Les Tapis Marocains sont des tapis traditionnels faits à la main au Maroc. Depuis les publications de Prosper Ricard durant le Protectorat français au Maroc, on distingue les tapis citadins et les tapis ruraux ou tapis berbères. Ils sont l'un des produits les plus renommés du secteur artisanal du pays. Les tapis marocains varient d'une région à l'autre.
Les textes historiques décrivent l'utilisation de tapis, souvent assez luxueux, au Maroc au XIIIè siècle puis durant les dynasties suivantes. Cela concerne surtout les palais et les grandes institutions religieuses ( mosquées, Zaouiyas ), mais on ne dispose pas d'informations chez l'ensemble de la population. Le plus ancien tapis conservé est daté du XVIIIè siècle.
Au début du Protectorat, une politique de préservation du patrimoine et de développement d'un artisanat d'art se met en place à l'instigation du général Lyautey, résident général du protectorat, avec une collecte de pièces anciennes ou remarquables, la création de musées, des expositions en France et surtout la constitution d'un inventaire des différents styles régionaux. Dans ce “Corpus des tapis marocains“, Prosper Ricard chef du Service des Arts indigènes, décrit les caractéristiques techniques, les motifs décoratifs avec des planches de relevés, les couleurs et la provenance des différents types de tapis qu'il identifie. Cinq tomes sont publiés, qui font encore autorité,.
La mise en place en 1923 d'un estampillage officiel afin de garantir l'authenticité des tapis, de prévenir les malfaçon et l'industrialisation a permis de maintenir une production artisanale assez diversifiée.
Un musée national consacré au tapis marocain a été crée à la Kasbah des Oudayas de Rabat, puis transféré au musée Dar Si Said de Marrakech.
De nouveaux tapis sont apparus à la fin du XXé siècle de façon spontanée, utilisant les chutes des usines textile, avec des couleurs vives, mais une technique traditionnelle nouant des lambeaux de tissu moderne sur un support de fils de chaine et de trame.