27 av. J.-C. – 472
| Statut | Province de l'Empire romain |
|---|---|
| Capitale | Tarraco |

La Tarraconaise (en latin : Tarraconensis, ou plus complètement Hispania Tarraconensis) est une province de l'Empire romain créée sous le règne d'Auguste (27/14 av. J.-C.), résultant de l'extension de la province d'Hispanie citérieure (créée en 197 av. J.-C. après la deuxième guerre punique). Alors que l'Hispanie citérieure s'étendait au départ à l'est de la péninsule Ibérique des Pyrénées à Carthagène, la Tarraconaise couvre le nord de la péninsule jusqu'à l'océan Atlantique. Le chef-lieu reste le même : Tarragone (Tarraco).
Le territoire de cette province correspond à peu près à celui des communautés autonomes d'Espagne suivantes : Aragon, Asturies, Cantabrie, Catalogne, Castille-La Manche, Castille-et-León, Galice, Madrid, La Rioja, Murcie, Navarre, Pays basque et Valence, auxquelles s'ajoute la partie orientale de l'Andalousie.
Au nord-est, se trouve la province de Gaule narbonnaise (créée en 120 av. J.-C.), dont la limite avec l'Hispanie citérieure était déjà fixée aux cols situés à l'est de la chaîne pyrénéenne.
En ce qui concerne la Gaule conquise par César en 52 av. J.-C., la limite avec la province d'Aquitaine (chef-lieu : Bordeaux), aussi créée sous le règne d'Auguste, se situe dans le territoire des Vascons.
Au sud de la Tarraconnaise, se trouvent les provinces hispaniques de Bétique (Cordoue) et de Lusitanie (Mérida).
Ports de Barcelone, Carthagène, etc.[C'est-à-dire ?]
Voies romaines :
La Taraconnaise a le statut de province impériale : son gouverneur est un militaire (légat) nommé par l'empereur. Il réside à Tarragone (Tarraco). La principale unité militaire est la légion VIIa Gemina stationnée à León.
En 74, l'empereur Vespasien octroie le droit latin à toute l'Hispanie, donnant ainsi la citoyenneté latine à tous les hommes libres (en 212, l'empereur Caracalla octroie la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l'Empire).
Selon Strabon, Pline l'Ancien et Ptolémée, le nombre des villes en Tarraconaise est considérable, surtout dans la vallée de l’Ebre. Ces villes sont souvent le chef-lieu d'une cité.
Le statut de colonie romaine signifie que ses citoyens sont citoyens romains et ont donc accès à toutes les charges réservées aux citoyens romains.
L’attachement de cette province à Rome et au titre d’Auguste se manifeste dès le début de l’Empire, avec la fondation en 27 av. J.-C. à Tarragone du premier autel dédié au culte impérial de tout l’Empire romain.
Au Ier siècle et au IIe siècle, cette province est prospère : l’étain est activement exploité dans les Asturies. Elle exporte du blé, du vin et de l’huile d’olive. On pouvait joindre Ostie par mer depuis Tarraco en quatre jours, et depuis Carthagène en sept jours. On retrouve la trace de ce commerce par les débris caractéristiques de l’amphore espagnole au col court et large, qui se diffuse à Rome, en Gaule et jusque dans les provinces de Germanie et de Bretagne.
Au IIIe siècle, les incursions germaniques qui frappent la Gaule épargnent l’Hispanie, sauf en 258, où un raid des Alamans atteint Tarragone.
Au début du IVe siècle sous la tétrarchie, la province est découpée en trois pour améliorer son administration :
Au IVe siècle, La province est le berceau d’origine des empereurs Théodose Ier, originaire de Valladolid, et de Maxime.
Après lui, les rois wisigoths prennent définitivement le contrôle des provinces espagnoles. Ils donneront leur nom à la Tarraconaise qui deviendra la Gothalonia (Catalogne).
On sait que la divinité la plus répandue en Hispanie était Isis, suivie par Cybèle (Magna Mater, la grande mère). Les divinités phéniciennes et carthaginoises Melqart (à la fois déité du soleil et de la mer) et Tanit-Caelestis (une reine-mère possiblement liée à la lune) étaient aussi populaires. Le panthéon romain à vite absorbé les déités locales à travers des identifications (Melkart devint Hercule, par exemple, ayant été pris depuis longtemps par les Grecs pour une variante d'Héraclès). Ba‘al Hammon fut un dieu principal à Carthage et fut aussi important en Hispanie. Les dieux égyptiens Bès et Osiris avaient aussi des fidèles. On note aussi la consonance des dieux égyptien Aker et basque Aker, sans certitude. Les deux divinités sont cependant chtoniennes, et commandent à des phénomènes célestes. Il y aurait eu voyage depuis l’Égypte jusque dans les Pyrénées, à travers Carthage et, donc, les Ibères.[réf. nécessaire]