| Tarnos | |||||
L'église Notre-Dame-des-Forges. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Landes | ||||
| Arrondissement | Dax | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Seignanx | ||||
| Maire Mandat |
Marc Mabillet 2026-2032 |
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| Code postal | 40220 | ||||
| Code commune | 40312 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Tarnosien(ne) | ||||
| Population municipale |
12 957 hab. (2023 |
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| Densité | 493 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 32′ 28″ nord, 1° 27′ 36″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 0 m Max. 53 m |
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| Superficie | 26,26 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Bayonne (partie française) (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Bayonne (partie française) (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Seignanx | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Landes
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.ville-tarnos.fr/ | ||||
| modifier |
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Tarnos [taʁnɔs] ⓘ est une commune française située dans le sud du département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine, dans le canton de Seignanx, aux portes du Pays basque.
Ses habitants sont appelés Tarnosiennes et Tarnosiens. C’est la cinquième commune du département par la population, après Mont-de-Marsan, Dax, Biscarrosse et Saint-Paul-lès-Dax.
Commune de l'aire d'attraction de Bayonne située dans son unité urbaine sur la Côte d'Argent dans les Landes de Gascogne, elle est limitrophe des Pyrénées-Atlantiques.
Cinquième ville des Landes, située à l'extrême sud-ouest du département, Tarnos est une ville de tradition industrielle qui a su préserver un cadre de vie de qualité.
D'une superficie de 2 700 hectares, le territoire communal est composé à 75 % de zones naturelles et agricoles le reste constituant la zone urbaine.
Ce port industriel est également le point d'arrivée des 106 km de plage landaise.
Les communes limitrophes sont Anglet, Bayonne, Boucau, Lahonce, Ondres et Saint-Martin-de-Seignanx.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat de montagne et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 430 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Anglet à 8 km à vol d'oiseau, est de 14,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 473,6 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 42,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
24,1 1.1.2022 |
28,9 28.2.1960 |
29,7 21.3.1990 |
32,1 30.4.2005 |
34,8 30.5.1996 |
42,9 18.6.2022 |
40,1 18.7.2022 |
40,6 4.8.2003 |
38,7 7.9.2016 |
33,4 2.10.2023 |
27,8 1.11.2020 |
25,1 2.12.1985 |
42,9 2022 |
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| Maximale moyenne | 12,2 | 12,8 | 15,2 | 16,8 | 19,9 | 22,5 | 24,2 | 25,1 | 23,3 | 20,2 | 15,4 | 12,9 | 18,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 8,6 | 8,9 | 11,2 | 12,8 | 15,9 | 18,7 | 20,6 | 21,2 | 18,9 | 16,1 | 11,6 | 9,3 | 14,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 5 | 4,9 | 7,1 | 8,8 | 11,9 | 14,9 | 16,9 | 17,2 | 14,5 | 11,9 | 7,9 | 5,7 | 10,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−12,7 16.1.1985 |
−11,5 3.2.1956 |
−7,2 1.3.2005 |
−1,3 13.4.1958 |
3,3 14.5.1995 |
5,3 6.6.1972 |
9,2 12.7.1972 |
8,6 30.8.1993 |
5,3 26.9.2002 |
−0,6 25.10.2003 |
−5,7 23.11.1988 |
−8,9 25.12.2001 |
−12,7 1985 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 139,6 | 110,4 | 102,8 | 117,7 | 116,1 | 99,2 | 77,3 | 87,5 | 118,2 | 147,3 | 206,9 | 150,6 | 1 473,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 13,7 | 12 | 11,9 | 13,3 | 12,5 | 10,1 | 9,4 | 9,2 | 10,2 | 12,1 | 13,8 | 12,9 | 141,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 8,7 | 6,9 | 6,3 | 7,1 | 6,2 | 5,2 | 4,3 | 4,8 | 6,7 | 7,6 | 9,8 | 8,3 | 81,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 5 | 4 | 3,6 | 4,1 | 3,9 | 3,1 | 2,4 | 2,7 | 3,9 | 4,8 | 7,2 | 5,2 | 49,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
81,5 16.1.2023 |
48,1 27.2.1962 |
58,3 25.3.1968 |
78 2.4.1964 |
104,1 18.5.2013 |
105,8 8.6.2013 |
77,8 5.7.1976 |
185,7 5.8.1963 |
152,6 24.9.1959 |
100,6 15.10.1976 |
74,6 5.11.1967 |
61,6 28.12.1972 |
185,7 1963 |
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| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 95,7 | 115,2 | 163,3 | 170,7 | 196,7 | 206,3 | 218,5 | 214,3 | 199,2 | 145,4 | 103,4 | 91,8 | 1 920,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Au , Tarnos est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Bayonne (partie française), une agglomération internationale regroupant 28 communes, dont elle est une commune de la banlieue,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayonne (partie française), dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.
