| Nom latin |
Tanycytus |
|---|---|
| FMA |
54560 |
Les tanycytes sont des cellules épendymaires hautement spécialisées, présentes dans le troisième ventricule cérébral et sur le plancher du quatrième ventricule. Chaque tanycyte possède un long prolongement basal qui s'étend profondément dans l'hypothalamus. Leur fonction est sans doute de transmettre des signaux chimiques du liquide cérébrospinal au système nerveux central.
Le mot est construit sur le grec τανύ / tanu (« long, étendu ») et κύτος / kútos (« cavité, cellule »).
Les tanycytes sont des épendymocytes dotés de longs prolongements basaux,. Chez les mammifères adultes, on les trouve dans le système ventriculaire et l'éminence médiane, à la base de l'hypothalamus. Ils sont particulièrement nombreux dans le troisième ventricule cérébral, mais sont également présents dans le quatrième. On les observe aussi dans la moelle spinale, rayonnant du canal épendymaire jusqu'à sa surface. Leurs longs prolongements traversent la couche d'astrocytes pour franchir l'éminence médiane et former des arborisations terminales sur le neuropile et les vaisseaux sanguins à proximité de l'espace périvasculaire,.
Chaque tanycyte possède un unique et long prolongement basal qui traverse le parenchyme hypothalamique pour entrer en contact avec les vaisseaux sanguins et un ensemble de neurones. Les différents composants des prolongements du tanycyte, notamment les ribosomes, les mitochondries et les transporteurs (en) de neurotransmetteurs, montrent une communication entre les tanycytes et les vaisseaux sanguins, ainsi qu'entre les tanycytes et les neurones. Ces interactions sont associées à la régulation de différentes fonctions neuroendocrines (en).
Normalement, les tanycytes transportent les protéines tau au sein de petites vésicules jusqu'à l'extrémité de leurs prolongements vers les vaisseaux sanguins. En 2025, des analyses post mortem de patients souffrant de la maladie d'Alzheimer montrent que leurs tanycytes étaient dégradés, et le blocage des vésicules de transport des tanacytes de rongeurs modifiés génétiquement pour modéliser cette maladie accélère l'apparition de la pathologie. Ces résultats ouvrent une nouvelle piste thérapeutique pour empêcher ou retarder l'apparition de la maladie chez des personnes à risque,.