Talmud de Babylone

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Talmud de Babylone
Édition intégrale du Talmud de Babylone.
Titre original
(he) תַּלְמוּד בָּבְלִי‎Voir et modifier les données sur Wikidata
Partie de
Langues
Auteurs
Basé sur
Genre
Littérature religieuse juive (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Date de parution
IIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays
Œuvre dérivée
Halachot Gedolot (en)
Hilkhot HaRif (en)
Sefer Hamitzvot leRambam
Arbaa Tourim
Choulhan Aroukh
Mishné Torah
Midrash Hagadol
Chofetz Chaim (en)
Sefer Mitzvot Gadol (en)
Beit Yossef
Darkhei Moshe (en)
Kesef Mishneh
Michna BerouraVoir et modifier les données sur Wikidata

Le Talmud de Babylone, aussi appelé Talmud Bavli, est l'un des deux talmuds existants (avec le Talmud de Jérusalem, aussi appelé Talmud Yeroushalmi) compilé autour du VIe siècle de notre ère, au sein de la diaspora juive du Moyen-Orient. Les traités du Talmud de Babylone sont regroupés, tout comme la Mishna qui en forme le socle, en six ordres appelés shisha sedarim, en abrégé sha’s. Chaque traité aborde un thème principal et de très nombreux autres thèmes aussi variés qu'inattendus.

Histoire du Talmud de Babylone

Après la compilation de la Mishna (vers 200), les Sages entreprirent d'approfondir et d'élargir son étude, à la fois en terre d’Israël (ce qui donna lieu au Talmud de Jérusalem) et dans la diaspora dite « babylonienne » (Talmud de Babylone). Ces sages sont appelés les amoraïm (soit « les commentateurs ») et la référence à Babylone renvoie aux académies talmudiques en Babylonie (Ctesiphon, Nehardea, Nisibis, Mahoza, Poumbedita, Séleucie ou Soura, et plus tard Damas et Bagdad), ainsi dénommées en souvenir du Galuth Babel (« exil à Babylone » désignant la diaspora juive en général) soit au quartier caïrote de « Babylone » où la synagogue Ben Ezra fut un lieu de compilation des textes judaïques, autour du VIe siècle et par la suite.

L'étude de la Mishna comprenait la recherche du raisonnement derrière les halakhot et la révélation de la dépendance de la Torah aux halakhot de la Mishna. Le débat autour de sujets soulevés dans le Talmud inclut les discussions qui étaient menées en Israël et dans la diaspora.

Chaque page du Talmud comprend aussi les mishnayot et les références indiquées par le mot matni (abréviation de matnitine : « Mishna » en araméen). Après chaque section de la Mishna, la Gémara écrit les références en lettres « Gam » (abréviation de Gémara) qui signifie : débat talmudique.

Le Talmud de Babylone, compilé au sein de la diaspora juive, est très complet, bien connu et aussi plus étudié que le Talmud de Jérusalem (surtout suivi par les judéo-grecs, groupe juif aujourd'hui presque disparu). Le Talmud de Babylone est écrit en araméen mêlé d'hébreu et l'ordre des divers sujets qui y sont traités fut fixé à différents moments par les amoraïm.

Le premier traité fut imprimé en 1475. En 1520 pour la première fois, l'intégralité du Talmud babylonien fut imprimé à Venise.

Exégèse et nouveaux concepts du Talmud

Le Talmud de Babylone est accompagné de commentaires par Rashi (1040-1105). Avec le temps, d'autres commentaires furent rajoutés. Parmi ceux-ci, on peut mentionner les travaux rédigés dans les Baté Midrash en France et en Allemagne pendant les XIIe et XIIIe siècles, appelés les Tossafot.

Outre les commentaires de Rashi, de nouveaux concepts (Hidoush) de la Gémara furent rédigés dans les Tossafot et autres annotations. Le premier livre de nouveaux concepts fut Hidoushé HaRamban de Nahmanide (1194-1270). Il fut suivi de : Hidoushé haRashba de Rabbi Shlomo ben Aderet (1235-1310) et Hidoushé HaRitva de Yom Tov Asevilli (1250-1330) ainsi que le Rav Menahem HaMéiri - Beit HaBéhira (1249-1315) et la Shita Mékoubetset du Rabbin Bétsalel Ashkénazi de Jérusalem (du XVIe siècle).