La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (42,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (51,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (35,4 %), zones urbanisées (21,2 %), terres arables (10,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9,8 %), zones agricoles hétérogènes (6,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (5,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5,7 %), zones humides côtières (1,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,4 %), prairies (1 %), eaux continentales (0,7 %), eaux maritimes (0,6 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Quatre quartiers composent la commune de Tarnos :
| 297 odonymes recensés à Tarnos au | |||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Allée | Avenue | Bld | Chemin | Clos | Impasse | Montée | Passage | Place | Pont | Route | Rue | Square | Venelle | Autres | Total |
| 67 | 10 | 1 | 30 | 0 | 57 | 0 | 0 | 10 | 0 | 9 | 107 | 2 | 1 | 3 | 297 |
| Notes « N » |
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| Sources : rue-ville.info & OpenStreetMap | |||||||||||||||
La commune de Tarnos est desservie par des infrastructures majeures : RD 810, RD 817, le port de Bayonne et l'aéroport de Biarritz-Pays basque à 15 km.
Suite au révélations sur les violences commises par l'abbé Pierre, en 2025, la commune retire à une de ses rues le nom du religieux, pour la rebaptiser « route Emmaüs Baudonne »,.
Le territoire de la commune de Tarnos est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et le risque industriel. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.
La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) Côtier basque, un des 18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection). La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1988, 1992, 1995, 1999, 2009, 2014 et 2018 et au titre des inondations par remontée de nappe en 2013, 2014 et 2020,.
Tarnos est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures,.
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont un recul du trait de côte et de falaises et des tassements différentiels.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 30,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 3 911 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 2 063 sont en aléa moyen ou fort, soit 53 %, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM,.
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et par des mouvements de terrain en 1999, 2014, 2018 et 2020.
La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à la directive européenne SEVESO, classée seuil haut : Alkion Terminals [Ex LBC Bayonne] (notamment pour le stockage de produits liquides inflammables, de divers acides et de soude caustique et de produits de toxicité aiguë).
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence.
Son nom occitan gascon est Tarnòs. Son nom basque est quant à lui Tarnose.
Son nom proviendrait de l’association de Tarinus et du suffixe -os. Tarinus serait le nom d'un homme de l'époque gallo-romaine, propriétaire terrien et se retrouve dans Tarnac. Le suffixe -os signifie domaine, surface, territoire en ibère. Tarnos signifierait ainsi « domaine de Tarinus ».
Les origines de Tarnos sont méconnues. Ses premières mentions remontent au XIIe et au XIIIe siècle. De plus, le Livre d'Or de la cathédrale de Bayonne datant du XIIIe siècle témoigne à plusieurs reprises de l'existence de la paroisse Saint Vincent de Tarnos.
Jusqu'au XVIIIe siècle, Tarnos est une paroisse à l'habitat dispersé sur plusieurs hameaux et grands domaines : Ordozon, Garros, Romatet, Estiey, Boucau… Son économie est principalement tournée vers l'agriculture et repose sur la culture et l'élevage traditionnels.
Au XIXe siècle, Tarnos amorce son entrée dans l'ère industrielle et devient au début du XXe siècle le premier pôle du monde ouvrier landais.
L'église fortifiée du centre-ville est une ancienne commanderie-hôpital des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Édifiée au XIIe siècle, elle servait principalement à l'accueil des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle qui suivaient le chemin du littoral.
Jusqu'au XVIe siècle, l’Adour traversait Tarnos du sud au nord pour se jeter à Vieux Boucau. Au XVIe siècle siècle, Louis de Foix décide de détourner le fleuve et de couper son orientation au nord en construisant une digue et ainsi l’obliger à se jeter dans l’Océan tout proche. La nouvelle embouchure est ouverte le .
