam, du nord de l'Australie (des îles Houtman Abrolhos au Queensland), de Papouasie-Nouvelle-Guinée et des îles Carolines,,.
Elle vit sur les récifs et les côtes rocheuses, entre la surface et une vingtaine de mètres de profondeur. Elle a été récoltée entre les coraux vivants et parmi les débris coralliens, ainsi que sur des parois rocheuses couvertes d'éponges.
L'espèce a été décrite par le zoologiste allemand Carl Semper en 1867 sous le protonyme Synapta recta, d'après des spécimens de Bohol aux Philippines ; le lieu de conservation de l'holotype est inconnu. L'ouvrage de Semper ayant paru par livraisons entre 1867 et 1868, l'espèce est parfois datée de 1868. Les pages concernées ont toutefois paru dès 1867.
Östergren l'a placée en 1898 dans le genre Chondrocloea, aujourd'hui synonyme de Synaptula. En 1928, Heding a maintenu comme espèce distincte Synaptula striata (Sluiter, 1887), plus sombre et dont la couronne calcaire a le bord postérieur nettement échancré. Il y rattachait Chondrocloea albo-punctata Sluiter, 1901. À la suite de H. L. Clark (1907) et d'Erwe (1913), Massin a considéré S. striata comme un synonyme de S. recta, le principal caractère distinctif, la coloration, étant trop variable chez cette espèce. Rowe a quant à lui mis en synonymie les deux espèces décrites par Heding en 1931 à Bowen, dans le Queensland, S. rubra et S. boweniensis, après examen de leurs types.
Le nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Synaptula recta (Semper, 1867).