Composition du Talmud de Babylone

I - Zéraʿim (semences)

Cet ordre traite principalement des lois relatives à l'agriculture et aux bénédictions. Seul le traité de la Mishna Berakhot se voit doté d'une guemara babylonienne, tous les autres traités, en ce qu'ils concernent des lois agricoles et donc exclusivement applicables en terre promise, n'ayant pas été discutés par les maîtres de la diaspora babylonienne.

II - Moʿèd (rendez-vous / fête)

Cet ordre traite principalement des lois relatives au calendrier comme le Chabbat et les fêtes. Il est composé de douze traités :

III - Nachim (femmes)

Cet ordre traite principalement des lois relatives au mariage et de sujets qui y sont liés comme le divorce ou la fidélité conjugale mais aussi des vœux et du naziréen. Il est composé des sept traités :

IV - Nézikin (dommages)

Cet ordre traite principalement des lois relatives aux droits civil et pénal, de l'idolâtrie, d'éthique et de morale. Il est composé de huit traités :

V - Kodachim (objets sacrés)

Cet ordre traite principalement des lois relatives à l'abattage rituel (che'hita), aux sacrifices et au Temple. Il est composé de dix traités :

VI - Taharoth (puretés)

L'ordre Taharot traite principalement des lois relatives à la pureté et à l'impureté rituelle. Il est composé de très courts traités, le principal étant le Niddah (pour le Talmud) :

Notes et références

  1. ↑ La ville proprement dite de Babylone était alors déjà en grande partie ruinée, comme en témoigne déjà Pline l'Ancien ; quant à la ville de Jérusalem, elle avait alors été fermée aux Juifs par les Romains, de sorte que le « Talmud de Jérusalem » a en fait été compilé en Galilée.
  2. ↑ Talmud de Babylone. Taharot, sur data.bnf (lire en ligne)

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Le texte

  • Talmud de Babylone traduit en français par l'abbé Chiarini (1831).
    texte hébreu
  • trad. anglaise : The Babylonian Talmud, trad. Michael L. Rodkinson, 10 vol., 1918
  • trad. française : Le Talmud de Babylone traduit en langue française et complété par celui de Jérusalem et par d'autres monuments de l'antiquité judaïque (1831), trad. abbé Luigi Chiarini (abbé), Ulan Press, 2012, 390 p. Ne comporte que la traduction du traité Berakhot, précédée d'une copieuse introduction : Tome 1 (Intro et sections 1-2) et Tome 2 (Sections 3-9).
  • La Guemara. Le Talmud de Babylone, trad. par les membres du rabbinat français sous la direction de M. le rabbin Élie Munk, Colbo, 1972-1986.
    • Livre II, traité 1 : Chabbat, trad. Désiré Elbèze, Colbo/Keren hasefer ve-halimoud, 1972-1977, 2003, t. I 122 p., t. II 227 p., t. III 404 p., t. IV 154 p., t. V 186 p.
    • Livre II, traité 4 : Pessahim, trad. Israël Salzer (1984), Folio, coll. « Folio essais », 2003, 755 p.
    • Livre II, traité 5 : Yoma, trad. Israël Salzer, Colbo/Keren hasefer ve-halimoud/Presses du temps présent, 1980, t. I 207 p., , t. II 208 p.
    • Livre II, traité 8 : Roch hachana, trad. J. D. Frankforter, C.L.K.H./Keren hasefer ve-halimoud/Presses du temps présent, t. I 1974 [I-II] XVIII-102 p.
    • Livre II, traité 10 : Meguilla, trad. Israël Salzer, C.L.K.H., 1978, 186 p.
    • Livre II, traité 12 : Haguigua, trad. Israël Salzer, Verdier, 1991, 210 p.
    • Livre IV, traité 4 : Sanhédrin, trad. Israël Salzer, C.L.K.H./Presses du temps présent, 1969, 571 p.

Études

Liens externes