En 1855, le tracé de la voie qui traverse tout le territoire de Tarnos entraîne la création d’une gare au quartier du Boucau. L’accès maritime et la voie ferrée vont donner un nouvel élan économique. C’est Napoléon III qui décide en 1857 de détacher de la commune de Tarnos, deux sections cadastrales de Boucau et de Romatet pour créer la ville de Boucau, avant-port de Bayonne.
L’amélioration des accès maritimes, la desserte ferroviaire, la proximité de l’Espagne avec ses gisements de minerai de fer de Biscaye vont conduire à l’implantation de l’usine des Forges de l'Adour en 1881, spécialisée dans la production de rails et accessoires des voies ferrées.
Cette industrialisation subite mais remarquable va entraîner une expansion économique et une poussée démographique sans précédent sur la commune.
La ville connait au XXe siècle une tradition de luttes ouvrières et de communisme municipal. En , François Graciet et des ouvriers remportent les élections municipales face aux candidats soutenus par la direction des Forges de l’Adour. Ils rejoignent ensuite le Parti communiste, fondé en 1921 après le Congrès de Tours. François Graciet est suspendu dès 1920, puis révoqué, pour avoir arboré le drapeau rouge à la mairie le jour du 1er mai. Trois ans plus tard, c’est au tour de son camarade, Pierre Dufourcet, d’être destitué. Pendant la Première Guerre mondiale, 89 Tarnosien étaient morts au front. Pour les commémorer, la municipalité avait commandé un monument aux morts aux écritures pacifistes :
Les inscriptions de ce monument, commandé en 1919 et inauguré en 1921, sont vues comme une provocation, et le préfet exige qu'elles soient d’effacées. Pierre Dufourcet, seul maire communiste des Landes, est démis de ses fonctions fin . Trois semaines plus tard, les inscriptions sont grattées du monument, avec le recours à un déploiement de sécurité important, soixante gendarmes, dont 40 à cheval, afin d'éviter toute rébellion des ouvriers des forges, pacifistes et anti-militaristes. Ces inscriptions seront rétablies par des peintures en lettres rouges la nuit suivante. Quatre-vingt-quatorze ans plus tard, un autre maire de Tarnos, Jean-Marc Lespade, rétablira officiellement les inscriptions pacifistes du monument.
La ville accueille en 1939 de nombreux réfugiés espagnols fuyant le franquisme après la défaite des forces républicaines. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande construit différentes casemates du Mur de l'Atlantique. La Section spéciale des Affaires judiciaires d’origine politique fait arrêter et déporter des dizaines d'habitants. Après la Libération, la ville retrouve son maire déporté à Buchenwald, Joseph Biarrotte.
Après la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre d'un accord avec la Commission centrale de l’enfance auprès de l'Union des juifs pour la résistance et l'entraide (UJRE), Tarnos accueille chaque année jusqu'en 1973 une colonie de vacances d'enfants juifs orphelins de parents morts en déportation ou fusillés,.
Ancien déporté et syndicaliste, André Maye, maire à partir de 1971, va lutter pour réussir le basculement industriel contraint par la fermeture des Forges.
Les édiles de la commune de Tarnos s'inscrivent dans une histoire de plus d'un siècle de refus de soumission à l'autorité de l'État face à des décisions jugées iniques, avec de fréquentes frictions avec les gouvernements en place ou ses représentants locaux.
En 2015, la commune organise une manifestation pour protester contre un "hold-up fiscal" organisé par le gouvernement.
En 2017, le maire de Tarnos, Jean-Marc Lespade affiche sur la mairie de la ville une banderole dénonçant la baisse de dotations de l'état. Le tribunal administratif de Pau ordonne le retrait de la banderole et la mairie s'exécute.
En 2022, le jour même du début de l'Invasion de l'Ukraine par la Russie, la ville de Tarnos prend position pour la paix sur ses réseaux sociaux, avant de déployer, le lendemain, une banderole condamnant la guerre avec les mots de Jacques Prévert "Quelle connerie, la guerre ".
La même année l'État défère le maire de Tarnos, Jean-Marc Lespade, devant le Tribunal administratif de Pau, car celui-ci fait de la résistance face à l'imposition des 35 heures dans toutes les collectivités locales par voie législative. Tarnos, où les employés municipaux bénéficient d'un temps de travail de 35 heures hebdomadaires, soit dix-sept ans avant la Réforme des 35 heures en France, a progressivement baissé le temps de travail des agents de 1.607 heures annuelles à 1.529,5. Le maire de la ville refuse de dégrader les conditions contractuelles des employés municipaux. En , prenant acte de la décision de justice, le conseil municipal validera le passage aux 35 heures.
