Terfesse

Terfesse
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
Les expressions « Terfesse » et « Terfez » désignent en français plusieurs taxons distincts.
Description de cette image, également commentée ci-après

Taxons concernés

dans les genres suivants :

Terfesse, terfèze, terfez, terfès, terfass ou terifass, truffe des sables ou encore truffe du désert, sont des appellations commerciales d'espèces comestibles de champignons hypogés apparentés à la truffe.

Elles ne sont pas reconnues en France comme truffes, car cette appellation est réservée à des espèces du genre Tuber.

Habitat

Elles ont été trouvées dans les zones arides et semi-arides du désert du Sahara, en Algérie, du Kalahari, de la Turquie, de la Syrie, de l'Azerbaïdjan, de l'Iran, de l'Irak, du Koweït, du désert du Néguev en Israël, du Sahara, de l'Arabie saoudite, du Qatar, de la Libye, de l'Espagne, de la Grèce, de Chypre et de Hongrie, Croatie et Chine,, au Maroc, en Tunisie[réf. nécessaire].

Noms vernaculaires

Les truffes du désert portent plusieurs noms vernaculaires différents qui participent à la confusions entre les différentes espèces. Certains sont dérivés du latin terfezia, qui désignait cette truffe qui faisait l'objet de commerce à l'époque de la Rome antique.

En Iran, elles sont appelées Donbalan ou Dombal.

Elles sont appelés Domalan dans les régions de l'Anatolie centrale et du Kurdistan, également Keme à la frontière syro-kurde.

Chez les Touaregs elle est appelée tarfest, au pluriel tirfasen.

En Algérie, Maroc et Tunisie, on les appelle terfez[réf. nécessaire], les amazigh[Quoi ?] du désert occidental les appellent terfas ترفاس. Il n’est pas rare de voir les orthographes : terfesse, terfèze, terfez, terfès, terfass ou terifass. Un autre terme relevé est celui de wiisu pour terfezia Leonis et divers champignons.

Au Koweït, en Arabie saoudite et en Oman, elles sont nommées فقع (prononcé faga‘ ou faqa‘).

En Arabie saoudite, il existe deux variétés. Les khalasi sont ovales avec une peau noire et un intérieur ivoire rosé, et les zubaidi ont une couleur crème, mais sont généralement plus chers.

En Syrie, et en Libye terfase ترفاس, elles sont connues sous leur nom arabe classique, kamaa كمأ.

Les Irakiens les appellent kamaa, kima ou chima كمأ, selon les dialectes locaux.

Le mot hébreu est kmehin (kmeha au singulier).

Dans le sud de l'Espagne, elles sont connues sous le nom de turmas ou criadillas et aux îles Canaries, sous le nom de papas crias.

Au Botswana, elles sont appelées mahupu.

Les Nama-Damara les appellent nabas, elles sont également connues sous le nom de « truffes du Kalahari ».

En Hongrie, elles sont connues sous le nom d'homoki szarvasgomba (« truffes de sable ») et sont vendues aux nations anglophones sous le nom de truffes au miel.

Dans les pays océaniques, il y a une certaine confusion concernant la truffe du désert, car l'igname est souvent appelée aussi la truffe commune du désert (common desert truffle).

Qualités gastronomiques

Si elles n'ont pas le même parfum que la truffe gastronomique véritable, elles ont cependant leur place dans les cuisines où elles sont traditionnelles, comme la gastronomie arabe et juive.

Elles contiennent beaucoup d'acide linoléique et présentent donc une valeur nutritionnelle incontestable.

Taxinomie

Liste des espèces trouvées sous ces noms, ainsi que leurs noms commerciaux éventuels :

Voir aussi

Références

  1. 1 2 « T… comme truffe, oui mais les terfez ? », sur truffe-passion.fr (consulté le 5 mars 2010).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 Lahsen Khabar, Larbi Najimk, Marie-Claude Janex-Favre et Agnès Parquey-Leduc, « Contribution à l'étude de la flore mycologique du Maroc les truffes marocaines (Discomycètes) », Bull. Soc. mycol. Fr., 2001, vol. 117, no 3, p. 213-229.
  3. ↑ Terfesse, sur larousse.fr (consulté le 5 mars 2010).
  4. 1 2 3 Lahsen Khabar, Les Terfess et les Truffes du Maroc Biodiversité et Valorisation, (ISBN 978-3-639-54790-0 et 3-639-54790-X, OCLC 971202878, lire en ligne)
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  6. ↑ D. Pasternak et Arnold Schlissel, Combating desertification with plants, Kluwer Academic/Plenum Publishers, (ISBN 0-306-46632-5 et 978-0-306-46632-8, OCLC 47142083, lire en ligne)
  7. ↑ (en) « Terfezia, the sweet Hungarian truffle in Roman Empire »,
  8. ↑ Henry Foley, Mœurs et médecine des Touareg de l'Ahaggar, , 128 p. (ISBN 9782402390552, lire en ligne), p. 42.
  9. ↑ (zh) Giornale della Società Asiatica Italiana, , 278 p. (lire en ligne), p. 60.
  10. ↑ Foureau, 43 d'après L. 524
  11. ↑ (en) Tedder, Margaret M., and Tedder, James L.O., Yams: A Description of their Cultivation on Guadalcanal in the Solomon Islands, Noumea, South Pacific Commission,
  12. ↑ Les noms sont valides d'après indexfungorum.org, vérifié en avril 2011.
  13. ↑ (en) Antonio Rodríguez, « THE HUNGARIAN SWEET TRUFFLE (Mattirolomyces terfezioides) »

Bibliographie

Liens externes