En 2023, la préfète des Landes Françoise Tahéri saisit le Tribunal administratif de Pau pour ordonner à la mairie le retrait d'une nouvelle banderole, « Tous mobilisés pour nos retraites ! », qui prend parti dans le cadre de la mobilisation populaire contre la Réforme des retraites en France en 2023. L'audience en référé pour cette affaire se tient le , le maire étant accueilli par un comité de soutien lors de son arrivée au tribunal. Le tribunal donnera tort à la préfète qui perd le recours en référé,,.
En 2024, lors de l'inauguration du complexe sportif Vincent Mabillet, le maire Marc Mabillet regrette la baisse de la Dotation globale de fonctionnement de l'État allouée à la commune ainsi que la diminution du financemenet initialement prévu pour l'équipement municipal, ce devant la préfète, Françoise Tahéri, qui opposera que cette dotation « permet d’aider les communes et certaines sont plus pauvres que Tarnos ».
À l'occasion de la reconnaissance de l'état de Palestine par la France, en , la mairie ajoute sur son fronton le drapeau de l'état de Palestine. Suite à cette action, le préfet des Landes Gilles Clavreul, saisit le tribunal administratif, dans une démarche répressive décidée par le Ministère de l'Intérieur dirigé par Bruno Retailleau.
Les élections de 2026 voient s'affronter trois anciens adjoints au maire, dont deux ont depuis cette fonction été dans l'opposition :
La liste de la majorité sortante remporte les élections dès le premier tour et Marc Mabillet est élu maire à l'unanimité avec le soutien de 27 voix, soit le nombre de conseillers élus par la liste Tarnos Ensemble, lors du conseil municipal du . La liste Agir pour Tarnos installe quatre conseillers municipaux et la liste Tarnos pour tous, deux.
Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 12 957 habitants, en évolution de +5,65 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La densité de population de Tarnos est passée de 192,5 à 449,3 habitants par kilomètre carré de 1968 à 2009.
| Année | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2009 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Densité de population | 192,5 | 265,0 | 313,0 | 346,5 | 383,6 | 449,3 |
Avant l’arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle, l’activité économique de Tarnos se concentre autour des produits de la pêche (la baleine…) et de la polyculture issue des métairies (céréales, vigne, vergers, maraîchage). Quelques moulins à eau fonctionnaient sur les ruisseaux rejoignant l’Adour, l’exploitation des pins fournissait résine et térébenthine ainsi que des goudrons à la Marine Royale. Plusieurs tuileries fabriquaient tuiles et brises.
Avec le recul de l'activité agricole et la diversification économique au XXe siècle, de nouvelles activités se sont alors développées sur le territoire communal. En ce début de XXIe siècle, on y trouve de nombreuses activités commerciales et industrielles modernes, notamment :
La commune possède 6 km de littoral Atlantique, dont les plages du Métro et de la Digue (entretenues, surveillées en été). Les baigneurs préfèrent majoritairement la plage du Métro car elle propose de nombreux services (restaurant de plage, écoles de surf, location de vélos, parking, desserte de bus…), ainsi qu'une antenne de l'Office de tourisme du Seignanx. Les promeneurs préfèrent la seconde car la digue — un mur de béton d'un kilomètre de long qui plonge droit dans l'océan — offre un panorama exceptionnel sur les côtes basque et landaise.
Hôtels, villages vacances, campings, chambres d'hôtes permettent d'y séjourner toute l'année.
Les lignes 2, 30, 40, 42 et 48 du réseau de bus Chronoplus, géré par Transdev agglomération de Bayonne, desservent Tarnos en la reliant aux autres communes de l'agglomération : Anglet, Bayonne, Biarritz, Bidart, Boucau et Saint-Pierre-d'Irube. Des lignes complémentaires ouvrent en été, pour rejoindre la plage du Métro. Un trambus inauguré en 2020 permet d'optimiser les déplacements du centre ville vers Bayonne.
La Voie verte du littoral Atlantique aboutit à Tarnos-Plages.
Le Chemin de Compostelle passe par Tarnos-Plages où les pèlerins peuvent faire étape en village de vacances.